Comment lutter contre la subordination par nos croyances ?

Le monde des parasites capitalistes nous conditionne socialement à accepter et entretenir toutes les formes de subordinations des autres pour des intérêts personnels. Dans ce billet nous allons vous proposer une réflexion sur des moyens de lutter contre ces endoctrinements et contre les effets de la subordinations aux autres par nos croyances.

Comme nous l’avons vu dans «Comment ne pas être subordonné socialement par nos capitalistes grâce à la force ?» la première forme de subordination des autres qui est apparue est la contrainte par la force.

Après avoir abordé Une autre réflexion historique du capitalisme où nous avons inventorié les types de subordinations des populations et qualifié cela de formes de possessions capitalistes (pour tirer une rente des autres, ce que les religions appelaient l’usure), nous avons alors analysé les raisons structurelles de ces subordinations avec Comment les structures des organisations sociales favorisent-elles les capitalistes ?, et enfin nous avons expliqué historiquement pourquoi ces types de subordinations se sont imposées avec le temps dans Du mutualisme du travail à l'autoritarisme des financiers du placement.

Nous allons maintenant pousser la réflexion sur les façons de lutter contre la subordination aux autres par nos croyances. Et c’est la partie de notre analyse la plus complexe.

Pour cela il nous faut comprendre que tous nous avons des croyances, et donc de l’erreur en nous, et que nos croyances se construisent suivant :

  • Notre perception et fonctionnement cérébral personnel, l'information que l'on reçoit. 
  • Notre communication avec les autres et notre environnement.
  • Suivant le conditionnement éducatif qui est le notre.

Recherche information internet © FRANC SERRES Recherche information internet © FRANC SERRES

L'informatif

L’information pour un individu est constitué de plusieurs étapes:

  1. Des capteurs de notre environnement.
  2. Une mise en cohérence de l’information reçue que l’on appelle l’analyse de cohérence.
  3. Un apprentissage informationnel par mémorisations d’expérimentions.

Perception vue et ouïe © FRANC SERRES Perception vue et ouïe © FRANC SERRES

La perception

C’est la partie biologique de notre personne qui capte notre environnement. Ce sont les types d’informations que nous percevons de notre environnement.

  Les capteurs :

 Ces perceptions sont partielles suivant :

  1.  La vue avec les vibrations visuelles (de la fin de l’infrarouge, avec 1.4 million de vibrations à la seconde, ou début de l’ultra violet avec 2,5 million de vibrations à la seconde),  suivant la combinaison de trois couleur primaires (vibrations qui toutes ensembles donnent le blanc) et de l’intensité (suivant l’amplitude, le noir étant la faible amplitude ou l’absence des couleurs).
  2. L’ouïe avec les vibrations sonores (de 20 vibrations par secondes à une vingtaine de milliers par seconde) suivant une décomposition spectrale dans la cochlée (perception des notes qui sont l’équivalent des couleurs primaires. Les accords étant les autres couleurs), et avec une perception spatiale avec le vestibule.
  3. Le toucher de perception d’étirement, de pression et de vibrations, avec la perception de température. Il faut ajouter à cela la proprioception de perception de position des muscles dans l’espace, de longueur des muscles, et de tension des muscles (spatialité).
  4. Le goût de perception chimique du sucré, du salé, de l’amer, de l’acidité et de l’umami.
  5. Les odeurs de perception chimique des substances volatiles.
  6. Et ceux dont nous ignorons l’existence.

PerceptionHumaine © FRANC SERRES PerceptionHumaine © FRANC SERRES

L'observation

Nos capteurs que nous associons à des sens sont en fait sur quatre perceptions physiques d’observations de notre environnement :

  1. La dynamique mécanique de l’ouïe et du toucher (positions, mouvements, forces).
  2. Sur la perception du vibratoire (sons, lumière, température) avec la vue, l’ouïe et le toucher (vitesses de vibrations et compositions spectrales).
  3. L’inventaire chimique de la matière avec le goût et l’odorat (détections de molécules et identification).
  4. Et enfin potentiellement la perception magnétique (aura)

  Les domaines de perceptions :

Ce petit inventaire de nos capteurs d’informations environnementales permet déjà de mettre en valeurs nos erreurs d’interprétations sur nos sens. En effet par exemple le son et la vue sont deux façons différentes d’observer la même chose, les vitesses de vibrations (mélodie et couleurs). Cela met aussi en compréhension nos erreurs de perceptions avec des parties pris naturels d’observations tronqués suivant des angles d’observations. Comme sur les vibrations dont nous ne percevons pas les infrasons, les ondes radios et les rayons cosmiques, et dont nous avons une perception partielle des infra sons, des ultra sons, des infra rouges et des ultra violets. Ce qui fait qu’il n’est pas naturel de comprendre le lien entre le son et la lumière, le lien entre la pression et la température, les liens entre les couleurs et les mélodies, etc.

