Crédit Agricole : une longue histoire vraie (5)

Le dossier est celui de la corruption et de la confiscation du système bancaire. La captation des grandes coopératives et mutuelles est, depuis l'origine, le sujet de mon enquête.

Lorsque Daniel Epron (actuel Président de la caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de Normandie et – désormais – administrateur de la Caisse Nationale) déclare au tribunal : « Patrick Le Cellier possède des parts sociales sans pour autant être devenu sociétaire », le mensonge est délirant.

Lorsque Daniel Epron fait fabriquer par son cabinet noir (à l'intention de la Cour d'Appel de Paris), des documents mystérieux « prouvant » que les journalistes ne peuvent pas être sociétaires des banques coopératives, la démarche est... discutable.

Désarçonné en Assemblée Générale de la caisse – car incapable de justifier les  manipulations – Daniel Epron ne cesse d'en rajouter. La facture est ahurissante.

Au préjudice initial (remboursement instantané de la totalité de l'encours et frais de justice démesurés), se sont ajoutés (et encore et encore) des épisodes multiples caractérisant la volonté de nuire. Et ça continue en 2014.

Sofinco, Cofidis : depuis vingt ans, notre financement professionnel est assuré par les filiales des banques coopératives vers lesquelles nous avons été redirigés. Du revolving à 20 %. Un gouffre. Un piège délibéré, vicieux.

Le réseau a été activé : manipulation généralisée de la MSA, de la SAFER, (etc.), pour un préjudice maximum. Une agression permanente.

Connivence globale des complices du système bancaire.

  • En prévision des problèmes à attendre de l'enquête sur le Crédit Agricole, j'avais ouvert (en octobre 2000) un compte au Crédit Lyonnais. Excellent partenariat jusqu'au jour où l'agricole a racheté (filialisé) le lyonnais : nuisances et turpitudes.
  • Dans la même logique, mon épouse a ouvert un compte au Crédit Mutuel en novembre 1994. Depuis, aucun financement car aucune part sociale. En contradiction totale et surréaliste avec les conditions bancaires de la coopérative (acquisition de parts sociales à l'ouverture du compte). Panique des « dirigeants » à l'idée que nous puissions participer aux assemblées générales et y soulever les vraies questions.
  • Lorsque les Caisses d'Epargne se sont transformées en banques coopératives (pour l'enrichissement de leurs dirigeants), nous avons immédiatement fait l'acquisition de parts sociales. Depuis ? Rien. Les comptes coûtent une fortune, chaque mois, mais pas un centime de financement. Malveillance et peur des questions en assemblée générale sur la gestion dévoyée.
  • Massacre familial : Trois enfants ? Trois comptes Mozaïc. Pour préparer l'avenir. Sauf que... Promesses de financement (mobylettes ou études) mais, pour les prêts, il faut être sociétaire : ayant grandi, les enfants sont invités à l'agence du Crédit Agricole par lettre circulaire. Reçus comme clients, ils sont ressortis en exclus : « vous êtes les seuls enfants de France à ne pouvoir acquérir de parts sociales pour devenir sociétaires. Vous pourriez vous aussi poser des questions ».

Tous les moyens sont bons pour imposer l'omerta. Et d'abord la corruption. Dont celle des auxiliaires de justice. Ainsi Maître Chatelain certifiant que Patrick Le Cellier est inconnu dans le canton de Gacé.
Et José Cohen, l'avocat qui trahit plus vite que son ombre, se mettant au service de la partie adverse.

Parmi d'autres.

Patrick Le Cellier aurait détenu (depuis novembre 1971) des parts sociales sans être sociétaire ? Des parts volées ?

Implicitement – pour imposer l'omerta sur le vol d'une banque – Daniel Epron accuse le sociétaire d'avoir volé des parts sociales.

Une farce sinistre.

De celles proposées au Moyen-Âge sur les places publiques pour esbaudir le populaire. Plus que Maître Patelin, Maître Daniel est un farceur de tout premier ordre.

Redoutable. Capable de dire : parts sociales ? Rien à voir avec le sociétariat. Vous vous prétendez sociétaire ? Taxé à un million. Vous êtes finalement sociétaire ? Taxé à un million de plus. Vous exigez un fonctionnement honnête ? Encore un million. Le respect de la loi et des principes ? Encore un. Ça plombe. Vous votez en assemblées générales ? C'est pour le principe. On va vous taxer un max. Vous êtes candidat ? Les sociétaires votent pour vous ? On va corriger ça. Ça vaut condamnation à mort. Les Assemblées Générales ? C'est bidon, les participants sont convoqués « pour le principe ».

La Bourse ? La fille aînée des coopératives...

La question du sociétariat ? Pas pertinente dans le fonctionnement des coopératives, des contrats signés avec les coopératives.

Mais pourquoi tout ça, Maître Daniel ? Au nom de quoi ? Quelle est la vraie réponse ?
« J'ai le privilège de la force. Le Crédit Agricole c'est moi. La finance c'est moi ».

Apothéose devant le TGI d'Argentan « J'ai menti à toutes les juridictions : Patrick Le Cellier est bel et bien sociétaire... Je vous demande donc de valider son expropriation. Sa présence n'est pas compatible avec les réalités de notre gestion, les questions ne doivent pas être posées ».

Les questions ne doivent pas être posées.
Les questions ne doivent pas être posées.
Les questions ne doivent pas être posées.
Les questions ne doivent pas être posées.
Les questions ne doivent pas être posées.
Les questions ne doivent pas être posées.

Les questions doivent être posées.
J'accuse d'obstruction à la vraie vie des coopératives.

Une drôle d'histoire. Un peu trop longue. Tout est vrai.

 

Voir sur ce sujet :

Une longue histoire vraie

Une longue histoire vraie (2)

Une longue histoire vraie (3)

Une longue histoire vraie (4)

Crédit Agricole : des caisses verrouillées de l'intérieur

Crédit Agricole : guerre des chefs et crise d'identité

Le livre de Jean-Loup Izambert et Hugo Nhart, Les Démons du Crédit Agricole. Editions L'Argania - 2ème trimestre 2005 - (chapitre 2 : détournement de pouvoir) contient une partie de l'histoire.

 

Ajout du 14/07/2014 : suite et fin

Crédit Agricole : morale d'une trop longue histoire hélas vraie

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