Pourquoi nous avons besoin du féminisme en France au XXIe siècle

Bienvenue en 2013 dans l’autoproclamé « pays des droits de l’homme » – expression venue d’une Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui ne concernait que les mâles, seuls êtres humains et citoyens reconnus officiellement comme tels en 1789.

Bienvenue en 2013 dans l’autoproclamé « pays des droits de l’homme » – expression venue d’une Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui ne concernait que les mâles, seuls êtres humains et citoyens reconnus officiellement comme tels en 1789.

Sous la pression des mouvements féministes, de nombreuses lois ont été votées qui garantissent aujourd’hui en droit la reconnaissance des droits des femmes au titre d’êtres aussi humains que les hommes en France.

En droit, puisque dans la réalité, le sexisme n’a pas disparu. Il prend des formes plus subtiles, mais d’autant plus efficaces qu’elles ne sont pas perçues pour ce qu’elles sont : de nouvelles manières de maintenir les rôles et la hiérarchie du masculin et du féminin.

Les représentations de ce que sont les hommes et les femmes (ou de ce qu’ils devraient être) et les comportements qui en découlent, assurent, en partie sans qu'on en ait conscience, un maintien des différences sociales entre hommes et femmes.

Beaucoup de ces différences sont encore attribuées aux spécificités biologiques de chaque sexe, en toute méconnaissance de la « nature » profondément culturelle du masculin et du féminin, et des rapports de domination que cette attribution légitime.

Voilà des observations (non exhaustives et non spécifiques) faites aujourd’hui en France sur ce sujet.

Les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, mais leur orientation – celle qu’on leur propose comme celle à laquelle elles se limitent, anticipant leur futur métier selon des représentations stéréotypées – réduit le panel de domaines dans lequel elles exercent leur profession. Quand elles optent pour une filière traditionnellement masculine, leur parcours est semé d’embûches [1].

La rémunération annuelle brute moyenne des femmes est inférieure de 24 % à celle des hommes. À niveau de formation, qualification, temps de travail et fonction identiques, les femmes touchent un salaire de 9 % moins élevé. L’écart ne diminue plus depuis les années 1990[2].

Parmi les insultes les plus répandues dans la cour de l’école, il y a « sale pédé » et « sale pute », deux injures qui prennent racine dans la misogynie et le poids des normes associées au masculin et au féminin.

Dans les albums pour enfants les personnages principaux sont majoritairement masculins, les personnages féminins tiennent les seconds rôles. Les femmes sont davantage représentées dans leur fonction de mère que les hommes, dont les rôles et les fonctions professionnelles sont beaucoup plus variés. Aux individus de sexe féminin, l’intérieur, et à ceux de sexe masculin, l’extérieur et l'activité. Des modèles dont les effets se font sentir sur l’estime de soi et la projection des enfants dans leur vie d’adulte[3].

Les médias donnent davantage de place aux hommes, en termes de personnes représentées et de temps de parole (deux tiers), valorisés pour leur expertise (80 % d’hommes pour 20 % de femmes[4]), leur vision globale du monde, leur action, leur créativité. Les femmes apparaissent davantage en tant que témoins, ou victimes, souvent liées à la sphère du foyer. Les hommes sont sept fois plus souvent présentés par leur prénom, nom et fonction que les femmes[5].

L’école transmet à son insu une représentation dévalorisée des filles et donne plus de place aux garçons. Elle renvoie les unes et les autres à des stéréotypes réducteurs et nocifs, et fabrique des différences entre eux[6].

La société fait littéralement payer aux femmes, à l’embauche et par un salaire moindre[7] ou des contrats précaires, le fait de pouvoir avoir des enfants, puis le fait d’en avoir, par des licenciements[8] (interdits par la loi), des temps partiels imposés[9], une retraite moindre (66 % de celle des hommes tous régimes confondus en 2008[10]), etc.

