«Bouche cousue» ou la parole aux enfants

France 2 a diffusé cette semaine un documentaire « Bouche cousue », dans lequel on assiste aux entretiens d’un juge avec de jeunes enfants victimes de maltraitances. Description et analyse.

Le 20 novembre, on célèbre le 31ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant. Occasion pour les médias d'aborder le sujet de la protection de l'enfance, plus précisément de la maltraitance à enfant. C'est ainsi que cette semaine, France 2 diffusait en soirée le film La Maladroite (déjà diffusé l'an dernier sur France 3, que j'ai déjà commenté, voir en note) et le documentaire Bouche cousue, réalisé par Karine Dusfour. 

La réalisatrice déclare avoir voulu, selon Télérama (11 novembre), « contribuer à briser l’omerta autour de la maltraitance infantile ». Il y aurait un double tabou : ne pas parler de la maltraitance et ne pas évoquer la difficulté du système de protection de l’enfance à suspendre le lien parental lorsqu’il nuit à l’enfant. D’entrée de jeu, le documentaire affiche : « Un enfant meurt tous les quatre jours sous les coups de ses parents ».

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Le choix délibéré a été de montrer un juge des enfants, Edouard Durand, au tribunal pour enfants de Bobigny (où exerça pendant de longues années l’emblématique Jean-Pierre Rosenczveig, interviewé dans de nombreux reportages, et dont on reconnaît même la voix dans le film Spartacus et Cassandra de Ioanis Nuguet). Ses entretiens avec les enfants (la plupart assez jeunes) et les assistantes familiales sont filmés, discrètement. Des gros plans affectueux sont faits sur les pieds ballants et les petites chaussures de ces enfants, sagement assis sur une chaise face au magistrat. Par ailleurs, le documentaire recueille les témoignages de Gautier 24 ans, Céline (Raphaël), 36 ans, et de Thierry Beccaro, ces deux derniers étant déjà bien connus du grand public pour s’être souvent exprimés sur le sujet.

Le juge Edouard Durand se montre attentif, à l’écoute, bienveillant, s’exprimant lentement, avec une voix douce, et un regard soutenu, expressif, manifestant sa surprise ou son contentement. Jamais il ne parle à la place de ses interlocuteurs, il pose les (bonnes) questions, avec tact, et obtient des réponses. Il félicite les enfants (« tu t’exprimes bien ») ou une mère qui protège manifestement son enfant (« j’ai beaucoup d’admiration pour ce que vous dites. Vous mettez en priorité ce dont votre enfant a besoin » ). Il adresse même la parole à une enfant d’un an dont la mère est hospitalisée en psychiatrie (« tu as un sourire magnifique »). L’assistante familiale explique avec précision le mal-être qu’éprouve ce petit enfant lors des visites « médiatisées » avec la mère.

ll rappelle en permanence aux enfants et aux parents que ce qui est interdit plus que tout c’est la violence. Et la loi lui demande aussi de faire en sorte que l’enfant soit là où il pourra « le mieux se développer, grandir, apprendre à grandir ». L’enfant a besoin de sérénité. Et dit clairement aux parents les raisons des mesures prises (à cause de la prison de l’un ou l’alcoolisme de l’autre), menaçant d’interrompre une audience si un parent proteste alors qu’il n’a pas la parole.

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Des enfants, en tête à tête avec le juge (la réalisatrice a veillé à ce que l’anonymat soit respecté), font des confidences précieuses, sur la maltraitance subie, sur les mensonges d’une mère, sur le désir de rester chez « Tata » ou au contraire de rentrer chez sa mère. Certains disent leur tristesse de ne pas voir leurs parents « tous les jours comme les autres ». Lors d’une scène où il essaye de convaincre une enfant qu’elle ne peut pas rejoindre sa mère (malade hospitalisée en Italie), il l’amène progressivement à admettre ses arguments, il lui explique qu’elle est en sécurité dans sa famille d’accueil et lui dit alors : « ça me fait plaisir, je veux que cela continue comme ça ». Il lui promet cependant qu’il discutera avec sa mère dès qu’elle le sollicitera. Alors l’enfant, en fin d’entretien, lâche : « ça me fait plaisir »…

Le film se termine sur une note d’espoir : le juge reçoit une jeune femme qui, dans le passé, a été maltraitée. Elle est enceinte et elle dit au juge combien elle veut élever son enfant « comme personne ne m’a élevée, lui donner l’amour que je n’ai pas eu dans ma famille, l’élever pas en lui faisant peur, mais avec la parole ».

