Patrick Cahez
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La flicosphère appelle à ouvrir le feu sur les manifestants

" Ouvrons le feu ! " : une enquête est ouverte après le message d'un collectif appelant à tirer à balles réelles sur les " miliciens d'extrême gauche ". Ce collectif fondé par des policiers placés en disponibilité, selon des sources policières, revendique " 5000 militants et sympathisants ". Leur page Facebook compte près de 16 000 abonnés.

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https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/ouvrons-le-feu-une-enquete-ouverte-apres-le-message-d-un-collectif-pro-police-appelant-a-tirer-a-balles-reelles-sur-des-miliciens-d-extreme-gauche_4212051.amp

Resté en ligne seulement quelques heures, le message continue d'avoir de l'écho. Une enquête a été ouverte lundi 7 décembre pour " provocation à des atteintes à l'intégrité des personnes " après la diffusion d'un texte par un collectif pro-police, " Hors service ", appelant à tirer à balles réelles sur " les miliciens d'extrême gauche " (?), a appris l'AFP auprès du parquet de Paris, mardi 8 décembre. Cela confirme une information du Parisien parue lundi.

La direction de la police nationale avait saisi le parquet de Paris après la diffusion de ce message. Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes, d'après le parquet de Paris.

Un collectif qui revendique " 5 000 militants et sympathisants "

Dans ce message, le collectif avait écrit : 

" Face aux bombes, face aux mortiers, face aux cocktails molotov, face aux marteaux et aux pavés, fini le LBD / Ouvrons le feu ! ".

Diffusé quelques heures le week-end dernier, marqué par des violences en marge de certaines manifestations contre la proposition de loi sur la " sécurité globale " et contre les violences policières, le message a été retiré, avait confirmé la police nationale à l'AFP.

Pour saisir le parquet, la police a utilisé l'article 40 alinéa 2 du code de procédure pénale, qui oblige toute autorité à signaler à la justice un crime ou un délit dont il aurait pris connaissance. S'agissant de la police, il y a aussi l'article 19 du code de procédure pénale.

Contacté par Le Parisien, ce groupe inconnu du grand public prétend rassembler près de " 5 000 militants et sympathisants "

Le collectif aurait été fondé par des policiers placés en disponibilité, selon des sources policières.

Prolonger :

« Ouvrons le feu ! » : l’appel d’un collectif suscite le malaise au sein de la police nationale Par Cyril Simon Le 7 décembre 2020

Une association de policiers en disponibilité appelée Hors Service a exhorté ce week-end à tirer à balles réelles sur les « miliciens d’extrême gauche ». Un message vite retiré, mais le parquet de Paris, averti lundi par la police nationale, a ouvert une enquête. (...) Derrière ce message se trouverait un collectif dénommé Hors Service (HS) et fondé par des policiers en disponibilité. (...) l'administrateur de la page Facebook, qui regroupe près de 16 000 abonnés, serait un policier en détachement, un statut empêchant l'IGPN d'ouvrir en interne une enquête administrative. (...) Patrice Ribeiro du syndicat Synergie Officiers : « Ces gens n'ont aucun écho. Ils ne représentent rien d'autre qu'eux-mêmes, dénonce-t-il, s'appuyant sur les 80 % de participation recensés lors des dernières élections professionnelles. « Des assos de ce type se sont développées à partir de 2015-2016, et elles sont parfois infiltrées par le Rassemblement national ou la France insoumise », assure-t-il.

Sémiologie: la police dans l’épicentre de la violence  10 déc. 2020 Par Ricardo Parreira

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Compte tenu des preuves et des liens de ces mêmes symboles avec les milieux extrémistes et violents, la négligence du gouvernement et de la hiérarchie s’accorde dans une résolution ; celle de l’acceptation de la violence et l’extrémisme chez la police républicaine (du même auteur : Maintien de l’ordre, le délire autoritaire de Macron)

Gérald Darmanin "s'étouffe" quand il entend parler de violences policières

Quand la provocation n'a plus de limite, ça donne Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur. Ce dernier a dit en commission des lois hier à l'Assemblée Nationale "quand j'entends le mot violence policière, moi personnellement je m'étouffe".