Les films au sommet du box-office, en majorité réalisés par des hommes, mettent en scène des hommes mûrs, valorisés pour leur expérience, et des femmes jeunes et répondant aux critères de beauté en vigueur, valorisées pour leur beauté et leur jeunesse. La figure féminine adulte est dénigrée, la figure féminine à l’identité complexe, absente de ces films quand ils sont réalisés par des hommes[11].

Le phénomène de la plasticité cérébrale a été identifié et décrit : le cerveau se transforme en fonction de nos expériences, de l’entraînement auquel on le soumet[12] (90 % des connexions neuronales sont créées après la naissance). On sait que rien ne distingue anatomiquement un cerveau de fille d’un cerveau de garçon, que le fonctionnement d’un cerveau varie plus d’un individu à l’autre que d’un sexe à l’autre[13]. Les différences que l’on peut observer entre garçons et filles ou hommes et femmes sont donc réversibles. Elles sont le produit de stéréotypes au cœur de l’éducation différenciée[14]. Pourtant, les médias relaient sans distance une étude récente[15] qui écarte ces connaissances, et laisse entendre que les différences observées entre hommes et femmes sont le résultat de différences biologiques[16].

La multiplication d’images de corps particulièrement maigres et retouchés, considérés comme les canons de beauté féminins contemporains, inatteignables[17], est un facteur supplémentaire de troubles du comportement alimentaire (boulimie et anorexie), qui touchent neuf filles pour un garçon. Ils se déclenchent la plupart du temps à l’adolescence[18].

À la radio, un expert, c’est un homme dans 3 cas sur 4. Il parle en moyenne 25 minutes. Si c’est une experte, elle parle en moyenne 1 minute 35[19].

L’accès à l’interruption volontaire de grossesse n’est pas systématiquement garanti dans les faits[20].

Le parcours professionnel des femmes se heurte au plafond de verre, c’est-à-dire aux obstacles rencontrés pour avancer dans la hiérarchie. Il est le résultat de stéréotypes intériorisés tant par les hommes que par les femmes, et d’une tendance des hommes, majoritaires aux postes de direction, à recruter leurs semblables[21].

Les femmes, en particulier entre 20 et 24 ans, sont régulièrement confrontées dans l’espace public à des commentaires sur leur physique, leur tenue, à des agressions verbales et physiques, souvent à caractère sexuel, de la part d’hommes[22].

Les catalogues de jouets séparent les aspirateurs, poupées, costumes de princesse, dînettes roses, et jouets de construction, costumes d’astronaute et camions bleus. Fille, au service des autres, tu seras assignée aux tâches ménagères et d’éducation des enfants en bas âge. Rêveuse, tu chercheras à plaire pour exister. Garçon, tu seras acteur de ce monde, que tu créeras grâce à ton esprit curieux et aventurier et à tes capacités intellectuelles[23].

Une blague sexiste n’est souvent pas revendiquée (parfois même pas perçue) comme une blague sexiste (qui renforce les stéréotypes sexistes) mais comme une blague antisexiste (qui dénoncerait le sexisme), son exact contraire. En dernier recours, l’argument du second degré est brandi pour éviter toute réflexion sur les mécanismes en jeu[24]. La blague antisexiste est une originalité extrêmement rare. On doute même qu’elle existe (ou qu’elle soit drôle).

Il est très fréquent qu’un propos féministe (ou la volonté d’observer un phénomène sexiste[25]) génère au mieux une réaction de relativisation, de déni, d’invalidation, de rejet, au pire des propos ouvertement et explicitement sexistes, voire haineux, et des appels au viol, notamment sur Internet[26]. Ainsi les participants et animateur d'une émission d’Arrêt sur images ont-ils (c'étaient tous des hommes) trouvé tout à fait incongru que la loi sur l’égalité prévoie la dénonciation des propos sexistes sur Internet, au même titre que celle des  propos racistes et antisémites (celle-là paraissait évidente aux invités), titrant, rigolards, « Faudra-t-il dénoncer les blagues de blondes sur Internet ?[27] ».