Donc déjà nous devons prendre du recul sur ce que nous observons avec nos sens. Ils ne sont qu’une présentation orienté et erronée de notre environnement.

Recherche d’information © FRANC SERRES Recherche d’information © FRANC SERRES

 L'analyse

 Mais notre cerveau nous retranscrit-il l’information exacte de notre perception physiologique ?

La connaissance du cerveau et la technologie liée à cette connaissance permet de répondre à cette question.

Nous savons actuellement que notre cerveau fonctionne suivant deux niveaux de perceptions, ce que l’on appelle notre mémoire de travail et qui est notre conscience, connectée avec notre inconscient qui représente les mémoires de perceptions (l’analyse de nos capteurs), procédurales (les programmes d’exécutions mécanique), sémantiques (l’archivage logique et de logique d’expérimentations) et épisodiques (notions du temps et d’ordonnancements).

Donc notre perception est gérée de façon quasi inconsciente, est plurielle, et pour le commun des mortels nous n’en n’avons aucune conscience. C’est à dire que nous avons une perception analysée (par des experts comme avec nos médias), comment s’en rendre compte ?

Prenons l’exemple de notre vue (dont nous avons des applications technologiques avec nos webcams). Notre œil perçoit nos vaisseaux sanguins dans la rétine, alors pourquoi nous n’en avons pas conscience ?

  la logique :

Pourtant il existe des indices qui devraient nous permettre de percevoir notre pluralité. Pour la mémoire de perception c’est lorsqu’une odeur nous arrête tout net dans un échange de communication (humm cela sent bon!). Pour la mémoire procédurale, c’est lorsqu’on est absorbé dans nos pensées et que machinalement on reprend le trajet en voiture de son lieu de travail à la place d’aller faire ses courses (réflexe de Pavlov). Pour la mémoire épisodique, c’est quand subitement on se rappelle que l’on a oublié un rendez-vous (mer… j’ai oublié d’aller chez mon toubib!). Pour la mémoire sémantique, c’est lorsque tout à coup nous vient une idée au cours d’un échange (Euréka!). etc.

Donc cette mise en cohérence entre des éléments distincts c’est ce que l’on appelle de la logique. La logique se construit alors suivant des perceptions avec une mise en comparaisons pour créer une cohérence. 

  l'observation statistique et la déduction probabiliste :

 Mais cette logique peut-être contradictoire. En effet pour avoir une cohérence logique il faut que les éléments de comparaisons soit bien défini et bien compris (perception atomique, de l’indivisible du sens grec). Nous avons vu que nos analyses reposent sur notre perception. Cette perception est tronquée. Du fait que l’on prélève un échantillon informationnel de notre environnement nous rentrons dans la perception probabiliste de notre environnement. De la même façon que l’on considère que les couleurs et les mélodies sont distinctes parce que nous captons les vibrations avec deux capteurs différents. Nous construisons alors sur ces erreurs des cohérences du faux avec sa logique. C’est ce qui caractérise l’entropie et par effet de bord l’erreur.

Exemple des schizophrènes dont les hallucinations sont la conséquence d’une désynchronisation chimiques des mémoires (les malades ayant des prédispositions génétiques et la maladie est souvent déclenché à cause de problèmes sociaux ou d’une prise de stupéfiants), ce qui engendre des erreurs de perceptions et le malade retranscrit ces erreurs suivant sa culture éducative avec des hallucinations

Donc pour garder notre cohérence psychique sur notre perception, soit on construit des raisonnements complexes pour rendre cohérent ces perceptions (Scientifiques conservateurs comme avec la matière noire et l’énergie noire qui refusent d’autres alternatives, les religieux et leurs réécritures/adaptations/réinterprétations constantes des textes bibliques avec les évolutions de la science ou des gouvernances), soit on fait des analogies simplistes (sectaires et manipulateurs comme le libéralismele fascisme, le nazisme, les religieux ultra, les extrémistes idéologiques, les maladies mentales, etc.), soit pour corriger ces erreurs on expérimente suivant des tests logiques dans notre environnement et on se construit une logique sur des faits (démarche scientifique).