Trois témoignages :

. Céline R. :

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Pour différentes raisons, parce qu’elle a fait un travail sur son passé douloureux, parce que le temps a passé, parce qu’elle est médecin, Céline sait mettre les mots sur ce qu’elle a vécu et ses propos sont un témoignage bouleversant de première importance. Elle vivait dans une famille relativement aisée et la violence dont a fait preuve son père à son égard est restée longtemps inaperçue. Être en « apnée » tous les soirs au moment du retour du père du travail, se demander si le lendemain elle sera encore en vie, les coups de ceinture (dès l’âge de 4 ans), de savate, de règle, la privation de nourriture ou au contraire une bouillie infâme qu’il lui faisait ingurgiter. Dès l’âge de deux ans et demi, il la force à jouer du piano. Et le tout, sans un cri de la part du tortionnaire et sans un pleur de la part de la victime… Personne ne pouvait imaginer, à l’école, que dans ce milieu de petites bourgeoises, parmi ces pères directeurs, il puisse y avoir un tortionnaire. Elle-même faisait tout pour donner le change. C’est la peur, y compris de mourir, qui empêche de parler. Elle attendait qu’on la sollicite. Mais comme ça ne venait pas, elle a compris qu’il lui fallait faire un pas : alors, négligemment, elle a écrit sur une fiche à l’école qu’elle faisait 45 heures de piano par semaine. Dès le lendemain, une infirmière scolaire l’interrogeait et la rencontrait tous les jours. Céline était rassurée, elle savait que si le lundi matin elle n’était pas à l’école, quelqu’un s’en inquiéterait. Elle se sentait désormais invincible, elle ne risquait plus de mourir. Puis lors d’une violence ultime, elle a appelé l’infirmière et un signalement a été fait. Elle n’est plus revenue au domicile, elle n’était plus sous emprise, c’était dur car elle devait se débrouiller plus ou moins seule mais elle était libre. Elle était dans un foyer, où elle n’a subi aucune visite médicale (alors qu’elle ne mangeait presque plus depuis un an, ce qui lui a détruit la dentition). « Je suis médecin, je vis avec, j’ai des séquelles, mais je fais en sorte qu’elles ne pourrissent pas ma vie ». Pour tenir, elle fonce ; s’arrêter c’est penser au passé : « si je m’arrête 5 minutes, ma peine est infinie ».

Au procès, la procureure a demandé la déchéance de l’autorité parentale et a traité cet homme de « minable ». Mais Céline avait peur que son père soit condamné à la prison, surtout par crainte que, dans la famille, on lui reproche sa « délation », sa « trahison ». Le père a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, avec obligation de soins.

. Thierry Beccaro :

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La violence d’un père qui après avoir pété les plombs venait embrasser son fils. « Dans ma tête, j’étais mort plusieurs fois ». Pas de traces de coups. Des amis lui ont demandé pourquoi il ne s’était pas plaint : « aller au commissariat ? Non, non, mes parents je les aimais. Un enfant protège ses parents ». Il décrit cette scène où il a vu son père mettre en joue sa mère avec un fusil : il l’a désarmé et ajoute : « j’ai pas pleuré, j’étais désincarné, dans mon cerveau, ça été comme si ça se refermait. Le lendemain, je n’avais plus de mots ». Il regrette de n’avoir pas eu le courage de frapper son père, mais il était tétanisé, en état de sidération. L’image de la scène reste figée, seule une analyse peut aider à surmonter ça. Subsistent des crises de tétanie, quand l’esprit cherche à refouler mais que le corps parle (contractions des mains, qu’on appelle, ironie, « les mains d’accoucheurs ») : « la seule chose qui me rassure dans ces moments, c’est la croix verte de la pharmacie ». « Il faut vivre avec ce sac à dos ».

. Gautier A. :

Placé à deux mois jusqu’à 18 ans, il a vécu dans une kyrielle d’établissements et de familles d’accueil. Il a des propos sévères sur ce qu’il a constaté du dispositif de protection de l’enfance : il ironise sur les désaccords entre éducateurs, selon qu’ils relevaient de l’ASE, du Foyer, ou du groupe où précisément se trouvait l’enfant. Le responsable ASE change de territoire, le juge est muté : « le nombre d’interlocuteurs, c’est de la folie, alors qu’un enfant a besoin d’être sécurisé ». Avec un brin d’humour, sarcastique, il feuillète son dossier en relevant qu’il a un privilège sur les autres enfants, puisqu’il peut lire son histoire… écrite par l’ASE ! Il parcourt les expertises psy effectuées alors qu’il avait deux mois, huit mois, etc… Presque détaché, il constate que l’on voit dans ces rapports de la souffrance chez cet enfant qui s’automutile au retour des visites à sa mère. Une mère, pourtant, qui a reconnu le frapper. On le contraint à aller régulièrement chez elle, alors qu’un soir elle lui a proposé de mourir ensemble. Et cette mère, aujourd’hui, il ne cesse de l’appeler « ma maman » : « à 6, 7 ans, j’avais envie de dire ‘Papa, Maman’, même si ça vous coûte beaucoup. Vous êtes prêt à supporter bien des maltraitances pour pouvoir vivre dans une famille, normalement ».

