Assassins en costume - cravate

De très nombreux riches sont des "bons pères de famille" qui ne planteraient jamais un couteau dans le ventre d'un homme mais n'hésitent pas à en empoisonner et tuer des milliers pour s'enrichir. (Réactualisé le 16/9/2019.)

Jack London « Le Talon de fer » :

«  (J'ai connu) ce directeur de journal qui publiait des annonces de remèdes brevetés (et) me traita de sale démagogue parce que je le mettais au défit de publier un article disant la vérité au sujet de ces droguesLes remèdes brevetés étaient des escroqueries patentées, mais le peuple s’y laissait prendre comme aux charmes et aux indulgences du moyen-âge. La seule différence est que les remèdes brevetés étaient plus nuisibles et coûtaient plus cher. »

« J’ai connu des gens que la brutalité des assauts de boxe mettait hors d’eux-mêmes, mais qui se faisaient complices des fraudes alimentaires par lesquelles périssent chaque année plus d’innocents que n’en a massacré Hérode aux mains rouges. J’ai vu des piliers d’église qui souscrivaient de grosses sommes aux missions étrangères, mais qui faisaient travailler des jeunes filles dix heures par jour dans leurs ateliers pour des salaires de famine et par le fait, encourageaient directement la prostitution… (...)  »

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John Le Carré : « La constance du jardinier »

« Certaines compagnies pharmaceutiques sont des marchands d'armes en blouse blanche . »

Après avoir affirmé que son roman ne décrit aucune société pharmaceutique, aucun responsable ni aucun médicament existants, car nous vivons en ces « temps maudits où les avocats dirigent le monde », John le Carré ajoute : «  je me suis rendu compte que, au regard de la réalité, mon histoire est aussi anodine qu'une carte postale de vacances. »

« La constance du jardinier » est un haletant roman policier, décrivant avec férocité le monde politique britannique et sa collusion avec l'industrie pharmaceutique qui, au nom du profit, n'hésite pas à rouler sur des cadavres.

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Guy de Maupassant, « Finance immorale » :

« Des directeurs de vastes entreprises financières font chaque jour, à la connaissance de la France entière, des opérations que tout leur interdit, depuis les règlements de leurs société jusqu’à la vulgaire bonne foi ; ils ne s’en considèrent pas moins comme parfaitement honorables. »

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Pour avoir une illustration haute en couleur de ce qui précède, vous pouvez voir le film d'Adam McKay « Vice ».

Plus de 600000 morts pour enrichir quelques dizaines d'Américains.

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Le cynisme des militaires ne connaît pas de limites non plus.

Le bombardement de Hiroshima et de Nagasaki a été un « test grandeur nature » :

En 1995, dans ses « Mémoires », l’amiral Leahy, chef d’état-major particulier des présidents Roosevelt puis Truman, a affirmé : « Les Japonais étaient déjà vaincus et prêts à se rendre. (…) L’utilisation à Hiroshima et à Nagasaki de cette arme barbare ne nous a pas aidés à remporter la guerre. ».

Le général Eisenhower l'a confirmé dans ses « Mémoires ».

Voir aussi l'article de Jean-Pierre Dupuy, http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/08/03/penser-l-impensable-destruction-nucleaire_4709397_3232.html [archive]

Le Japon a capitulé à cause de l'entrée en guerre de l'Union soviétique : voir une analyse très complète de Ward Hayes Wilson http://www.slate.fr/story/73421/bombe-atomique-staline-japon-capituler

Avant l'attaque de Hiroshima et de Nagasaki, le « général américain Thomas Farrell, sidéré par l’explosion du 16 juillet, au Nouveau-Mexique, évoqua ''un coup de tonnerre (…) qui nous révéla que nous étions de petits êtres blasphémateurs qui avaient osé toucher aux forces jusqu’alors réservées au Tout-Puissant''. 

Ce que Kenneth Bainbridge, directeur du test, avait commenté de façon nettement moins littéraire : ''A partir de maintenant, nous sommes tous des fils de pute''. » http://www.lemonde.fr/international/article/2015/08/05/6-aout-1945-8-h-15-mon-dieu-qu-avons-nous-fait_4712214_3210.html

Le commandant américain qui a ordonné le bombardement de Hiroshima et de Nagasaki, Curtis LeMay, a admis publiquement que si les États-Unis avaient perdu la guerre, il aurait été condamné comme criminel de guerre. Le 15 août, le Japon accepte la capitulation sans conditions [1],

Par la suite, depuis que les archives secrètes s'ouvrent, on apprend que lors des essais dans l'atmosphère tous les pays ont exposé volontairement des milliers de militaires et de civils aux radiations pour observer leur impact sur la santé et la mortalité ainsi que pour étudier la capacité de soldats de continuer à se battre dans un environnement hautement radioactif !

Science & Vie n° 917, février 1994 : « Le scandale des cobayes humains ».

Voir aussi http://atomicsarchives.chez.com/cobaye_humains.html

Der Spiegel, 1/1/90: cité par https://www.dissident-media.org/infonucleaire/victimes_kaza.html

https://maxim-nm.livejournal.com/529432.html

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Pour voir les autres articles de ce site sur le nucléaire, le féminisme, l'environnement, les migrations des populations, l'Europe, la gouvernance :  https://blogs.mediapart.fr/peter-bu/blog/191118/sommaire-de-ce-site

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