Renaissance © FRANC SERRES Renaissance © FRANC SERRES

Les faits

Donc cette démarche scientifique est un processus d’apprentissages sur des faits : 

  1. Réflexion
  2. Observationnel
  3. Expérimental
  4. Analyse

La réflexion, c’est partir d’une croyance, avec sa mise en logiques d’informations internes à sa personne (capitalisations d’interactions avec notre monde réel, c’est à dire comment on se représente le réel). C’est construire la théorie (croyance idéologique ou théologique). Par exemple qu’un animal plus gros domine un animal plus petit par sa puissance prédatrice.

L’observationnel, c’est estimer les effets de cette réflexion logique sur le monde réel, ce que l’on devrait percevoir, les prédictions, comment cela devrait réagir, etc. Ce sont les règles logiques sur notre environnement conséquence de la réflexion. Sur l’exemple précédent, que les animaux équipés des armes technologiques prédatrices les plus évoluées dominent les autres par leur taille.

L’expérimental, c’est la confrontation de reproduction dans le réel de ces règles avec la perception environnementale. Donc pour notre exemple nous utiliserons deux observations qui ne vérifie pas cette théorie. L’une est biologique avec les virus et les bactéries qui tuent l’être humain alors qu’il utilise ses facultés d’analyses pour exterminer virus et bactéries. L’autre est militaire avec une armée moderne (Anglaise) sur équipé avec des armes de guerre modernes (mitraillettes, véhicules motorisés, mortiers, etc.) qui a été défaite par des zoulous avec des armes de guerre archaïques (lances et flèches).

L’analyse c’est la confrontation des différences suivant l’angle des erreurs. C’est la construction logique par une remise en cause des logiques et des faits d’observations suivant les erreurs possibles. Pour notre exemple, sur les virus ce n’est pas la totalité des êtres humains qui sont mis en danger par un virus ou une bactérie, peut-on dire alors que les virus et les bactéries dominent l’homme ? Pour l’armé moderne, c’est la sous estimation des moyens modernes mis en jeux qui à fait la défaite des Anglais par rapport au nombre de combattants, peut-on dire que cela invalide le résonnement ?

Ce qui fait notre intelligence humaine, c’est notre capacité de recherche et de correction de ces erreurs par expérimentions et confrontations logiques au réel, la fameuse démarche scientifique. C’est aussi ce qui fait notre capacité à apprendre. 

Donc l’analyse de nos erreurs est notre source d’intelligence, et le partage avec notre environnement notre apprentissage évolutif.

La recherche des faits à la place des dires d’experts et des leaders. La confiance des faits en notre possession par l’estimation de l’erreur de perception véhiculé, et sa confrontation au réel (exemple des vidéos en live des gilets jaunes, sur l’affaire Bénalla, contre la parole de propagande des plateaux télé). C’est la première des solutions pour lutter contre la mise en subordination informative par les autres. 

Communication © FRANC SERRES Communication © FRANC SERRES

La communication

 Cet apprentissage évolutif se fait avec notre environnement. Et comme notre environnement est aussi social nous le faisons aussi avec les autres humains. Et les autres humains, comme nous même, sont pleins de croyances. 

La communication © FRANC SERRES La communication © FRANC SERRES

L'échange

 Donc ces hommes et ces femmes (et autres) sont imprégnés de plus ou moins d’erreurs de croyances suivant leurs capacités d’ouverture à la gestion de l’erreur (tolérance) et à l’expérimentation sur leur environnement (ouverture d’esprit).

  erreurs de références :

 La première des erreurs que nous faisons en échangeant entre nous est sur l’information (ici c’est au delà des interférences de canal communiquant comme la parole ou l’écrit). Nous avons des vécus différents et nous communiquons l’information entre nous au moyen d’un protocole que nous appelons le langage. Comme vous avez du le comprendre avec ce que nous avons expliquez en amont, le langage ce sont des mots qui sont mis en logique suivant une expérimentation avec notre monde extérieur (même pour le langage logique mathématique), ce sont des apprentissages individuels. Nous avons tous des parcours d’expériences différents, et même sur l’utilisation/connaissance de ce protocole que l’on appelle le langage. Donc comme l’explique bien la fabrique de consentementla présence, l’absence, le sens d’un mot change le transfert d’information. À l’image de notre œil qui ne nous communique pas l’information de nos vaisseaux sanguin dans la rétine qui fait que l’on croit à la réalité de notre perception visuelle.