" Oublier l'affaire Malik Oussekine " Fauvergue fustige la " bien-pensance "

Le député La République en Marche Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du Raid, a estimé mardi 30 avril sur France 5 qu’il fallait “oublier l’affaire Malik Oussekine.” Un drame qui remonte à l’année 1986, lorsque cet étudiant franco-algérien avait été matraqué à mort par deux “ policiers voltigeurs ”…

Des milliers de policiers s’échangent des messages racistes sur un groupe Facebook

Appel au meurtre, blagues racistes et insultes sexistes Dans un groupe Facebook privé, réservé aux forces de l’ordre et qui compte plus de 8.000 membres, des policiers surtout et quelques gendarmes postent de nombreux montages, messages et commentaires racistes et sexistes. Par Ronan Maël   04 / 06 / 2020

Racisme et apologie des violences policières sur TN Rabiot, le groupe Facebook qui regroupe des milliers de fonctionnaires

Propos racistes contre Assa Traoré, Taha Bouhafs ou des exilés. Moqueries envers Jérôme Rodrigues. Soutien aux policiers qui ont tabassé le producteur Michel. Sur le groupe Facebook TN Rabiot, qui réunit des milliers de policiers, rien n’a changé. Par Ronan Maël  02 / 12 / 2020

Policiers sur WhatsApp : " Une rhétorique de la guerre raciale "

De quelle nature est le racisme dont sont affectés des policiers français ? Un racisme fonctionnel, systémique, un racisme "sans racistes" ? Ou alors s’agit-il, comme semblent le montrer plusieurs révélations médiatiques ces derniers jours, d’un racisme idéologique, entre des policiers qui parlent régulièrement entre eux de "bicots", de "bougnoules", de "youpins" ou de "nègres" ? Pour essayer de comprendre, quatre invités : Jean-Michel Schlosser, sociologue et ancien policier ; Christophe-Cécil Garnier, journaliste à StreetPress et auteur d’un des scoops paru la semaine dernière sur le racisme dans un groupe Facebook de policiers ; Camille Polloni, journaliste en charge des sujets minorités et discriminations à Mediapart et autrice d’un autre scoop sorti au même moment avec Arte Radio, sur un groupe WhatsApp de policiers ; et Sébastian Roché, politologue et spécialiste de la délinquance et de la sécurité.

Dépôt du tribunal de Paris: l’IGPN avait couvert la hiérarchie policière

Des policiers racistes se sont livrés à des actes de maltraitance pendant plus de deux ans dans les geôles du tribunal de grande instance de Paris, ainsi que l’a révélé StreetPress, sans que leurs supérieurs, pourtant alertés, n’y mettent fin. Mediapart a pu avoir accès à l’enquête administrative… Article - Pascale Pascariello - 20 août 2020

Sept ans de rapports IGPN analysés: «Une absence de sincérité dans la recherche de la transparence»   Entretien - David Dufresne - 12 juin 2020

IGPN: plongée dans la fabrique de l’impunité

Pendant six mois, nous avons épluché des milliers de pages et analysé un par un 65 dossiers de l’IGPN. L’analyse met au jour des techniques récurrentes permettant à la police des polices de blanchir les forces de l’ordre.   Article - David Dufresne et Pascale Pascariello - 12 juin 2020

Didier Lallement à nouveau sur la sellette

Après l’opération désastreuse de la place de la République, des élus de gauche réclament le départ du préfet de police de Paris. L’idée gagne même la majorité. Les critiques sur sa gestion du maintien de l’ordre s’accumulent. 24 nov. 2020 Par Camille Polloni

Couvre-feu: le préfet Lallement mobilise la compagnie de police dont il avait annoncé la dissolution

Visée par plusieurs enquêtes judiciaires, la compagnie de sécurisation et d’intervention de Seine-Saint-Denis devait être dissoute par le préfet de police de Paris. Plus de trois mois plus tard, il la réquisitionne pour le couvre-feu.  26 oct. 2020 Par Pascale Pascariello et Camille Polloni

Cinq policiers de Rouen, membres d’un groupe WhatsApp raciste, ont été révoqués

Le ministre de l’intérieur a suivi l’avis du conseil de discipline qui avait demandé à l’unanimité leur départ. Deux d’entre eux contestent la sanction. L’enquête pénale, ouverte sur dénonciation d’un de leurs collègues, se poursuit. 3 oct. 2020 Par Camille Polloni

L’Ile-Saint-Denis: des policiers pris en flagrant délit de racisme, un commissaire sur les lieux  Par Camille Polloni

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Sur Facebook, un policier étale son racisme et appelle au fichage illégal

Le site Copwatch Nord-Paris-Ile de France, tenu par des militants anarchistes ayant pour ambition de « surveiller la police », a épinglé mardi un gardien de la paix du Val-d’Oise pour des propos tenus sur Facebook. Le fonctionnaire de police a répondu sur Rue89. - La rédaction de Mediapart - 14 nov. 2013

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