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La démocratie bat son plein au Barreau de Paris

David Koubbi - Avocat associé - Cabinet 28 octobre
Paris - France
À propos du blog
Le Barreau de Paris est une terre d’accueil pour bon nombre de nos illustres politiques reconvertis. Les mêmes qui requéraient nos suffrages pour leur permettre d’être en responsabilité. Alors que les 30.000 avocats parisiens votent pour élire le prochain Bâtonnier, seuls 9.938 d’entre nous ont exprimé leur suffrage au premier tour de l’élection. A l’image de ce qui se passe dans le pays, le désintérêt pour la politique ordinale frappe de plein fouet notre Barreau. Cet état de fait privera notre prochain Bâtonnier de la représentativité qu’il pouvait espérer à l’issue du fatigant exercice de campagne. Moi qui suis un abstentionniste revendiqué et notoire, face aux enjeux cardinaux qui se nouent pour notre profession (mépris du rôle de l’avocat, dangereux recul des droits de la défense, périmètre rogné du droit, absence chronique de consultation de la profession par les gouvernements qui se succèdent, budget famélique de la Justice, formation des plus jeunes, adaptation vitale de la profession aux nouvelles technologie…), je me suis risqué pour la première fois à l’exercice de la votation, comme disent nos amis Suisses. J’ai ouvertement pris position pour la candidature de SEZE-DUBOIS, parce que je sais qu’ils feront le travail que nous sommes en droit d’espérer d’un Bâtonnier et je tiens, dans le même temps, à féliciter le binôme COUSI-RORET, arrivé en tête et qui fait jusque-là une belle campagne. Les équipes de soutien aux candidats ont eu accès à la liste des votants et, en creux… des non votants. Une chose frappante m’a saisi car, encore une fois, ce sont nos politiques qui prennent tous les risques : alors qu’ils nous font l’immense honneur d’être devenus avocats et certainement pas seulement pour facturer des conférences, peu d’entre eux ont voté pouvant conduire certains à se dire que, là encore, tout n’est qu’opportunité et positionnement de façade. Ainsi, Nicolas Sarkozy, avocat, Rachida Dati, avocat, Claude EVIN, avocat Jean-François Copé, avocat, Frédéric Lefebvre, avocat, Jean-Louis Borloo, avocat, François Baroin, avocat et d’autres… n’ont pas voté à l’élection désignant le premier d’entre nous. Nos anciens présidents, ministres et parlementaires ne réalisent pas le danger que cette abstention fait peser sur eux. De mauvais coucheurs pourraient penser qu’ils ne sont finalement « avocats » que par commodité, comme un simple outil leur permettant de facturer leurs conférences et peut-être même la vente de leur carnet d’adresse, activités éloignées de celles qui sont les nôtres au quotidien et du serment que nous avons prêté. Mais à la réalité, alors qu’ils se montrent empressés de nous appeler aux urnes dans l’exercice politique « traditionnel » ils apparaissent, dans le même temps, regrettablement désintéressés de l’expression de la démocratie ordinale. Ne voulant pas me dire que leurs raisons sont mauvaises, j’en viens à la conclusion qu’ils sont abstentionnistes non par manque de conviction attachée à l’utilité même de nos institutions, mais pour lutter contre l’ordre établi ! Or, les candidats pouvant remettre en cause ce même ordre établi sont résolument Carbon de SEZE et Nathalie DUBOIS, alors chers amis politiques : n’ayez pas peur, votez et appelez à voter de SEZE-DUBOIS, n’ayez pas peur de devenir avocats comme nous le sommes tous, c’est à dire pleinement. Demain, votez pour un changement d’époque ! David KOUBBI, avocat à la Cour
  • Dimanche, n'y allons pas! Abstenons-nous

    Par | 21 recommandés
    Par réaction au discours débilisant faisant du vote "un devoir républicain", voici une tribune appelant à l'abstention. Voici également les raisons de ce choix pour un grand nombre d'entre nous et des changements qui nous permettraient de voter dans un système démocratique effectif. D'ici là, ne soyons pas de ceux qui collaboreront, abstenons-nous !
  • Roland Agret, enfant terrible de la Justice

    Par | 19 commentaires | 44 recommandés
    Dimanche 18 septembre nous quittait Roland AGRET, il ne portait pas de burkini, il n'était candidat à aucune primaire, il n'avait pas de décorations et n'était pas mis en examen. Aucun sondage ne lui était consacré. Il ne s'occupait que de Justice, sa mort est donc passée inaperçue.