(April 23rd). On the eve of the commemoration of the 34th year after the Chernobyl disaster, and almost 3 weeks after the beginning of the fires in Ukraine, in territories heavily contaminated by the fallout that occurred in 1986, the CRIIRAD wishes to answer the main questions it has received. This document supplements or summarizes points raised in previous press releases
A la veille de la commémoration de la 34eme année après la catastrophe de Tchernobyl, et presque 3 semaines après le début des incendies en Ukraine, dans des territoires très contaminés par les retombées de 1986, la CRIIRAD souhaite répondre aux principales questions qu’elle a reçues. Le présent document complète ou résume des points abordés dans les communiqués précédents.
Les incendies semblent désormais maîtrisés mais les questions sur leur impact restent entières. La CRIIRAD a procédé à l'analyse de filtres aérosols des balises qu'elle gère en vallée du Rhône.
Les flammes se seraient approchées à quelques centaines de mètres de la centrale de Tchernobyl. Questionnements concernant la sûreté des installations nucléaires et les risques sanitaires pour les pompiers et les populations proches. Résultats des mesures sur la France (station de Montélimar).
L’inquiétude générée par les incendies proches de Tchernobyl nous rappelle que, près de 34 ans après la catastrophe, de vastes territoires sont toujours très contaminés au Belarus, en Russie et en Ukraine. Les incendies sur certains secteurs peuvent remettre en suspension dans l'atmosphère les substances radioactives comme le césium 137 ou le plutonium accumulés dans la biomasse.
La crise du coronavirus nous interpelle tous sur les conséquences qu’elle pourrait avoir sur la sûreté des installations nucléaires, et en particulier des centrales nucléaires.
Cette crise accroît en effet le risque d’accident nucléaire et rendrait également la gestion de la catastrophe encore plus complexe.