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Des mots libres

auteure
Palavas les flots - France
  • Journal d'un enfant autiste: Je suis né à 5 ans

    Par | 46 commentaires | 36 recommandés
    - En fait, j’ai des souvenirs d’avant 5 ans, continue-t-il, mais je n’ai pas de mots à mettre dessus. Ce sont des souvenirs sans mots. Je lui demande s’il se souvient de ce qu’il faisait alors? S’ils se souvient de nous. - Je me souviens de sensations, me répond-il...
  • Journal d'un enfant autiste : Théo

    Par | 10 commentaires | 7 recommandés
    Alors que l'autisme de Théo s'installa dans notre famille, la question n'était pas : "qui deviendra-t-il" ? "que va-t-il faire de sa vie " ? ni même de "Comment sera-t-il parmi les autres" ? Mais, et cela de manière urgente : "Qui est-il" ?
  • Le silence qui précède les mots

    Par | 82 commentaires | 70 recommandés
    Pour Théo, incapable de définir les bords de son identité, tant psychologique que physiologique, tout ce qui l’abordait était susceptible de l’envahir, et tout ce qui débordait de lui, le menaçait de disparaître.
  • A la frontière de l'autisme, sans se perdre

    Par | 48 commentaires | 47 recommandés
    Aujourd’hui la peur a changé de visage. Elle est finalement plus sournoise, plus subtile, comme si, elle aussi, s’était enseignée du passé. Je réalise… je sais… que le bonheur de Théo n’est pas lié à la somme de ses progrès. Peut-être même est-ce l’inverse. Plus il apprend, plus il comprend, et plus il souffre.
  • Qu'y a-t-il de plus beau qu'un homme qui se redresse

    Par | 2 commentaires | 12 recommandés
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    Je regarde ces gens dehors, vêtus du jaune de l’espoir insurrectionnel. Je les regarde et ce que je vois, ce n’est pas tant la colère ni la violence que la vie qui exsude d’eux comme jamais. Une vie qui prend son sens dans un combat qu’ils ont fait leur.
  • Je me tiens face au large

    Par | 2 recommandés
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    J’ouvre les yeux à vive allure et fixe la mer, me rattrapant à sa beauté ensorceleuse comme à une rampe solide. Je contrains la peur à faire marche arrière d’un cri de l’âme puissant, claquant devant moi comme un fouet. Je lui ordonne de me laisser en paix encore un moment. Alors le calme revient. Mes mains se détendent, l’étau autour de mon cœur se desserre.
  • Entière, face à la foule

    Par | 15 commentaires | 16 recommandés
     © valérie Gay-Corajoud © valérie Gay-Corajoud
    Depuis que je suis petite fille, je parle avec une partie de moi que nul ne connait. Elle est mon intime, mon amie, ma compagne. Elle et moi, nous nous parlons sans jamais élever la voix, sans jamais douter l’une de l’autre. Aucun sujet ne nous échappe. A demi-mots, nous nous comprenons.
  • Double peine

    Par | 6 commentaires | 20 recommandés
    Les deux frères, Harold et Théo © valérie Gay-Corajoud Les deux frères, Harold et Théo © valérie Gay-Corajoud
    ...et puis, tout à son combat, voilà qu’elle n’a plus le temps, notre famille, de s’occuper de ses proches, de ses amis, de cette partie de la famille qui ne vit pas sous son toit. Tout ce qui constituait le cocon qu’elle s’était construit au fil des années, devient, futile, incongru… encombrant même parfois...
  • Laurent et Robinson, lorsque l'Amour sublime l'Autisme

    Par | 4 recommandés
    Laurent Demoulin et Valérie Gay-Corajoud, Tournai le 17/09/2018 Laurent Demoulin et Valérie Gay-Corajoud, Tournai le 17/09/2018
    Parfois, entre deux lignes d’une poésie enchanteresse, qui sait faire cohabiter admirablement les mots amour et merde dans une même phrase, je me demande comment ce père tient le coup. Comment se fait-il qu’il ne s’effondre pas, tout simplement ? Et puis je lis encore, ces chapitres courts, comme une nécessité pour être en mesure de respirer malgré tout, et je me surprends à l’envier...
  • J’ai un mot en tête qui m’obsède : Répit.

    Par | 10 commentaires | 9 recommandés
    Le souci, lorsqu’on est parent d’un enfant différent, c’est le perpétuel décalage entre la réalité de notre quotidien et le résultat de nos innombrables combats. Le système est à ce point alourdi par son inefficacité, que lorsqu’on a la chance d’obtenir, ne serait-ce qu’un peu de ce qu’on réclame de nos droits fondamentaux, la plupart du temps il est trop tard.