98 % des personnes mises en cause pour des violences sexuelles et des viols sont des hommes[28].On estime que seules 10 % des victimes de viol portent plainte, du fait de la stigmatisation qui pèse sur elles, mais aussi parce que les violeurs sont en majorité des membres de la famille ou des proches, qu’une grande partie des victimes sont des enfants, et qu’il existe une prescription. Il y aurait 100 000 viols par an en France[29]

Les manuels scolaires, les livres d’histoire et d’histoire des idées représentent une société d’hommes (blancs de surcroît), dans laquelle les femmes qui ont marqué l’histoire du pays, de la science, de la culture, des idées, sont pour ainsi dire invisibles[30].

Une fille qui joue au foot et un garçon qui danse ont dû résister aux normes en vigueur. La première sera traitée de « garçon manqué ». Le second doit particulièrement se battre dans une société où le féminin sert de repoussoir pour définir le masculin.

Les seules élections auxquelles les partis présentent des femmes en conformité avec le pourcentage de la population qu’elles représentent sont celles pour lesquelles s’appliquent des lois pour la parité[31].

Historiquement, le droit n’a pas reconnu l’homosexualité féminine comme une sexualité à part entière[32]. Notre société hétéronormative y peine aussi et c’est toujours un objet de fantasme pour certains hommes hétérosexuels qui ne s’en sentent pas exclus.

Les médias portent sur les femmes politiques un regard stéréotypé, commentant davantage leurs tenues, leurs physiques, leurs histoires sentimentales que leurs actions et leurs idées[33]. Ils les présentent comme irrationnelles, jalouses, superficielles, bref, illégitimes.

Des femmes défendent le fait de ne pas mettre une fonction ou un métier au féminin parce que c’est moins prestigieux ou parce que c’est une fonction (ce qui ne les gêne pas pour des fonctions moins prestigieuses). « Madame la Ministre » sonne laid à leur oreille.

Les politiques publiques en place pour la garde des enfants de moins de trois ans sont insuffisantes[34] et ne permettent pas aux femmes de travailler dans les mêmes conditions que les hommes, d’autant que la charge des enfants repose en grande partie sur elles, dans les représentations comme dans la réalité.

La localisation des tables à langer dans certaines toilettes publiques semble indiquer que certains ignorent qu’en 2013 des pères changent eux-mêmes les couches de leurs bébés[35].

Les rapports sexuels engagés dans le cadre d’une activité de prostitution sont considérés comme libres et consentis (alors qu’ils ne sont pas désirés) à partir du moment où la personne prostituée exerce hors d’un réseau, à son compte, et qu’elle en reçoit de l’argent. Des termes trompeurs [36] qui occultent le fait que pour la très grande majorité des personnes prostituées, cette activité est contrainte par des nécessités économiques ou résulte de violences sexuelles dont elles ont été victimes dans leur enfance et pour lesquelles elles n’ont pas bénéficié de traitement adapté[37].

Les femmes ont accédé au droit à porter des pantalons, mais la jupe ou la robe est toujours considérée comme un vêtement impensable à porter par un homme, dégradant pour sa masculinité (et pourtant porté par des hommes en Asie et en Afrique, comme il l’était dans l’armée romaine ou dans l’Antiquité grecque). Si l’adoption d’attributs masculins peut être valorisée chez les femmes, l’inverse est beaucoup moins vrai, parce que la différenciation vestimentaire va de pair avec la volonté de créer une hiérarchie[38].

La majorité des personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des femmes et des enfants[39].

La société reflète la prééminence d’une violence associée au masculin, violence qui se perpétue d’autant plus que les victimes ne sont pas prises en charge. Une femme décède tous les trois jours sous les coups de son partenaire ou ex-partenaire de vie[40].

Chaque année, 10 000 personnes se suicident, pour  une large majorité des hommes (75 %[41]), de cette catégorie qu’on a enjointe à ne pas pleurer et qu’on n’a pas incitée à exprimer ses émotions – un comportement davantage encouragé chez les filles.