A 15 ou 16 ans, il a écrit au juge pour demander la suppression du droit de visite et de l’autorité parentale. C’était un problème pour la moindre démarche, toujours demander à sa mère une autorisation. C’est bon, il savait que c’était sa mère, mais ce serait plus simple, ne serait-ce que pour mieux se construire. Le juge a supprimer les visites mais pas l’autorité parentale. Lors d’une opération chirurgicale, il a fallu faire intervenir le juge, car sa mère refusait de donner son accord. Il dénonce là ce refus de l’ASE et de la Justice d’envisager la suppression de l’autorité parentale. Il ne comprend pas que la société puisse débattre pour savoir si deux femmes ou deux hommes peuvent être parents et soit incapable de se prononcer sur le fait de savoir si des parents défaillants peuvent être véritablement parents pour assure le développement de leur enfant.

Commentaires :

Ce film est touchant, tant sur ce que peuvent vivre des enfants que sur la parole d’autorité qui peut être tenue pour les protéger. Et le héros de ce film, qui redoutait de passer à l’écran, est ce juge des enfants qui s’exprime et s’y prend si bien. Le risque est que l’opinion publique, impressionné par une telle bienveillance et efficacité, se réjouisse qu’au moins un magistrat soit capable de se comporter ainsi. Sauf que bien d’autres magistrats agissent de façon semblable, ainsi que beaucoup d’intervenants (travailleurs sociaux, psychologues, médecins). Le parti pris de ne montrer qu’un juge, les enfants et les assistantes familiales consiste, du coup, à évacuer tous ceux qui travaillent au quotidien auprès des familles et des enfants (en milieu ouvert ou en établissement). Lors des entretiens, on devine qu’un professionnel éducateur est présent mais rien n’est dit, ce n’est pas le sujet. Pourquoi pas, si l’on veut juste aborder la question « du point de vue de l’enfant », comme Karine Dusfour le confie à Télérama, en décrivant ce que subissent des enfants, en leur donnant la parole, et en mettant en face d’eux un personnage de première importance, le juge des enfants (surtout s’il sait être « accoucheur », par sa capacité d’échange).

Sauf que ce juge, qui précise bien qu’il n’est « ni psychologue, ni psychiatre, ni éducateur », a été choisi aussi parce qu’il milite pour le droit de procéder plus souvent à une suppression des rencontres entre parents et enfants, et qu’il a même pour cette raison été consulté par Xavier Legrand, réalisateur du film Jusqu’à la garde (2017). Bouche cousue s’inscrirait dans ce débat qui n’en finit plus entre ceux qui chercheraient à tout crin de maintenir des liens entre parents maltraitants ou qui l’ont été, et leurs enfants victimes, et ceux qui prôneraient la rupture. D’ailleurs, pour tous les cas présentés, il se trouve que le maintien du placement est justifié.

Karine Dusfour dit dans Télérama : « à l’ASE (aide sociale à l’enfance), il y a un dogme du lien familial à tout prix. Notre culture patriarcale est imprégnée de cette idée qu’un enfant appartient à ses parents, et que la société n’a pas à s’en mêler ». Pourtant l’ASE n’a pas d’existence autonome, le principe qui conduit à favoriser les liens entre parents et enfants est inscrit dans la loi, au moins depuis une soixantaine d’années, car notre société a décidé de moins enlever des enfants (ce qu’elle faisait jusqu’alors) mais d’aider les parents dans l’éducation de leurs enfants. Il n’empêche que le système conduit tout de même à ce que de nombreux enfants soient placés (177 000, une majorité l’étant sur décision judiciaire). Ce qui signifie bien qu’il n’y a pas d’omerta, et que si Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, se targue d’avoir produit le « premier » plan de lutte contre les violences faites aux enfants en 2017, tout de même, des dispositifs étaient en place bien avant.

Il est vrai cependant que certains cas, mis en avant dans quelques documentaires, interrogent sur la pertinence de ceux qui avaient à prendre les décisions, en maintenant des liens malsains, sinon carrément dangereux, entre une mère et son enfant (c’est le cas de Lyes Louffok, selon son témoignage, ou dans ce documentaire, de Gautier). J’ai connu assez de cas où la rupture était mise en place (parfois, malheureusement avec retard) et d’autres où les jeunes devenus adultes ont dit combien ils avaient  apprécié que les liens aient été maintenus. Ce débat mérite d’être poursuivi, car personne ne peut prétendre qu’il a la solution idéale, tous les cas ne se ressemblent pas. Mais il ne faut pas perdre de vue ce qu’une politique de protection de l’enfance peut avoir d’excessif (sans remonter trop loin, comme les abus de la Pro Juventute en Suisse, n’oublions pas les dérives du système anglais qui a fait l’objet de documentaires dénonçant vivement des placements abusifs et des séparations parents-enfants inhumaines).

