De la falsification de l’histoire palestino-israélienne

L’extrême-droite a le vent en poupe et donne le cap à beaucoup : journalistes, hommes politiques et personnalités médiatiques - compagnons de route des lobbies particularistes SHAF [1] - décomplexés, siphonnent et propagent ses idées .Pire, des sionistes se livrent à ce même exercice, sans vergogne.


" Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde. "Albert Camus.

Quand le négationnisme sioniste braconne sur les terres de la droite-extrême.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le négationnisme a été, quasi exclusivement, l’affaire de l’extrême droite qui, inlassablement, s’est évertuée à exonérer le nazisme de ses crimes. Rien n’y fit, toutes ses tentatives aboutirent à des condamnations sans équivoque.

Mais c’était sans compter avec le Premier Ministre israélien, Netanyahou, qui aurait découvert, en octobre 2015 – à la faveur du 37ième congrès sioniste - que la responsabilité de la Shoah incombait exclusivement au mufti de Jérusalem, Al-Husseini ; Hitler, lui, « ne voulait pas exterminer les juifs, mais seulement les expulser". [2]

C’est là une "déformation historique dangereuse" s’est insurgé le chef de l'opposition travailliste israélienne. " Toute tentative de détourner la responsabilité d'Hitler sur d'autres est une forme de négation de l'Holocauste " a jugé l'historien Moshe Zimmermann. Zehava Galon, chef du parti Meretz, elle, a fustigé "ceux qui ne peuvent changer le futur (…) à qui il ne reste plus qu'à réécrire l'histoire ».

Une réécriture de l’Histoire aussi manifeste que cynique.

L’Histoire révèle le peu de sérieux des déclarations du sioniste ultra, Netanyahou. Le déclenchement de l’opération Barbarossa contre l’URSS, le 22 juin 1941, a levé les premiers secrets sur la création du camp d’extermination d’Auschwitz avec ses fours crématoires dont les premières victimes ont été soviétiques. Chemi Shalev, rédacteur en chef de l'édition anglophone du quotidien Haaretz, souligne que dès juillet 1941 – soit deux mois avant la rencontre d’Hitler avec Al Husseini à Berlin - les nazis avaient déjà tué plus de 30 000 juifs à BabiYar, en Ukraine[2] .Dina Porat, l'historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem, rappelle que dans un discours au Reichstag, le 30 janvier 1939, Hitler avait déjà évoqué une extermination « de la race juive » ; ce que confirme le professeur Meir Litvak de l'université de Tel Aviv.

L'affirmation de Netanyahu selon laquelle, en 1941, « Hitler voulait seulement expulser les juifs » est tirée des thèses de David Irving, négationniste, épinglé comme tel par la justice britannique à l’issue d’un procès pour diffamation qu’il a intenté à l’historienne américaine Deborah Lipstadt.

            • Rappel des faits : En 1993, l’historienne américaine- professeure d’Histoire et d’Etudes Juives Modernes- publia un ouvrage sur le       négationnisme dans lequel elle mettait en cause, entre autres, les travaux de l’Universitaire David Irving sur Hitler et le nazisme. En effet, Irving y niait l’existence des chambres à gaz et soutenait que la Shoah tenait du fantasme et qu’Hitler « n’avait jamais commandité l’extermination du peuple juif ». Lors de la parution de l’ouvrage de Deborah Lipstadt en Grande-Bretagne, quelques années plus tard, David Irving la poursuivit en justice pour diffamation.

Deborah Lipstadt, apprenant cette assignation, déclara [3] : ‘’J’ai éclaté de rire! Je trouvais cela totalement ridicule. Il m’est apparu comme un homme qui n’était pas seulement un négationniste, mais qui était aussi fier de l’être, qui avait en tête l’idée de couler le navire Auschwitz. Il faut le voir lorsqu’il pointe les numéros tatoués sur les bras des survivants de l’Holocauste en leur disant: Combien d’argent avez-vous gagné avec cela?’’.
Le procès s’est tenu à Londres de janvier à avril 2000, l’historienne américaine y a eu gain de cause.
Paradoxe donc : c’est le sioniste ultra, Netanyahou, qui prend le contrepied de cet Arrêt de la Cour Britannique.
Qu’en pensent les Allemands
C’est d’autant plus paradoxal que la chancelière allemande, Angela Merkel, a réaffirmé la responsabilité, sans équivoque, de l'Allemagne dans la Shoah : "Je peux dire au nom du gouvernement que, nous Allemands, connaissons très exactement l'histoire de l'avènement de la folie raciste meurtrière des nationaux-socialistes qui a conduit à la rupture civilisationnelle de la Shoah(…) Je ne vois aucune raison de changer de quelque manière que ce soit notre vision de l'Histoire. Nous savons que la responsabilité allemande pour ce crime contre l'humanité est inhérente". [2]
Pour les Allemands, ce chapitre est clos depuis que la RFA a reconnu, urbi et orbi, cette responsabilité, à l’issue de sa dite « querelle des historiens » [4]. Cette reconnaissance a desserré l’étau de la culpabilité sur les jeunes générations et a permis à la RFA de tenir le rang qui était le sien dans le concert des nations.