Les propos homophobes sont toujours d’actualité – ils l’ont été notamment lors des débats sur l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe – et génèrent une hausse des violences verbales et physiques contre les personnes homosexuelles. Ces attitudes hostiles à qui sort de l’hétéronormativité, et des normes de la masculinité, notamment, font augmenter le risque de suicide dans cette population. La prévalence des tentatives de suicide est cinq fois plus élevée chez les personnes homosexuelles[42].

Une intellectuelle se revendiquant d’une pensée féministe s’oppose à la pénalisation des clients sous prétexte qu’il s’agirait d’une « déclaration de haine à la sexualité masculine[43] ». Une sexualité caractérisée par son caratère irrépressible, qui légitimerait un droit à trouver satisfaction à travers le corps d’autrui en dépit des dégâts qui en résultent[44] ?

Les pouvoirs politique[45], économique[46], religieux, les postes de direction dans les institutions de la culture[47], des arts[48], du sport[49] et des sciences, sont en très grande majorité entre les mains d’hommes.

On entend toujours des moqueries liées à la dévalorisation de ce qui est considéré comme féminin (« se battre comme une fille », « pleurer comme une fille », « courir comme une fille »), et des normes visant à distinguer un comportement soi-disant « masculin » (« les garçons ne pleurent pas », « sois un homme »), par opposition au féminin.

Les femmes actives (80 % des femmes de 25 à 49 ans) font pour la plupart une double journée, les tâches ménagères, du soin et de l’éducation des enfants étant encore très inégalement réparties (80 % sont prises en charge par les femmes, deux tiers si on ne considère que les femmes actives). Au rythme où ça avance depuis 20 ans, il faudrait attendre encore… 900 ans pour que ce partage soit équitable[50] – à moins qu’il n’atteigne lui aussi un palier, comme l’écart entre les salaires.

Une féministe c’est encore pour beaucoup une hystérique, frustrée, qui déteste les hommes, vise la domination féminine ou a une approche faussée de la réalité. Une image largement répandue et transmise par la culture populaire[51]. Ces représentations contribuent à repousser la prise de conscience des mécanismes du maintien de la domination masculine, et donc la suppression de ce rapport de domination.

La loi française s’en prend au foulard islamique qui serait le signe unique et univoque de l’oppression des femmes, oubliant d’une part l’exigence de la laïcité qui garantit le respect des croyances, d’autre part ce qui pourrait tout aussi bien être lu de manière similaire[52] (le dénudement, les talons hauts, le maquillage…), ainsi que les réalités des violences genrées, ajoutant l’islamophobie à la discrimination sexiste.

Les sciences humaines et sociales, aussi androcentrées que la langue, ont produit des théories défaillantes, en économie, en anthropologie, en psychanalyse… et participé à entretenir la domination masculine en ne la révélant pas[53].

Voilà, entre autres raisons, pourquoi le féminisme semble malheureusement avoir encore de beaux jours devant lui. Le « mythe de l’égalité déjà là », selon l'expression de Christine Delphy, cause énormément de tort à notre société dans son ensemble, et en particulier aux femmes. Or, si aujourd’hui l’égalité est inscrite dans la loi, elle n’est pas réalisée en partie faute de politiques publiques adaptées, en partie du fait de représentations qui perdurent sur ce que devrait être un homme et ce que devrait être une femme, sur ce qu’est un homme et ce qu’est une femme, souvent en dépit de la réalité observable au quotidien. Et pour d’autres raisons sans doute…

Tant qu’on ne considérera pas les personnes, hommes, femmes ou intersexes, avant tout comme des êtres humains, tant qu’on rangera chacun et chacune dans une catégorie dans laquelle le comportement, la psychologie, les aptitudes s’expliquent par l’appartenance à un sexe biologique, tant qu’on ne prendra pas conscience de ce qui est en jeu dans cette bicatégorisation de l’être humain, et qu’on n’en tirera pas les conséquences (pas forcément évidentes il est vrai), l’égalité et la liberté seront des mots vains.

 Suite : Domination masculine : elle crève les yeux jusqu'à en être invisible

 

 


[1] Christine Fontanini (dir.), « Égalité filles-garçons : où en est-on ? », Questions vives, vol. 8, n°15, 2011.