Le juge Durand insiste beaucoup sur la violence : évidemment, là-dessus on ne peut que le suivre. De façon générale, les juges des enfants sont bien plus prêts à se saisir quand il y a violence, surtout si un expert peut en attester. Mais sont bien moins intervenants si le danger encouru par l’enfant est moins visible (carences affectives, psychologiques, délaissement). Tous les professionnels de terrain peuvent en témoigner. Je précise qu’il est facile de comprendre que la décision pour le juge est difficile, car il doit se prononcer sur des éléments probants, et en dernier ressort.

Quand Gautier lit les rapports sociaux et d’éducatifs écrits sur lui, on voit bien que le professionnel qui suit la situation de près exprime tout le danger de ces liens, rien ne dit qu’il souhaite les maintenir. On ignore pourquoi le juge de l’époque les a maintenus.

Sur les visites médiatisées, dans le documentaire, même dans un cas préoccupant, l’assistante familiale dit au juge que manifestement elle et l’ASE sont pris dans un dilemme : entre la nécessité de maintenir des liens d’un enfant avec son parent et celle de les suspendre parce qu’ils sont « insupportables ».

Ce qu’il importe toujours de rappeler, c’est que la protection de l’enfance ne concerne pas seulement les enfants victimes des pires maltraitances, mortelles, sur lesquelles l’opinion publique s’emballe, mais aussi, comme le disait Karine Dusfour dans C à vous le 18 novembre, d’autres maltraitances qui ne défrayent pas la chronique. J’ajoute qu’elle concerne bien d’autres cas, majoritaires, où des parents ne sont pas armés pour assurer ce qui est le mieux pour le développement de leur enfant, et qu’il importe de les aider à le faire (163 000 enfants sont ainsi suivis à domicile, sans parler des suivis, non référencés, par divers services sociaux). Il ne s’agit alors en aucun cas de fermer les yeux sur la maltraitance lorsqu’elle est constatée. Toute étude sérieuse montre qu’il en est ainsi et que les signalements aux autorités judiciaires sont nombreux. Aujourd’hui, le danger le plus grand, dans ce domaine, n’est pas ce qu’une partie des médias cherche à privilégier en mettant la pression sur les intervenants sociaux chaque fois qu’une affaire grave éclate, mais bien au contraire que se réduise le travail éducatif et social à mener auprès des familles en difficulté, afin que leurs enfants puissent rester avec eux autant que possible. Pour cela, il faut des professionnels nombreux, aguerris, dont l’intervention, conforme à la loi, soit véritablement portée par le politique.

Gautier, après avoir dit avec émotion « j’aimerai maman jusqu’à la fin de ma vie », ajoute avec humour : « Je suis heureux qu’on m’ait donné la chance d’aller à l’école. L’administration est parfois très froide, implacable, mais ça reste quand même des parents de substitution. Comme tout enfant face à ses parents, il y a un certain respect : tu honoreras ton père et ta mère, je devrai honorer l’administration jusqu’à la fin de mes jours ! »

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Karine Dusfour a mis un an pour obtenir les autorisations de filmer. Ce qui est rare, le générique remercie non seulement le ministère, mais aussi le président de la Cour d’appel, la Procureure générale, les greffières, un juge des enfants (autre que celui du film), le secrétaire général de la Cour de cassation. Notons que chaque juge des enfants à 500 dossiers d’enfants en suivi : on comprend bien que l’attention que porte aux enfants le juge Durand dans le film est difficile à tenir sur l’ensemble d’un cabinet. On peut imaginer qu’il importait pour les autorités que le film ne soit pas critique envers la Justice.

. Le film est encore visible sur le site de France 2 jusqu'au 25 novembre : Bouche cousue.

. Le même soir (18 novembre), France 2, diffusait le film La Maladroite que j’ai déjà présenté dans ce billet : Enfant battue : « La Maladroite » en débat. Film encore visible en streaming jusqu'au 25/11 : ici.

. voir mon billet et interview de Jean-Louis Bianco et Pascal Lamy, qui, avec le rapport L'Aide à l'enfance demain (1980), avait impulsé une approche moderne de la protection de l'enfance, faite de mise en sécurité des enfants en danger et de travail d'accompagnement renforcé auprès des familles : L'Aide Sociale à l'Enfance il y a 40 ans : le rapport Bianco-Lamy, interview des auteurs (27 octobre).

Billet n° 584

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