Enseignant-Chercheur, Juriste et Politologue, consultant, Membre de l'Association Française de Droit Constitutionnel, Membre-Expert de l'Institut International de Droit d'Expression et d'Inspiration Françaises (1997-2024)
Limoges - France
Août 1999, soit vingt ans pile aujourd'hui, Mr Henri LOPÈS, ministre-carriériste, prédécesseur de Monsieur Rodolphe ADADA à l'ambassade du Congo en France où il est resté près de vingt ans, accordait une interview à Africa International dont nous avions alors fait une analyse, à lui adressée par voie postale, mais demeurée sans suite. Elle a déjà été diffusée par quelques sites congolais en 2012
À l'heure des grands défis et du désarroi vécu par l'écrasante majorité, avec toutes les perversions qui en résultent, les africains de façon générale et les Congolais en l'occurrence, s'interrogent sur le rôle de l'élite et ce qu'ils doivent en attendre...
Si, pour répondre à l'hégémonie du parlement et à l'instabilité institutionnelle qui en a résulté sous les IIIe et IVe République, le Général de Gaulle a institué le présidentialisme de la Ve République, le maintien de ce modèle au moment du "printemps africain" des années 90, soit trente ans après les indépendances où il avait été greffé, est l'aveu d'une indiscutable et terrible incongruité
Certains analystes le prévoyaient depuis, la réalité le confirme : ça bouge en Afrique, malgré une conjoncture économique qui dans l'immédiat n'est pas tout à fait au beau fixe. Une ambiance et une effervescence diplomatiques qui ne sontt pas sans rappeler celle immédiatement postcoloniale, ou celle de la période dite de la Guerre Froide. Et où en est l'Afrique dans cette 'nouvelle' manche?
On connaît le débat: les idéologies ne meurent jamais(1) ! Et, c'est parfois au moment où on s'y attend le moins que celles-ci resurgissent. Tout de même,il faut que le contexte s'y prête, qu'il y ait une certaine adaptation et, surtout, que son recours ne soit pas creux, simplement opportuniste et circonstanciel, sinon, c'est presque peine perdue...