  erreurs d'analyses :

Donc entendre l’autre c’est interpréter suivant soit l’information de l’autre. Sans interactions apprenantes nous sommes dans l’information et non la communication (apprentissage). Donc l’information qui nous est transmise perd de sa cohérence à cause de notre interprétation de croyances (on imagine une réalité), et c’est la perte de cette réalité par décohérence d’échange qui nous fait percevoir le défaut communiquant. Mais si nous gardons une cohérence de l’information sur nous même nous sommes dans ce que l’on appelle un dialogue de sourds. Avec l’exemple de ceux qui se disputent et disent la même chose, ou ceux qui bave notre président et s’écoutent eux même (technique de ne rien dire avec une communication qui renvoi à soit, égocentrisme).  

Cas d’école l’écrit. Avec l’ouvrage «Avant les dieux la mère Universelle» de Françoise GANGE très référencé sur des faits que l’on peut vérifier, l’ouvrage «Bienheureux les enfants de la mère» de Philippe ANABA qui fait référence à des experts, ou pire avec la propagande manipulatrice d’extrême droite de l’ouvrage «Le mensonge Universel» de Pierre JOVANOVIC. Nous sommes sur un média informatif, un livre, sans interaction possible avec l’auteur. Dans le premier cas on peut vérifier le gros dans des musés, dans les universités, sur des cites archéologiques ou avec d’autres domaines scientifiques comme la paléogénomique. Ce qui permettra de trouver une erreur d’affirmation à la fin du livre avec la paléogénomique qui montre que le patriarcat vient d’Asie et n’a pas été inventé à Sumer comme le dit sa conclusion (mais cela reste un ouvrage universitaire historique de référence à conserver dans sa bibliothèque personnelle). Dans le deuxième cas cela demandera un investissement personnel de vérification qui nous conduira à la crédibilité de l’auteur sur un point de vu d’experts mais pas sur ses affirmations. Dans le dernier cas, très pédagogique, on peut observer le détournement du savoir caché, par nos libéraux et nos religieux, pour cultiver une épopée de propagande politique basée sur l’émotif (ici de la domination masculine philanthrope) avec quelques vérités historiques cachées (façon complot illuminati, alors que c’est la convergence systémique du capitalisme au travers des banques du placement). C’est noyer le poisson du patriarcat, de la hiérarchie (aristocraties) et du libéralisme (nos ploutocrates du capital) avec de la vraie information religieuse en faisant des analogies logiques et douteuses basées sur l’émotion et le désir (fabrique de consentement).

   communications correctives :

Donc pour passer de l’information à une communication, il faut une interaction.

  • Soit de recherche personnelle sur l’information fournie. Cela demande des moyens et la diversification des sources d’informations même les plus improbables. Comme dans mon exemple avec Pierre JOVANOVIC, où c’est à partir de son information que j’ai pu rechercher et trouver les faits de la révolution patriarcale il y a 5 000 ans (ce qui a changer ma vision personnelle sur ce sujet et sur l’approche capitaliste). C’est l’apprentissage par confrontation des faits.

Le deuxième moyens de lutter contre la manipulation de croyances sur de l’information, c’est l’ouverture à la diversité des informations avec un filtrage sur les faits derrière les croyances. C’est la démarche d’enquête Sherlokoms.

  •  Soit par une interaction communicante avec l’orateur pour avoir une vision en commun du référentiel des mots et une recherche des faits derrière ses analyses et ses croyances exposées (différence entre dialoguer qui est savoir sur quels faits on appui son résonnement, et affirmer son idéologie qui n’est pas prouver). Donc ce que Frank LEPAGE appelle l’éducation populaire.

Le troisième moyens c’est l’échange d’expériences sociales personnelles suivant les principes de l’éducation populaire. Plus on est nombreux à partager nos vécus personnels, plus on a une expérimentation sociale de l’analyse des erreurs des uns et des autres. 

Dispute femme homme © FRANC SERRES Dispute femme homme © FRANC SERRES

Le positionnement relationnel

Mais on peut aussi s’entendre, et ne pas écouter l’autre par manque d’interactions. Ces coupures de l’échange communiquant sont la perte de l’écoute pour des raisons de relations sociales.

  positives :

 La confiance en l’autre est la première des erreurs. Dans le couple, avec ses amis, avec sa famille, au travail et parce qu’on a une connaissance de l’autre, on en oublie nos différences de perceptions et d’expériences. Donc l’implicite devient la généralité et la non communication s’installe. Cette non communication avec le temps est source de conflits et de manipulations.