[2] DARES (direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques au sein du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé), Statistiques de 2009, Dares analyses, mars 2012, n° 016.

[3] Antisexisme, « Sexisme dans la littérature enfantine », 13 mars 2011. 

[4] Commission sur l’image de la femme dans les médias, Michèle Reiser et Brigitte Grésy, Rapport 2011. Les expertes : bilan d’une année d’autorégulation, 7 décembre 2011. 

[5] Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales et auteure du Rapport sur l’image des femmes dans les médias, septembre 2008. Interview dans l’émission 7 jours sur la planète, TV5 Monde.

[6] Annette Jarlégan, vidéo « L’école : garçon, filles à égalité ? », université de Lorraine, 2008.

[7] Interview de Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, dans l’émission 7 jours sur la planète, TV5 Monde (à 6’30’’).

[8] HALDE (actuellement Défenseur de s droits), Femmes, carrière et discriminations, mars 2009, p. 10. 

[9] Observatoire des inégalités, « Le temps partiel subi en France », 13 mai 2013. 

[10] Laurent Jeanneau, « Les retraitées trop souvent dépendantes de leur conjoint », Hors-série Alternatives économiques « Femmes-hommes l’égalité en action », septembre 2013, p. 26.

[11] Geneviève Sellier, historienne du cinéma, enregistrement audio de « Sexisme et cinéma : des normes sexuées dans le 7e art ? », Questions d’égalité, 24 avril 2012. 

[12] Mike Sheerin, Les étonnants pouvoirs de transformations du cerveau, documentaire. Norman Doidge, Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau. Guérir grâce à la neuroplasticité, Paris : Belfond, 2008.

[13] Catherine Vidal, neurobiologiste à l’institut Pasteur, « Le cerveau a-t-il un sexe ? », conférence TEDx Paris, 2011 (sous-titres en français et en espagnol) et, avec Dorothée Benoit-Browaeys, Cerveau, sexe et pouvoir, Paris : Belin, 2005. 

[14] Anne Dafflon-Novelle, « Filles-garçons : socialisation différenciée ? » (4 vidéos), Colloque « Filles, garçons : une même école ? », organisé par la Direction de l'Egalité des Chances et l'Enseignement à Distance du Ministère de la Communauté française de Belgique, Bruxelles, 7 décembre 2009.

[15] Comme ici.

[16] Ragini Verma et al., Résumé de l’étude « Sex differences in the structural connectome of the human brain », Université de Pennsylvanie. 

[17] Mona Chollet, Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine, chap. 4 « Une femme disparaît, l’obsession de la minceur, un “désordre culturel” », Paris : Zones, 2012. 

[18] Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), « Anorexie ».

[19] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, direction générale de la Cohésion sociale, Rapport annuel 2012, Chiffres-clés 2012, l’égalité entre les femmes et les hommes, p. 29.

[20] Haut Conseil à l’Égalité entre femmes et hommes, « Remise du rapport IVG à la ministre des Droits des femmes : Près de 40 ans après la loi Veil, agir pour garantir aux femmes un accès plein et entier au droit à l’IVG », 2013.

[21] Catherine Halpern, « Peut-on en finir avec le plafond de verre ? », Sciences humaines, 2 mars 2012. 

[22] INED, « Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France », Population et Sociétés n° 364, janvier 2001.

[23] Collectif, Contre les jouets sexistes, Montreuil : L’Echappée, 2007. 

[24] Myroie, « L’humour est une arme », 21 avril 2013.

[25] Anita Sarkeesian, « The Mirror », conférence présentée pour TEDx Women, 2012 (en anglais sous-titré anglais).

[26] Marie Donzel, « Un billet de banque, une féministe, des insultes, des menaces de viol... Et la loi de Lewis », Ladies and Gentlemen, 31 juillet 2013. 

[27] Émission 14h42, « Faudra-t-il dénoncer les blagues de blondes sur Internet ? », Arrêt sur Images, 19 septembre 2013. 

