Fin de partie

Fin de partie

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Pour la compréhension de ce billet, il faut d'abord s'en référer à celui-ci :

Lettre ouverte aux commentateurs moralisateurs

Ainsi, encore précédemment, à ce premier billet, où mes commentaires avaient été dé-publiés par les soins de son auteure - commentaires dans lesquels j'exprimais ma désapprobation :

Dans le monde de Théo, calmement (Texte et Vidéo)

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Certes, et j'en suis consciente, je fais « des coups », c'est-à-dire que j'ose dire à certaines personnes ce que je pense, n'allant pas dans de la fausse empathie et de la complaisance.

Mais savoir véritablement aimer serait-il faire dans de la « complaisance » ?

Certes je fais donc en effet des coups, et donc heurtant des sentiments ou des susceptibilités.

Certes, donc, je heurte des sentiments et/ou des amours propres, c'est-à-dire le « narcissisme » sur lequel repose toujours notre fragile amour nécessaire de nous-même.

Et c'est ce que l'on me renvoie, me reproche.

Mais "Vous me demandez qui me force à parler ? Une drôle de chose ; ma conscience.", dit Victor Hugo.

Françoise Dolto, il y a trente ans, au téléphone, m'a ainsi blessée, et je m'en souviens encore, en me disant une vérité de moi, de cette façon abrupte qu'elle avait souvent.

Je n'ai pas oublié cette blessure. Blessure narcissique. Même si ce qu'elle a dit de moi était vrai – j'ai pu, par la suite, en analyse, en prendre conscience.

Mais que penser de personnes qui vous renvoient (vous reprochent) de les avoir blessés, mais qui, en retour, ne se gênent nullement pour eux-mêmes vous traîner dans la boue, en vous insultant de mots absolument immondes, alors que, même en sachant avoir heurté, jamais vous n'avez vous-même été insultante, injuriante ?

Donc, que faut-il penser de tout cela ?

Ce qui est étonnant quand même, ce sont tous ces jugements sur ma personne, de la part de gens n'ayant jamais eu la simple curiosité et donc l'honnêteté de venir visiter mon blog (233 billets en 12 ans, faits d'invitations à de la réflexion, à de la poésie, de la politique aussi, et de la musique, etc. ...)

Ah, qu'il est loin ce temps béni où le véritable partage et la réflexion intelligente était notre quotidien, avec Marielle Billy, Pierre Ferron, et même Antoine Perraud ! (qui pourtant ne m'a jamais ménagée et que je n'ai pas non plus ménagé)...

Oui, temps béni sur Mediapart, où ne régnait pas cette médiocrité, mais surtout cette inconscience.

L'on me dénie donc de répéter avoir fait une psychanalyse de trente années (oui, 30 ans d'analyse lacanienne, et même 40 ans si je compte mes premiers thérapeutes). Et de dénier chez moi que je puisse ouvertement prétendre savoir « entendre » (je pourrais aujourd'hui moi-même être analyste).

Entendre, c'est-à-dire savoir entendre chez autrui ce qu'il n'entend pas forcément de lui-même, ou la partie inconsciente de lui-même, c'est-à-dire aussi, à l'écrit savoir lire, et lire entre les lignes, savoir aisément repérer ou reconnaître qui est cette personne en face de soi, savoir aisément détecter si elle s'entend parler (ou a le retour du son de sa voix et /ou la « représentation d'elle-même »), donc oui, savoir entendre et repérer assez bien les imposteurs, les gens faux, les vrais vivants (très rares), ceux qui mentent ou se défendent... Savoir reconnaître au ton de la voix les émotions – réelles ou non...

Mais tout cela on me le dénie, allant jusqu'à me traiter de « troll »...

Troll ? Vraiment ? Là, franchement c'est risible.

Alors évidemment je souris en lisant Untel me lancer ses « Wouarff ! » et d'oser parler de ma soi-disant «grande souffrance psychique » (sic !) , alors que lui-même, ce très faux esprit, est le centre de toutes les innombrables critiques sur Mediapart.

Quand à ce pauvre d'esprit qui vient - mielleux et sa soi-disant politesse -, continuer à me harceler de sa pauvre jouissance sadique et perverse - n'en parlons pas.