Exemple des femmes qui s’épanouissent dans la perception des autres, et des hommes qui se réalisent dans la performance à l’autre. Qui fait qu’avec le temps dans le relationnel de couples les hommes viennent de Mars et les Femmes de Vénus. Comportement éducatif ou génétique, je vous laisse votre libre arbitre sur le sujet ;-) La guerre des sexes se vivant différemment selon que l’on est une libérale anglo-saxonne de l’individualisme ou tout est génétique, ou héritière de l’ancien monde social des européennes ou tout est collectif.

Je vous donne un indice de recherches : Comment dans les lois sont protégés les individus sur leurs discriminations ?

  négatives :

 L’opposition relationnelle de l’autre est la deuxième des erreurs. On n’écoute plus l’autre, on s’écoute parler, on reste sur ses certitudes, on veut imposer à l’autre, etc. Et il faut lire «l’art de la guerre» de Sūn Zǐ pour en comprendre l’intérêt pour notre apprentissage de l’autre et de nos erreurs. Notre pire ennemis peut-être notre meilleur amis pour évoluer sur nous même dans notre apprentissage de la vie. C’est comprendre ce qui fait de nous son ennemi pour mieux le combattre, et quelles sont nos erreurs qui sont l’allié de notre ennemi dans un groupe social.

Exemple du refus des frontières sous prétexte d’universalisme humain. Alors que les libéraux utilisent cet universalisme pour casser les collectifs de travailleurs avec la sous-traitance et la prestation, et les collectifs sociaux des états avec les délocalisations et les travailleurs détachés. L’ouverture du salariat et de l’artisanat au frontière permet la mise en concurrence salariale et artisanale pour tirer les revenus des travailleurs vers le bas. C’est ce qui a permis à une certaine vrai gauche de comprendre que le débat est sur la relocalisation des productions et des travailleurs sur tout ce qui est besoins vitaux de nos collectifs sociaux (économie sociale et solidaire, développement autonome des pays émergents), et que nous vivons dans un monde parasité mondialement par la financiarisation du capital. D’où la nécessité, comme avec le coronavirus, d’un isolement économique protecteur. Et c’est ce qui permet à l’extrême droite, qui ne veut rien changé aux exploitations aristocratiques (la preuve, ils sont royalistes, pour la répression policière et pour l’économie libérale du placement des milliardaires, contre la redistribution des richesses produites vers ceux qui les crées à la force de leur travail, contre la différence genrée et culturelle, etc.) parce qu’ils sont la roue de secours lorsque cela va mal pour leur système financier.

  inattentives :

Dans nos échanges nous ne faisons pas toujours la démarche de vérifier les faits de la logique exprimé ou la façons de les comprendre suivant comment on les observe. On se plie à la justesse du raisonnement, à la supposée sagesse de la majorité, on fait confiance. Mais comme un mouton quand la majorité est conditionnée à aller à l’abattoir on les suit pour notre fin définitive.

Donc une règle pour lutter c’est l’écoute et un bon questionnement de l’autre pour être sûr de bien le comprendre avec les faits qui construisent son raisonnement logique 

Conditionnement religieux © FRANC SERRES Conditionnement religieux © FRANC SERRES

Le conditionnement

 Comme naturellement nous évitons les dangers en première règle de survie, c’est pour cela que nous subissons le conditionnement et la subordination des aristocraties depuis 5 000 ans (forces, croyances, gouvernances, économiques et logistiques). C’est très difficile de changer ces conditionnements comme nous en avons été témoin avec les dictatures dit communistes (qui ne sont que des aristocraties de croyances de la bureaucratie à l’image des religieuses, et ne sont certainement pas du communisme/collectivisme/mutualisme). 

 La domination commence là où la résignation prend place (accepter sa mort), et le renversement des tirants de nos aristocraties se fait avec la révolte collective dans un rapport de force (lutter). Nous ne construisons pas le collectif de défense par le nombre du grégarisme alors que nous subissons une vie de plus en plus dure. Pourtant ce grégarisme naturel c’est ce qui nous caractérise nous l’espèce humaine. Suivant le darwinisme nous avons actuellement régressé vers une organisation sociale coloniale dans ce système capitaliste (nous étions eusocial il y a 5 000 ans). Comment s’y prenne nos tyrans des aristocraties pour nous conditionner sur de fausses pistes de raisonnements ?

