Entre 1955 et 1980, le site des Bois Noirs, à Saint-Priest-La-Prugne (Loire) a produit près de 7 000 tonnes d’uranium, mais a aussi généré des millions de tonnes de déchets radioactifs. Ces déchets entraînent une exposition aux rayonnements ionisants par plusieurs voies. La principale correspond à l’inhalation de radon, gaz radioactif naturel, seconde cause de cancer du poumon après le tabac.
La CRIIRAD remet aux ministères concernés sa pétition « pour des produits sans radioactivité ajoutée » signée par 7 650 citoyen·nes, et alerte sur les zones d’ombre encore présentes sur le dossier du technocentre et les conséquences que pourrait avoir un tel projet sur l’exposition du public aux très faibles doses.
La CRIIRAD a compilé l’ensemble des résultats des mesures de tritium dans les eaux souterraines des centrales nucléaires disponibles. Il ressort de cet examen que toutes les centrales, sans exception, ont un jour ou l'autre, connu des incidents de rejet dans les eaux souterraines, les cours d’eau et/ou le sol.
Une dépêche Bloomberg du 14 novembre [1] confirme les craintes de la CRIIRAD : l’accident survenu dans une fonderie indonésienne a provoqué un rejet radioactif détecté à plus de 1 000 kilomètres.
Fin septembre 2025, le gouvernement indonésien révélait que les crevettes contaminées au césium 137 détectées aux USA provenaient d’une zone industrielle à 50 kilomètres à l’ouest de Java.
L’usine de conditionnement est proche d’une aciérie où aurait été fondue par erreur une source de césium 137.
Sur l’île de Java, à 50 kilomètres de Jakarta, la situation est de plus en plus inquiétante. Ce sont désormais 32 sites qui ont été identifiés comme contaminés par le césium 137, autour des zones industrielles de Cikande mais aussi Kibin où sont implantés des géants de la chaussure comme Adidas, Asics ou Nike.
En août 2025, les USA détectent du césium 137 sur des conteneurs de crevettes importées. L’entrée sur le territoire est interdite mais le mal est fait : au fil des semaines, les rappels de produits concernent de plus en plus de marques et d’États américains. En septembre, du césium 137 est également détecté dans des clous de girofle.
L’EPR de Flamanville est à l’arrêt depuis le 19 juin 2025, suite à un dysfonctionnement de soupapes de sécurité. La CRIIRAD alerte sur la gravité de cette situation.
Du fait de la poursuite du conflit en Ukraine, les installations nucléaires sont confrontées à des menaces persistantes. Le service balises de la CRIIRAD a poursuivi en 2024 et 2025 sa veille journalière relative à la situation radiologique de ces installations. Les risques d’accident grave sont restés, pour plusieurs sites, bien réels.