Mais « Ne vous disputez jamais avec un imbécile, il vous fera descendre à son niveau et il gagnera par expérience. » — Albert Einstein.

Et puis, pourquoi parler de mon pseudo, quand on l'accepte chez d'autres de ses amis ? Et, de toute façon, tout le monde, y compris les gens malhonnêtes à qui l'on a écrit des messages privés signés de son nom, connaît mon patronyme.

Donc, que penser de tout cela ? Rien d'autre que ce que m'en dit mon fils : que les réseaux sociaux sont à éviter absolument.

Mais si je finis par me désabonner définitivement de Mediapart, et si je suis effectivement – et cela en dépit de ce que l'on voudrait me dénier, c'est-à-dire d'être aujourd'hui une femme heureuse -, je m'en irai quand même avec un regret, celui d'avoir aujourd'hui 239 contacts, incapables, parce qu'au fond parfaitement indifférents, d'être venus, ne serait-ce que me dire un simple mot d'amitié mais surtout de compréhension de mon point de vue, face à tant de fausseté.

Sauf que cela ne m'étonne pas, puisque je sais depuis toujours à quoi m'en tenir.

J'écoutais hier France Info et son slogan : « France Info et tout est plus clair ! » Et au bout de 5 minutes à entendre toutes ces voix sans aucune émotion véritable, j'ai arrêté d'écouter toute cette folie de ce monde actuel.

Alors, de même, je veux donc aujourd'hui arrêter de lire toutes ces folies.

Quant à mes « citations » que l'on dit « exécrer », comme le dit au contraire très intelligemment et joliment l'excellent analyste Jean-Bertand Pontalis : « C'est souvent dans les mots d'un livre que je trouve une interprétation qui m'est destinée. », et que j'ose donc offrir comme des cadeaux à ceux qui voudraient les méditer, pour mes, et leurs propres réflexions.

Enfin, si je passe pour quelqu'un étant sempiternellement dans des conflits, je répéterai indéfiniment que tous ces conflits m'ont toujours précisément exécrée - n'ayant jamais fait que vouloir me défendre d'insultes, de diffamations, de médisance, et cela simplement parce que j'ose écrire, n'allant parfois pas dans le sens du poil d'autrui.

Il suffit d'ailleurs d'aller lire un certain dernier fil, pour assister à ce pittoyable spectacle, de tous ceux qui s'en donnent actuellement à coeur joie, en venant danser leur danse du ventre autour de mon scalpe...

Oui, à lire toutes ces si aimables personnes, parlant de vous, sans aucun scrupule au-dessus de votre tête et s'en donnant à cœur joie dans la médisance, Molière aura hélas toujours raison : « Face à la médisance, il n'est point de rempart ».

Quant à des allusions que l'on fait concernant ma « spiritualité », je ne dirai rien, n'ajouterai rien, tant il vaut mieux opposer là du silence.

Mais allez, pas de victimisation larmoyante et stérile !

Sauf que – mais cela restera bien évidemment un vœu pieux -, il aurait fallu venir me faire des excuses pour m'avoir, non seulement censurée – interdisant pour la seconde fois à ma parole sa libre expression-, mais m'avoir très faussement insultée de tant de mots désobligeants, alors que si j'ai pu heurter par quelques mots trop abruptes, je n'ai JAMAIS insulté, injurié quiconque, et j'écris sans aucune haine.

Car n'est-ce pas extrêmement curieux de reprocher à quelqu'un d'être soi-disant insultant, mais de soi-même se permettre de proférer ces mots étonnants, tels que : « venin sans humanité », « la boue de mots ronflants et malveillants », « diatribes sans âmes », « petitesse », « bassesse », « espace putride », « excréments textuels », « petits ricanements médiocres », « sentiments de supériorité… »...?

C'est d'ailleurs assez étonnant tous ces mots excessifs et imaginaires, et relatifs aux excréments...

Quand donc l'on parle de « miroir », ne faudrait-il pas avoir quelque peu conscience des propres mots que soi-même l'on emploie, et de ses actes, et de ce que l'on fait à écrire ainsi sur ces réseaux sociaux  ?

