Peugeot et Renault abusent les consommateurs, le coupable est Macron

Le journal place en tête de Une comment Renault et Peugeot entubent leurs clients. Rien de plus banal. Les consommateurs sont les cibles du marché. 60 millions de consommateurs ou Que Choisir dénoncent ces abus. La question centrale est de savoir ce qu'il reste du droit de la consommation et de sa protection du consommateur en France et dans l'UE en 2018.

Le droit de la consommation connaît le même destin que le droit du travail, pour les mêmes raisons et pour la satisfaction des mêmes. Cette évolution n'a qu'un seul responsable, la majorité et son président au pouvoir (Hollande dément qu'il soit le président de tous les Français et les actions de Macron font plus penser à une liquidation judiciaire et une vente aux enchères qu'à de la politique).

L'article rapporte l'évidence du commerce et de l'industrie : augmenter les profits. L'Etat est actionnaire de Peugeot et de Renault, qui sont banquiers et qui installent leur siège social à l'étranger pour faire de la fraude fiscale (L'optimisation fiscale est un abus de droit frauduleux, ce qu'ont manqué de répliquer MM. Bourdin &Plénel au mensonge de l'interlocuteur qui les a invités à participer à son plan com').

L'article montre que les dirigeants français s'entendent pour entuber les Français. Il ne leur est pas possible de s'abriter derrière l'Union européenne ou de la mondialisation pour se justifier d'un comportement qu'ils développent tout seul.

La politique française est "sadienne".

Les clients de Renault et PSA "se font rouler à la française". C'est comme l' (in)action politique érotomane qui vise à "baiser" systématiquement le plus grand nombre (réforme du code du travail, augmentation de la CSG et du CRDS, etc.). La vie du petit marquis montre que le libertinage se fait aux dépends des plus modestes.

L'article intéresse la catégorie modeste et captive d'automobilistes - comme les contribuables ; pas à celle des propriétaires des automobiles de luxe - dont le coût passe en charges d'une entreprise - et qui bénéficient de la réforme de l'ISF (que l'Etat rendait très peu efficace et le dernier rapport de l'OXFAM en révèle les conséquences).

Renault et PSA financent la "compétitivité" de leurs marques nationales pour l'exportation sur le dos de leurs clients français - plus les marges sur les prix intérieurs sont élevées plus celles à l'exportation peuvent être réduites afin de conquérir des parts importantes - tout en préservant l'augmentation des profits ... pour les actionnaires (dont l'Etat, c'est-dire le gouvernement).

Cela n'est pas spécifique à l'automobile et le consommateur ou le contribuable paient le coût des rétrocommissions que les industriels versent à l'étranger.

PSA et Renault font le boulot que l'Etat les laisse faire. Les réformes sont un symptôme et une conséquence d'un Etat qui ne fait pas son boulot de régulateur du marché, comme toutes les majorités qui se sont succédé et qui honorent "unanimement" la mémoire d'un de leurs modèles : Serge Dassault.

La mystification de la communication politique atteint un niveau inégalé de vacuité et de mensonge

 "En même temps" est un élément de langage qui efface l'incohérence contradictoire d'un discours d'injonctions paradoxales comme le rapporte l'article du Canard du 30/5 p. 2 "La vraie fausse austérité" à propos du dernier rapport de la Cour des comptes qui contredit le pouvoir (les gouvernements Hollande et Macron ont dépensé 10,6 milliards de plus en 2017 qu'en 2016, la rémunération des agents publics - mais lesquels ? - ont augmenté de 3,9% en 2017, etc.).

L'action politique internationale est du même acabit.

Trump se moque de M. Macron à propos de l'Iran et fusille le RGPD avec le Cloud Act,  surlequel le président - qui cautionne les grands bénéficiaires US de cette nouvelle violation du principe de souveraineté des Etats (ce qui est l'effet de l'extension extraterritoriale du pouvoir US, qu'il s'agisse des échanges en dollars ou de l'accès aux bases de données) - ne proteste pas. Logique selon le dernier éditorial de Serge Halimi dans le Monde diplomatique : "Paillassons de Washington".

L'abdication politique que révèle l'article sur Renault et PSA est la même qui s'observe dans la régulation financière, la régression sociale, le glyphosate, la malbouffe, le saccage de l'environnement, le gaspillage des ressources naturelles, la violence institutionnelle et le reflux des libertés publiques, la banalisation du mépris pour la dignité humaine, ...

L'ineptie du pouvoir doit être contextualisée et mise en perspective

 

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Révolution allemande, une trahison meurtrière

De retour à Berlin en 1954, Haffner devint un journaliste et un historien reconnu. En 1969, il publiait Allemagne, 1918 : une révolution trahie, qui paraît aujourd’hui en France (2). Il entendait y dénoncer un certain nombre de mensonges. Selon lui, la révolution de 1918, désignée à tort comme « spartakiste » — c’est-à-dire issue de la ligue fondée par Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, qui devint en 1918 le Parti communiste d’Allemagne —, n’était pas d’essence communiste, mais principalement sociale-démocrate. Or elle fut écrasée par les dirigeants sociaux-démocrates eux-mêmes, avec à leur tête Friedrich Ebert, futur premier président de la république de Weimar, pour qui il n’a pas de mots assez durs. « Même si la social-démocratie ne désirait plus l’enfant qu’elle avait “si longtemps attendu”, c’était son enfant. Elle était sa mère et elle l’a tué. Cela s’appelle un infanticide. » L’accusation est rude et le livre suscita un tollé. Lors d’une réédition, dix ans plus tard, Haffner s’excusa de son « attitude narrative trop passionnée », mais sans revenir sur l’essentiel.

Le ministre Gustav Noske fera appel aux corps francs, ces milices formées par d’anciens officiers démobilisés, marquées politiquement à droite, pour écraser des masses qui, affirme Haffner, ne souhaitaient que l’application du programme traditionnel de la social-démocratie.

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