Macron, à nouveau minoritaire, veut encore passer en force

Le projet du gouvernement sur les retraites est toujours rejeté. Le discours du Nouvel an de Macron n'a eu aucun effet. La majorité des sondés (61%) soutient la mobilisation en cours, notamment chez les jeunes, mais la fatigue guette

manifestation-4-janvier-2020

Mouvement social: le projet du gouvernement sur les retraites est toujours rejeté. Le discours du Nouvel an de Macron n'a eu aucun effet.
Un mois après le début de la grève contre la réforme des retraites, les trois quarts des sondés (75%) demandent au gouvernement de modifier le projet ou d'y renoncer.
29% d’entre eux souhaitent qu’il renonce à sa réforme. Et 46% souhaitent l’abandon de l’âge pivot à 64 ans, soit une hausse de quatre points par rapport au dernier sondage du 19 décembre. Seuls 24% estiment que le gouvernement doit conserver intégralement son projet.

Six sondés sur dix (61%) soutiennent la mobilisation en cours. Les plus de 65 ans (non concernés) y sont le plus hostiles (60%), tandis que ceux nés après 1975, directement visés par la réforme soutiennent le mouvement à 73%.


En même temps, on ne peut que noter un certain recul du soutien aux grèves, notamment de la SNCF. La durée record du mouvement, dont le gouvernement est responsable par son intransigeance, produit une certaine fatigue.

Si ce pouvoir disposait encore d'une once de sens de l'interêt général, cela devrait se traduire par l' ouverture de vraies négociations et la suspension de la "réforme". Mais il semble que c'est encore la voie du passage en force qui est à l'ordre du jour, avec toutes ses conséquences sociales et politiques.

Macron proclame que la "réforme sera menée à son terme" mais c'est bien le terme de son mandat qui se profile maintenant, dans une atmosphère de colère sociale et de révolte qui peut l'emporter, lui et sa politique de creusement des inégalités jusqu'au point de déchirure.

Face au chaos recherché par le gouvernement, soyons solidaires des grévistes, en expliquant leur combat et leurs conditions de travail, en participant aux manifestations,  en soutenant les cagnottes et caisses de grève. Il luttent contre un projet injuste et inéquitable qui vise à faire travailler les salariés plus longtemps et, de fait, à avoir une pension moins élevée qu'aujourd'hui. Les grévistes se battent pas seulement pour se défendre eux-mêmes, mais pour l'ensemble des salariés du pays. 

Une alternative unitaire de toute la gauche est plus que jamais nécessaire, afin de sortir du piège que tendent Macron et Marine Le Pen.  

 

Voir nos articles précédents " Social d'abord"

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/301219/la-direction-de-la-ratp-ment-sur-ordre-venu-den-haut

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/161219/face-aux-nouvelles-infamies-dedouard-philippe-dans-la-rue-le-17

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/091219/la-reforme-des-retraites-revelee-par-les-scandales-de-delevoye

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/081219/edouard-philippe-se-moque-du-monde

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/041219/ratp-des-privilegies-qui-souffrent 

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/261119/5-decembre-les-mensonges-de-macron-et-dominique-caissiere-dans-un-supermarche

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.