Enseignant-Chercheur, Juriste et Politologue, consultant, Membre de l'Association Française de Droit Constitutionnel, Membre-Expert de l'Institut International de Droit d'Expression et d'Inspiration Françaises (1997-2024)
Limoges - France
Au Congo-Brazzaville, principalement depuis 1997, année du retour sanglant de Sassou-Nguesso au pouvoir, les affaires, très graves, se suivent et se ressemblent, à de différences de degré, sans jamais que les coupables ou responsables ne soient mis en cause, de façon objective.
Le 4 mars 2012, en milieu de matinée, Brazzaville, la capitale de la République du Congo, est secoué par de violentes et inédites explosions, avec de retentissements jusqu'au Congo voisin, la RDC. Quelles peuvent être les causes de ces événements et, surtout, comment se sont comportés le pouvoir et les différents services habilités pour répondre à cet apocalypse ?
Si, théoriquement, l'élite africaine se targue en général d'être animée d'abord et avant tout par la construction nationale et la satisfaction de l'intérêt général, dans la réalité, et de façon aiguisée en Afrique centrale, elle privilégie ses intérêts particuliers, frisant parfois le mercenariat contre son pays, et au profit du pouvoir établi, quelle que soit sa nature...
Le 9/11/2010, après l'appel du parquet contre l'ordonnance permettant l'enquête sur le patrimoine de certains chefs d'État africains en France, et au pourvoi en cassation de Tranparency et Sherpa, la Cour de cassation rendait une retentissante décision autorisant la poursuite de l'enquête. Ce fut l'effervescence absolue, un quasi état d'exception politico-médiatique dans les 3 États intéressés...
Rien n'a fondamentalement changé entre les dernières législatives congolaises dont le deuxième tour a eu lieu ce mois d'août, et les précédentes d'il y a cinq ans que nous analysions alors sous l'intitulé ci-dessus, et que nous reproduisons ici. En attendant donc de relever bientôt les "nouveautés" de 2017 qui se résument au "Paroxysme du 'coubertinisme' électoral au Congo", rappel de 2012...
Les réseaux sociaux, et les réactions africaines, flambent, et dans tous les sens, depuis la réponse faite par le président français, Emmanuel Macron, au dernier G 20, à la question posée par un journaliste africain de savoir ce qu'il pensait d'un éventuel Plan Marshall pour l'Afrique: colonialisme, racisme, ignorance, irréalisme, malthusianisme,etc.. sans préjudice d'insultes, inondent la toile