Du reste, le sioniste Alain Finkielkraut en garde une dent aiguisée contre Habermas [4] coupable, à ses yeux, d’avoir réussi l’exploit de priver le moulin de la propagande sioniste de la culpabilisation chronique allemande - une fantastique force motrice de la « shoahisation », puissante comme l’Oder/Naisse /Rhin réunis.

Quid d’Al Husseini ?

Trois familles « chourafa » avaient dominé la société palestinienne durant des lustres ; Al-Husseini était le rejeton de l’une d’entre elles .La déclaration Balfour, 1917, [5] déstabilisant un équilibre millénaire, enflamma durablement son cœur et son esprit.
La Palestine était sous occupation britannique. Selon le vieil adage, « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », Al Husseini – qui avait rejoint les rangs du soulèvement irakien contre la Grande-Bretagne, en 1941 - finit par rechercher l’aide, qu’il estimait plus sûre, des Allemands. À la même époque, le sioniste Jabotinsky s’aboucha avec Mussolini.

Ces deux leaders avaient la même volonté : se débarrasser de l’emprise britannique. Pourtant, la condamnation du Palestinien et l’expansion, à outrance, du volet négatif de son action politique n’ont d’égal que le silence assourdissant qui entoure la personne et les actes du sioniste – qui , avec d’autres, porte une lourde responsabilité dans le nettoyage ethnique de la Palestine .

Il y a dans cette affaire d’Al Husseini, Mufti de Jérusalem – telle qu’elle est entretenue par le sionisme international - comme un « deux poids et deux mesures » obscène, une espèce de doigt d’honneur adressé à l’Histoire.

Pourquoi le refus obstiné de la plupart des pays de donner asile aux juifs fuyant l’Allemagne et l’Europe de l’Est, durant les années 30, serait-il plus respectable que le refus d’Al Husseini d’en accueillir l’arrivée massive en Palestine ?

En quoi les appels sionistes en faveur du nettoyage ethnique seraient-ils plus respectables ?

Selon l’historien israélien Avi Shlaïm, Ernest Bevin, secrétaire au Foreign Office à partir de 1945, aurait déclaré au leader sioniste David Ben Gourion que « la déclaration Balfour de 1917(…) dans la perspective des intérêts britanniques était certainement une bourde stratégique. Elle engageait la Grande -Bretagne à soutenir l’établissement d’un ‘’foyer national’’ pour le peuple juif en Palestine, où les juifs constituaient moins de 10% de la population .La promesse britannique ouvrit la voie à la création de l’Etat d’Israël, mais déclencha aussi un des conflits les plus amers des temps modernes » [6]

Selon l’historien israélien Ilan Pappe [7] « dès 1887, Nahman Sirkin, fondateur du sionisme socialiste écrivait : ‘’ la Palestine doit être évacuée pour les juifs (…) ; le fait qu’en 1905 les juifs ne représentaient que 6% de la population palestinienne [n’a pas empêché] Israël Zangwill de déclarer que ‘’ les juifs devront chasser les Arabes ou faire face au problème d’une population étrangère [sic!] de grande ampleur ‘’ (…) ; en 1939, Jabotinsky écrivait : ‘’ (…) les Arabes doivent laisser la place aux juifs en Eretz Israël ; s’il a été possible de transférer les peuples baltes, il est possible aussi de déplacer les Arabes de Palestine‘’ ».

Le plan sioniste Daleth rendit effectif ce déplacement forcé grandement facilité par le retrait, en 1947, de la Grande- Bretagne, abandonnant la Palestine au détestable sort qu’elle lui avait forgé. Cette même année, l’Onu créa l’UNSCOP et vota la résolution 181 pour la partition de la Palestine ; aussitôt commença l’expulsion massive des Arabes palestiniens par les sionistes.

En quoi la trahison onusienne et britannique, serait-elle plus respectable ?

Ilan Pappe [8] affirme : « Selon les termes de la résolution de partition, l’ONU devait être présente sur le terrain pour superviser la mise en œuvre de son plan (…) [de] transformation de la Palestine en (…) deux Etats distincts (…). Les Nations-Unies s’y engageaient notamment à prévenir toute tentative de l’une quelconque des parties pour confisquer les terres appartenant aux citoyens de l’autre Etat(…) Dans les débuts du nettoyage ethnique, l’ONU n’a pris aucune autre mesure que d’observer et de rédiger des rapports. ». « La Grande-Bretagne a laissé le nettoyage se dérouler sous les yeux de ses soldats et de ses fonctionnaires(…) ».