Mais toute la différence, c'est que j'ai tout à fait conscience de mes dires et de mes écrits, car je « m'entends parler ». Et si j'ose exprimer une désapprobation (un point de vue auquel j'ai bien réfléchi avant de l'exprimer), n'en aurais-je pas le droit, le droit de simplement le dire ? Et toute la différence, donc, c'est précisément que d'autres n'ont, eux, apparemment aucune conscience de ce qu'ils écrivent.

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Mais comme il faut toujours et absolument terminer par une note d'humour (« sans humour, pas d'amour »), voici donc, j'espère de quoi faire un peu sourire :

« J'ai vu qu'il n'y avait rien à gagner à être modéré, et que c'est une duperie. Il faut faire la guerre et mourir noblement sur un tas de bigots immolés à mes pieds. »

                                  Voltaire

... .... ...

Et fin de partie,

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RAJOUT (aujourd'hui 18 août) :

Je suis, depuis 2008, une abonnée de la 1ère heure et ai infiniment aimé Mediapart, où je dirais que j'y ai fait mes classes, apprenant surtout à lire.

Mais, depuis quelques années, j'ai pris conscience d'être le plus souvent en porte-à-faux avec ce journal et ce club dont je ne partage plus ni les opinions ni l'esprit.

Ainsi ai-je écrit un long billet "Mediapart, qui sommes-nous ?", expliquant mes désaccords.

Alors aujourd'hui où je ne suis pas #MeeToo, pas féministe, où je ne suis pas PMA et GPA, où j'en ai par dessus la tête de tous ces articles et billets sur le RACISME et autres articles où il n'est plus question que des "PHOBES" (islamophobes, homophobes, etc.), où tous les articles ou billets traitant de psychanalyse ne m'apportent rien, où je ne suis pas pour la LUTTE DES CLASSES et les sempiternels dégommages des "BOURGEOIS" et où ce simple mot "PEUPLE", je n'en vois plus aucun sens...

...et où donc, vu tout cela, j'ai fini par être cataloguée et gravement diffamée par quelqu'un ne voyant en moi qu'une "blanche identitaire raciste de la vieille France", allant jusqu'à avoir écrit sur moi ces mots d'une effroyable infamie :

"P..., cacochyme d'urinoir à la sortie des meetings lepénistes où s'agglutinent les dégénérés et autres aristos qui ont déjà goulûment sucé les nazis."

"Les leçons d'une sale pétainiste parlant de "l'anti-France", je ne me torcherais pas avec, j'aurais trop peur d'un Tchernobyl anal."

(et je m'en suis expliquée dans ce billet "Lettre ouverte à Mediapart : les raisons de mon départ ")

... mais où, surtout, je n'ai plus pu rencontrer, parmi mes contacts, pour ainsi dire une seule personne avec laquelle j'aurais pu partager et débattre de mes opinions, convictions, avis politiques, etc., mais n'ai au contraire rencontré qu'un certain nombre d'abonné(e)s qui indéfiniment, et depuis des années, s'en sont pris à ma personne, en allégations mensongères et médisance.

Et voilà donc les raisons pour lesquelles je n'ai plus aucun désir de continuer ici ma route.

D'aucuns vont encore dire ici que je me pose en victime.

Non, pas une victime qui se plaindrait en gémissant, mais effectivement quand même la proie ou le jouet d'un certain nombre de gens en meutes, n'hésitant pas leur mise au pilori de votre personne, de groupes de gens qui se permettent de parler entre eux au-dessus de votre tête, sans l'ombre du moindre scrupule à ne faire que médire sur votre compte, passant leur temps à se congratuler mutuellement entre "belles personnes de bonne compagnie"... - et comme si de rien n'était, comme si l'intéressée n'allait pas lire...

Alors je pense à cette phrase :

"La guerre, c'est exactement ça : le triomphe des salauds. On les voir sortir de partout. On s'étonne même qu'il y en ait autant et qu'on ne les remarque pas plus d'habitude."

                                Jean-Christophe Rufin

...mais surtout assistant à un perpétuel malentendu - n'entendant tout simplement pas les choses de la même oreille.

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Mais « Les dieux sont ceux qui regardent vers l’intérieur, dans l’éclaircie de ce qui vient en présence. » (Heidegger)

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