Alain Bertho

anthropologue

Saint-Denis

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Professeur émérite d'anthropologie à l'Université de Paris 8
Son blog
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  • Sommes-nous aux portes de la nuit?

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    « Il y a quelque chose qui me sautait aux yeux, mais je n’arrive toujours pas à le voir ». Tel le narrateur d' « En attendant les barbares » de J.M. Coetzee, nous voici retranchés dans une forteresse nationale, menacés par un danger insaisissable. Nous avons du mal à comprendre que la barbarie ne vient pas du dehors mais qu’elle ronge de l’intérieur une société travaillée par la peur.
  • Et maintenant? De la résilience à la résistance

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    L’incertitude sanitaire va durer. La crise sociale va être dévastatrice. Celles et ceux qui se sont mobilisés en 2019, et avant, sont celles et ceux qui ont permis au pays de tenir malgré un pouvoir aussi incompétent que méprisant. En France, comme ailleurs, celui-ci veut sonner l’heure de l’obéissance. Une bataille politique majeure commence. Elle sera féroce. Parce qu’ils ont peur.
  • Ne les laissons plus décider de nos vies

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    Chaque jour qui passe, le pouvoir étale son incompétence dans la crise que nous vivons. Cette dramatique défaillance est structurelle. Elle s’enracine dans des transformations récentes de l’État. Elle met en danger nos vies. Elle n’a qu’un antidote : la mobilisation de l’intelligence populaire à l’œuvre aujourd’hui dans les hôpitaux et les quartiers. C’est à elle de construire le monde d’après.
  • Le «jour d’après», c’est aujourd’hui

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    Faut-il préparer le « jour d’après » comme si la crise sanitaire n’était qu’une parenthèse ? Promesses d’investissements pour la santé du côté du pouvoir, promesses de règlements de comptes pour d’autres, promesses que rien ne sera comme avant. Mais rien n’est déjà plus comme avant. Le « jour d’après » a commencé pour les pouvoirs politiques et financiers. Il est déjà l’heure de résister.
  • Crise sanitaire, faillite politique

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    En décembre 2019, on pouvait lire sur une banderole d’hospitaliers mobilisés : « L’État compte les sous, on va compter les morts ». Nous y sommes. Ces deux comptes là sont antagoniques. Quand nous aurons vaincu le Covid-19, il nous faudra encore gagner la bataille de la vie contre les logiques financières dont nous savons maintenant qu’elles sont, au plein sens du terme, mortifères.