À la rigueur, aux yeux de l’Histoire, l’ONU pourrait se prévaloir de l’excuse selon laquelle le mandat britannique, se terminant le 14 mai 1948 à minuit, aurait entravé ses efforts ; mais, après cette date, les Nations-Unies n’ont « aucune excuse pour avoir abandonné le peuple dont elles avaient partagé le territoire et dont elles avaient livré la vie et le bien-être aux juifs (…) ».

La vérité ,c’est que les « maîtres du monde »,se drapant - comme la vieille catin décatie du proverbe chinois - du voile de la virginité , rongés par la culpabilité d’avoir obstinément détourné les yeux du malheur juif, ont cru pouvoir s’en exonérer en donnant comme lot de consolation, non  pas  une partie  du  territoire  du  vaincu  (vous aussi, réfléchissez ! les Allemands  ont  la revanche terrible, pourquoi se les mettre à dos derechef ?) mais celle d’un petit peuple inoffensif , totalement étranger au martyr juif , qui plus est.

Quant à cela, je sais, depuis l’école communale, qu’il est plus aisé de s’accaparer les billes des plus petits. Il n’y a donc rien de nouveau sous les cieux ...

Pour tuer le mythe « des Arabes rangés derrière Hitler » impulsé par le sionisme international.

Le mépris d’Hitler pour les Arabes - qui sont aussi des sémites ! - n’avait d’égal que son mépris pour les juifs. Les Arabes (à cette époque tous colonisés, à l’exception de l’Arabie Saoudite) constituaient, aux yeux d’Hitler, tout au plus une gêne possible sur les arrières des alliés, et ce, à la seule condition que la résistance s’organisât ici et là.

Cette résistance, escomptée par les nazis, n’est jamais venue - si on excepte le cas de l’Irak qui profita de la seconde guerre mondiale pour arracher son indépendance effective ( Indépendance sur le papier :3 octobre 1932).

Bien au contraire, les futurs membres créateurs de la Ligue Arabe – qui naquit officiellement le 22 mars 1945 - avait appelé à l’union sacrée derrière les alliés. Par ailleurs, Marocains, Algériens, Tunisiens, Egyptiens et Syro-Libanais ont participé de cette dynamique et ce d’autant plus volontiers que les USA avaient promis un avenir plus juste pour les nations colonisées, et la Grande -Bretagne une Palestine arabe indépendante dès la fin de la guerre [9].

Nota : Pudeur oblige, nous ne parlerons pas des promesses gaulliennes, de la même cuvée, sinon du même tonneau [10].

Rappelons enfin que la dite division « de volontaires arabes », qu’Al Husseini avait réuni derrière sa personne (grâce à l’appui de l’Allemagne nazie, puissance occupante) n’était composée que de Bosniaques et d’Albanais monténégrins ; elle se rapprochait plus des unités supplétives satellites de la WaffenSS que de la Division Charlemagne [11].

Bref, le rôle d’Al Husseini a été à peine plus remarquable sur le théâtre de la seconde guerre mondiale que celui du fantasque Kabyle Saïd Mohammedi [12].

Quel est le but de cette falsification de l’Histoire ?

" Rien n'est vrai qui force à exclure ! " concluait Albert Camus

Qu’est-ce qui fait de Netanyahu un chiffonnier de l’Histoire, champion erratique de la récupération, du recyclage cynique et de la transduction exponentielle ?

L’inertie aidant, l’homme en vient même à donner quitus à Hitler !

Nul besoin d’être grand clerc pour comprendre que le but de la manœuvre est d’empêcher - aux yeux des juifs d’abord - que l’image du Palestinien errant d’aujourd’hui, spolié, méprisé, brimé, humilié, ne se confonde avec celle du Juif errant d’hier. Il faut enfoncer un coin définitif entre ces deux malheurs et rendre la réconciliation du Palestinien et du Juif impossible, c’est- à-dire asseoir l’apartheid pour les siècles des siècles. [13].

Quel meilleur coin peut-on trouver que de rendre les Palestiniens responsables de la Shoa ? C’est là un recyclage de l’Histoire renversant de cynisme. Ainsi, Al Husseini et les Palestiniens deviennent, respectivement, Juda Iscariote et« le peuple génocidaire du peuple élu», une manière de « peuple déicide » de substitution.