[28] Haut Conseil à l’Égalité entre femmes et hommes, « Repères statistiques », et ONDRP, Rapport 2012 de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, sous la direction d’Alain Bauer et Christophe Soullez.

[29] Haut Conseil à l’Égalité entre femmes et hommes, « Repères statistiques » et Collectif Féministe Contre le Viol et Fédération Solidarité Femmes.

[30] Centre Aubertine-Auclert, Études sur les manuels scolaires, 2011 (histoire), 2012 (mathématiques) et français (2013).

[31] INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), « Participation des femmes à la vie politique française en 2012 »

[32] Marianne Schultz, « Lesbiennes, les silences du droit »Les Temps modernes, n° 598, mars-avril 1998.

[33] Cécile Sourd, L’exclusion symbolique des femmes politiques dans les médias français, mémoire dirigé par Isabelle Garcin-Marrou, université Lyon-II, 2003.

[34] Agnès Thouvenot, « Résoudre le casse-tête de la garde des enfants », Hors-série Alternatives économiques « Femmes-hommes l’égalité en action », septembre 2013, p. 67.

[35] Olivier Razemon, « Dans les toilettes d’Orly, le panneau qui dérange », blog du Monde, 19 novembre 2013.

[36] Sylviane Agacinski, « La prostitution est une servitude archaïque qu'il faut faire reculer », propos recueillis par Gaëlle Dupont, Le Monde, 20 novembre 2013. 

[37] Muriel Salmona, « Article de Muriel Salmona en réponse aux pro-prostitution : Pour mieux penser la prostitution : quelques outils et quelques chiffres qui peuvent être utiles », Stop aux violences familiales, conjugales et sexuelles, 3 septembre 2012.

[38] Interview de Christine Bard, historienne, par Catherine Mallaval, « Plis. L’historienne Christine Bard fouille les dessous d’un vêtement symbole de la femme, entre soumission et émancipation », Libération, 3 mars 2010. 

[39] « Les chiffres-clés des inégalités hommes-femmes en France », Hors-série Alternatives économiques « Femmes-hommes l’égalité en action », septembre 2013, p. 34.

[40] Haut Conseil à l’Égalité entre femmes et hommes, « Repères statistiques » et ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales), Rapport annuel 2012, Chiffres-clés 2012, l’égalité entre les femmes et les hommes, p. 82.

[41] Ministères des Affaires sociales et de la santé, « État des lieux du suicide en France », 4 juillet 2013. 

[42] Annie Velter, « État dépressif, conduite suicidaire et discriminations homophobes », Institut de veille sanitaire, Enquête Presse Gay 2004. 

[43] Propos d’Elisabeth Badinter recueillis par Gaëlle Dupont, « Prostitution : "L’Etat n’a pas à légiférer sur l’activité sexuelle des individus" », Le Monde, 19 novembre 2013.

[44] Muriel Salmona, « Article de Muriel Salmona en réponse aux pro-prostitution : Pour mieux penser la prostitution : quelques outils et quelques chiffres qui peuvent être utiles », Stop aux violences familiales, conjugales et sexuelles, 3 septembre 2012.

[45] Ministère des Affaires sociales et de la Santé, direction générale de la Cohésion sociale, Rapport annuel 2012, Chiffres-clés 2012, l’égalité entre les femmes et les hommes, p. 97.  

[46] Ibid., p. 81.

[47] Ibid., p. 31.

[48] Ibid., p. 33.

[49] Ibid., p. 35.

[50] Thierry Pech, « Les femmes, chevilles ouvrières de la famille », Hors-série Alternatives économiques « Femmes-hommes l’égalité en action », septembre 2013, p. 23.

[51] Anita Saarkesian, Feminist Frequency, « The Straw Feminist », 23 septembre 2011. 

[52] Christine Delphy, sociologue, « Antisexisme ou antiracisme ? un faux dilemme », Les mots sont importants, 23 décembre 2008. 

[53] Christine Delphy, L’ennemi principal. 1. Economie politique du patriarcat, « Pour un féminisme matérialiste », Paris : éditions Syllepse, p. 243.

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