Alain Bertho

anthropologue

Saint-Denis

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Professeur émérite d'anthropologie à l'Université de Paris 8
Son blog
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  • Bilan 2020: les peuples «ne peuvent plus respirer»

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    En 2020, la défaillance biopolitique des Etats face à la pandémie a aggravé une crise de légitimité déjà flagrante. Le face à face brutal des peuples et des pouvoirs se polarise aujourd’hui sur les enjeux de démocratie, de libertés et de gouvernance. La politique ne connaîtra aucun « retour à la normale ». À nous de construire ensemble le « jour d’après » démocratique que nous voulons.
  • Meilleurs voeux de résistance

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    « Il y a quelque chose qui me sautait aux yeux, mais je n’arrive toujours pas à le voir ».
  • Assassinat programmé d’un journal: une ville qui se tient sage

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    Le journal de Saint-Denis était plus qu’une expérience d’authentique information locale. C’était depuis près de 30 ans le lien d’une ville vivante et résistante, un poumon démocratique pour l’une des villes les plus pauvres de France. La nouvelle municipalité a décidé de lui couper les vivres. C’est un coup porté à la ville autant qu’à son journal.
  • L’État a-t-il le monopole du complotisme légitime?

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    Quand la dénonciation inquisitoriale du « coupable » prend le pas sur l’analyse structurelle des responsabilités, le complotisme s’installe. Quand l’État s’en arroge le monopole et la légitimité et fait de « l’islamisme » la matrice de tous les dangers, on bascule dans la police de la pensée, on organise le déni du réel, on nous enferme dans un récit paranoïaque qui dévaste la politique.
  • Sommes-nous aux portes de la nuit?

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    « Il y a quelque chose qui me sautait aux yeux, mais je n’arrive toujours pas à le voir ». Tel le narrateur d' « En attendant les barbares » de J.M. Coetzee, nous voici retranchés dans une forteresse nationale, menacés par un danger insaisissable. Nous avons du mal à comprendre que la barbarie ne vient pas du dehors mais qu’elle ronge de l’intérieur une société travaillée par la peur.