La famille © FRANC SERRES La famille © FRANC SERRES

Familial

L’équilibre social, il y a plus de 5 000 ans, reposait sur l’organisation sociale familiale matrilinéaire. Les frères étant les pères des enfants des sœurs, la propriété est collective et familiale. Les groupes humains sont nomades ou pseudo sédentaires, et la reproduction se fait au grès des rencontres avec les autres groupes familiaux sur de larges territoires. C’est ce qui empêche la consanguinité. Donc naturellement nous sommes polygames, ce qui a été montré par la paléogénomique, et partageur.

Cette organisation familiale basée sur l’économie d’entraide (qui donnera naissance aux chiffres et à l’écriture avec la comptabilité de la dette d’aide), on peut encore en voir les réflexes comportementaux dans la précarité. On s’entraide.

Exemple du métro parisien ou si en temps normal vous dites bonjour à quelqu’un d’inconnu, il vous regarde comme si vous l’aviez agressé (conditionnement médiatique social sur la peur de l’autre, des pauvres des banlieues, des différents, etc.). Sauf lorsqu’une grève bloque le transport, et là tout le monde parle avec tout le monde fraternellement et s’entraide à cause du sentiment de précarité…

Puis avec l’histoire et l’ouvrage «Avant les dieux la mère Universelle», entre autres (des ouvrages d’histoire sur l’Égypte ancienne vont en ce sens), on perçoit dans les traductions des écrits historiques de cette époque qu’un déséquilibre se créé avec la divination de la femme, ancêtre de la religion monothéiste judao-christiano-musulmane, avec des animaux qui sont une métaphore du passage des hommes lors de leur coït sexuel. C’est la naissance de l’aristocratie idéologique sur le culte sexuel de la femme (sexualité de groupes).

Ce déséquilibre ne se fait pas à cause du sacrifice de la vie des hommes pour être le mâle reproducteur pendant quelques années dans ce collectif de dames du culte. Mais c’est suite à la discrimination sexuelle dont elles faisaient preuve vis-à-vis des nomades et des éleveurs. Avec un comportement de préférence aux hommes sédentaires agriculteurs et aux artisans (signe de modernité, et de cité). Mettant ces éleveurs et nomades à la disette sexuelle, rompant avec la tradition familiale de partage. Disette sexuelle dont on connait les effets sur l’agressivité des hommes.

 Et avec le temps cela a permis à une population masculine venue d’Asie de faire déferler le déluge (terme pour dire catastrophe certainement en référence à une catastrophe naturelle de la mer méditerranée de mémoire d’hommes, que nous retrouvons dans la réécriture des textes du culte de la femme dans la genèse avec l’arche de Noé) du patriarcat dans ces cités. C’est le fameuse histoire de l’épopée patriarcale de Gilgamesh par exemple. Déferlante d’autant plus facile que les familles étaient ouvertes aux autres pour se reproduire, et n’avait pas besoin de protections militaires… En archéologie nous en avons les preuves de ce bouleversement social avec la paléogénomique.

Collectivisme préhistorique © FRANC SERRES Collectivisme préhistorique © FRANC SERRES

Social 

Ces asiatiques prennent par la force ces citées du culte de la femme pour imposer le patriarcat. Une grosse partie des femmes fuient vers le nord pour échapper au patriarcat. La pénurie de femmes engendre alors des conflits entre cités pour conquérir des femmes. C’est le début des aristocraties militaires. Nous en avons même une histoire célèbre, plus tardive, avec la «Guerre de Troie» d’Homère.

Cette réorganisation familiale patriarcale a reprogrammé le comportement individuel des hommes et des femmes. D’abord c’est la généralisation de l’aristocratie avec la mise en place de la hiérarchie familiale (les classes sociales) qui deviendront les aristocrates de nos cités (la bourgeoisie), puis des monarques et des empereurs. C’est la naissance de l’aristocratie familiale (royautés).

Des femmes sont devenus des objets sexuels de possessions individuelles pour les hommes avec le premier contrat d’esclavagisme, le contrat de mariage. C’est la rupture de la propriété collective familiale. Cela va engendrer la dote avec le passage d’une femme d’une famille a une autre, et la mise en pratique de l’esclavagisme avec les enfants mâles de ces femmes esclaves sexuels. C’est le début de l’exploitation économique de la force de travail des autres grâce à la possession des individus. C’est la naissance des aristocraties économiques. C’est l’exploitation du travail des autres par la possession individualisé ou communautaire des moyens de productions. 