Les relais de l’internationale sioniste sont instamment invités à prêcher cet « évangile de dernière minute » ; aussitôt les antennes médiatiques juives et non juives, zélées, l’effervescence crépitante, catéchisent à longueur de longueur d’ondes.

Le résultat est là sous nos yeux : cette pandémie, toute sioniste, du pourrissement des cœurs dès le berceau, résultat d’une instrumentalisation outrancière de la Shoa et de la dramatisation de chaque fait divers impliquant un juif : il n’y a de victimes que nous les juifs, personne ne nous aime, alors, les autres, on s’en fout … Un autisme et une névrose, dont le CRIF et ses relais sont les vecteurs en France, dénoncés notamment par Danielle Sibony [14].

Oh stupeur ! Le fait que Macron ait bombardé le colonialisme crime contre l’humanité lui a valu en retour « une volée de bois vert » de la part des divas sionistes françaises (Finkielkraut, Goldnabel, Zemmour etc…) : Il ne va quand même pas nous refaire, en France, le coup de Habermas et priver le moulin de la « Shoahisation » de la force motrice conjuguée de la Seine, de la Loire et du Rhône ? « M’enfin !», c’est, en plus, donner à réfléchir à n’importe qui. Les gogos ne vont pas manquer de faire des rapprochements subversifs : cette déclaration présidentielle ne peut que résonner comme une mise en accusation indirecte, par ricochet dirait-on, de la colonisation des territoires occupés ...

Emile Zola, trahi dans ses espoirs[15] - par ceux-là même pour qui il s’est dévoué et a mis sa vie en danger - ulcéré par l’hubris sioniste débridé et le mépris souverain dans lequel la vie des Palestiniens est inscrite, se retournerait dans sa tombe : «ne me suis-je donc tant battu que pour cette infamie ? ».

Le spectacle de l’arrogance et du cynisme sionistes en roue libre et de leurs conséquences sur nos vies - toutes obédiences religieuses ou philosophiques confondues- et surtout sur celles de nos enfants arracherait à l’auteur de « j’accuse !» comme un râle post mortem : « j’enrage! C’est le nouvel assommoir!».

En attendant, nos petits juifs et nos petits musulmans ne se parlent plus, ou seulement du bout des lèvres – et ce, depuis la fin de leur ultime communion dans la chorale de la maternité qui les a vus naître.

Néanmoins, ils sont logés à la même enseigne : l’insécurité psychologique permanente.

Doit-on s’étonner de voir parmi eux des révoltés en herbe qui traduisent, à leur manière, l’hymne nihiliste post soixante-huitard : « j’m’en fous d’la France, on m’a menti On a profité d’mon enfance pour me faire croire à des conneries » ? [16]. https://www.youtube.com/watch?v=xmt7NalRAiY

Documentation

[1] SHAF ,https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/170917/la-coalition-des-interets-particularistes-shaf-ou-l-aristocratie-du-moment
[2] l’Express , https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/israel-netanyahou-accuse-un-religieux-palestinien-d-avoir-fomente-l-holocauste_1727907.html
[3] Le temps , https://www.letemps.ch/culture/deborah-lipstadt-genocides-ne-commencent-balles-mots
[4] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/071117/finkielkraut-une-boucle-de-logique-episode-3

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/081117/finkielkraut-une-boucle-de-logique-episode-4

[5] https://blog.mondediplo.net/2009-11-02-2-novembre-1917-la-declaration-Balfour

[6] Shlaïm Avi, War and Peace in the Middle East: A Concise History, Penguin Books, Londre 1995, in Dominique Vidal, Antisionisme =antisémitisme? Libertalia, p.23.
[7] le nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard 2004, p.357et suivantes
[8] Ilan Pappe, idem p.170 et suivante.
[9] Livre Blanc, mai 1939
[10] https://fresques.ina.fr/de-gaulle/parcours/0006/de-gaulle-et-l-afrique-noire.html  et https://www.histoire-image.org/fr/etudes/alger-capitale-france-libre
[11] Mis à l’index par Messali Hadj, Saïd Mohammedi fut rapidement exclu du PPA/ MTLD). Rappelons que le PPA/ MTLD du « Zaïm », comme du reste le Parti du Manifeste Algérien, de de Ferhat Abbas, avaient joué la carte de la loyauté.
[12]https://fr.wikipedia.org/wiki/33._Waffen-Grenadier-Division_der_SS_Charlemagne_(französische_Nr._1)
[13] https://blog.mondediplo.net/2013-06-08-Israel-Afrique-du-Sud-et-apartheid
[14] https://blogs.mediapart.fr/belab/blog/261118/le-complexe-de-massada

[15] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/020917/du-soi-disant-piege-grossier-deuxieme-partie
[16]. https://www.youtube.com/watch?v=xmt7NalRAiY

 

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