Les femmes vont aussi changer de comportement en passant des acteurs économiques de la société (travailleuses comme les autres, décideuses de leur sexualité) aux objets de possessions de ces hommes (paraître pour séduire et se vendre). C’est aussi la rupture de l’ordre économique avec le passage de l’économie d’entraide (le culte de la femme subsistait en échange de sexualité avec un rôle social), à celle de la rente par l’impôts. Le remplacement des prêtresses du culte de la femme par des hommes (naissance du polythéisme) sans contres parties sexuelles à rompu l’économie d’entre aide. Les aristocraties de croyances imposent alors par la force l’impôt (au culte, au gouvernants, etc.). Et avec le temps (vers -700), cet impôt se transforme en argent. C’est la financiarisation de l’économie, la fameuse valorisation, ou création de valeur économique actuelle. Valeur où le bien commun et le gratuit devient payant en proportion inverse de ses revenus. L’argent qui avec le temps impose la rente (usure), et c’est la naissance de l’aristocratie ploutocrate et la mise en servitude de tous les travailleurs par le contrôle des trésoreries des moyens de productions avec la quantité d’argent en circulation et l’impôt aux dominants individualisés des aristocraties.

Et c’est la spirale infernale des aristocraties de subordinations des autres qui se met en place avec les conflits entre elles dans des guerres jusqu’à nos jours…

Éducatif © FRANC SERRES Éducatif © FRANC SERRES

Éducatif

Tout ceci est négatif pour les populations féminines et des hommes n’acceptent pas ce fonctionnement social de la famille. C’est un mouvement migratoire qui se met en place. C’est alors la naissance de la propagande pour faire accepter la version du tyran aux populations restantes en réécrivant l’histoire à l’avantage des aristocraties avec des épopées. Le but est de faire accepter aux populations cette nouvelle réorganisation sociale. Ce sont donc des histoires sur le culte de la personne, avec des héros et des méchants, où l’on prend soin de ne pas aborder l’organisation sociale et des faits à l’origine. Il faudra attendre les grecs pour cela. C’est la fabrique du consentement éducatif, historique, médiatique et publicitaire. Les réalités deviennent des épopées de distorsion des réalités à l’avantage des vainqueurs. Ces épopées son exagérées et déformées pour devenir des mythes. Ces mythes avec le temps s’imposent aux réalités grâce aux gourous pour ceux qui veulent y croire et les écoutent. Puis par l’endoctrinement des plus petits forment des sectes. Ces sectes deviennent majoritaire et le mythe devient réalité car imposés par le pouvoir au plus grand nombre. Voici comment on est passé en 5 000 ans du culte de la femme et de la nature, à sa diabolisation avec le conditionnement social à la servitude aux aristocraties.

Toute cette partie historique c’est pour faire comprendre que notre culture est un conditionnement social par nos aristocraties. Cela part de la famille, en passant par notre éducation scolaire et cela finit dans la société avec notre travail et notre gouvernance sociale. Pour changer, cela suppose une remise en cause personnelle, familiale, éducative et sociale, c’est-à-dire de notre culture. Ce qui n’est pas évident à faire. Ces aristocraties imposent leur propagandes en modifiant les faits et en orientant sur les héros, les experts, les stars plus que sur les faits et les données concrètes. C’est comprendre que l’histoire des rois, les communications médiatiques des stars de la télé, du monde de la politique, du show-biz, des scientifiques à la mode, des religieux, des télés réalités, etc. sont la résultante d’un filtrage par ces aristocraties. C’est toute cette communication sur la réputation et la morale qui éclipse le fond des faits et des données qui nous permettrai de lutter contre cet endoctrinement.

A titre d’exemple et de témoignage, c’est ce qui se passe actuellement sur Wikipédia. Wikipédia a été créé à l’origine comme un moyen de s’opposer à la main mise de la communication du savoir par des grands groupes financiers qui avaient commencé avec la mise en possessions de la presse scientifique universitaire américaine années 90 (puis est venu celle des Européens). Internet étant encore un lieux de liberté de communication pour des anarchistes, des humanistes (comme moi), des gauchistes, plus pour quelques marginaux conservateurs libéraux ou d’extrême droite prônant la liberté individuelle absolue d’expression par l’informatique, on a créer Wikipédia France (fin des années 90. J’étais à l’association ALL sur Montpellier où se trouvait l’administrateur France de Wikipédia). Cela faisait aussi suite à la bataille sur les brevets, avec les retours d’expériences sur ceux du vivant. Nous avions alors la crainte, à juste titre, que nous ayons une mise en possessions des connaissances de l’informatique et des mathématiques, et indirectement du droit à la pensée. Donc dans une démarche scientifique, ce qui était important au début, en plus de la liberté de partage de l’information, c’était surtout de ne pas effacer l’information, même erronée, pour en montrer pédagogiquement les erreurs avec les faits et les données dans un soucis universel d’éducation populaire et de pluralité des savoirs et connaissances (comme doit le faire une encyclopédie digne de ce nom). Pour ne pas le réserver à des experts endoctrinés par ces aristocraties dominantes (qu’on appelle oligarchies maintenant). C’était le rôle des échanges sur la page des Discutions pour construire ces logiques de diversités de savoirs et d’erreurs. Nous avons été témoin des tentatives des religieux, des politiques, des showbiz et des dirigeants de manipuler l’opinion à partir de Wikipédia. Nous avons résisté avec des contres mesures techniques. Mais avec la notoriété et l’évolution démographique des contributeurs (les correcteurs faisaient 90% de l’activité, et les gros contributeurs d’articles le reste) ce sont avec le temps les gros correcteurs qui se sont imposés. Ils ont pris le pouvoir, et avec la main mise du temps de Sarkozy (faux Gauliste et agent de la CIA) est arrivé une belle brochette d’experts de ces aristocraties universitaires, officielles et médiatiques qui se sont mis à effacer ce qu’ils considéraient comme faux en tant qu’experts (même ce qui était sourcé avec des références justes, mais dérangeant à leurs croyances d’aristocraties universitaires de théoriciens). Et quand il est question des libéraux la parole d’un expert théorique vaut mieux que les données réelles. Et pour effacer les réalités alternatives qui ne vont pas dans leur sens ce sont des champions. Donc ces gens là considèrent qu’un universitaire de la théorie de l’économie libérale enfermé dans son bureau à la FAC (et ayant été sélectionné par une aristocratie de pairs de la théorie libérale), est plus expert que l’ingénieur (formé comme lui dans le milieu universitaire et qui a travers ses études d’électronique numérisait les modèles mathématiques économiques sur ordinateur) qui gère la machine avec les données réelles, qui voit les réalités du terrain et le background de la mafia financière en bon scientifique de la recherche appliqué n’est pas un expert.

Ce conditionnement culturel familial et social nous le subissons tous! femmes, hommes et autres… Dans notre recul sur nous même, sur nos décisions, dans notre relation sociale aux autres, dans notre rapport social de dominant ou de dominé, dans notre vision morale de la sexualité, dans notre comportement sexué, dans la remise en cause de notre conditionnement parental à cause de notre affectif subordonné, dans nos approches du travail et de la possession, dans notre droit à la communication et à l’information, dans notre droit à penser et à l’exprimer. Cela engendre en nous des contradictions, des souffrances et des radicalismes comportementaux et idéologiques. Soit de fuites de ces réalités. Soit de protections conservatrices pour garder les avantages parasitaires d’aristocrate (à la CGT ce sont les secrétaires à vie, à l’image des dictatures communistes). Soit de révoltes sociales pour en extraire ces parasites aristocratiques (les gilets jaunes). Ces aristocraties nous amènent même à avoir des troubles du comportement qui débordent jusque dans notre activité professionnelle.

Nous sommes un être fait d’erreurs, et c’est ce qui fait notre potentiel d’intelligences personnelles. Mais c’est aussi ce qui permet la manipulation de subordination par nos aristocraties avec de la fausse information et un conditionnement social et familial, qu’ils appellent la fabrique du consentement.

Donc une démarche scientifique basé sur l’apprentissage universel des connaissances avec un angle d’observation sur les faits, confronté dans le partage sur les réalités de notre environnement avec une ouverture sur le plus grands nombre de personnes, c’est pour moi la seule méthode pour se sortir de ce conditionnement. Et l’éducation populaire c’est un de ses outils.

Dans le prochain article nous allons essayer de proposer des solutions pour être des êtres d’intelligences collectives en abordant le problèmes des gouvernances et des décisions collectives, qui sont directement liées aux problèmes des aristocraties…

 

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