Comment lutter contre les subordinations par nos gouvernances ?

Vivons nous réellement dans une démocratie ? Décidons-nous de nos choix sociaux ? Quand nous observons le monde et la France d’aujourd’hui on peut raisonnablement en douter. Alors comment rendre cette gouvernance sociale aux citoyens ?

Dans Une autre réflexion historique du capitalisme nous avons inventorié les types de subordinations des populations et qualifié cela de formes de possessions capitalistes (pour exploiter son prochain et en obtenir une rente personnelle).

Avec Comment les structures des organisations sociales favorisent-elles les capitalistes ?, nous avons alors analysé les raisons structurelles de ces subordinations.

A la fin, nous avons expliqué historiquement pourquoi ces types de subordinations se sont imposées avec le temps dans Du mutualisme du travail à l'autoritarisme des financiers du placement.

Suite à ce constat, nous avons réfléchit à «Comment ne pas être subordonné socialement par nos capitalistes grâce à la force ?», puis à «Comment lutter contre la subordination par nos croyances ?».

Nous allons maintenant aborder la réflexion sur les façons de lutter pour reconquérir socialement nos gouvernances.

La liberté portant le peuple © FRANC SERRES La liberté portant le peuple © FRANC SERRES

Nous vivons dans ce beau pays qui est la France. Ce pays où sont nés les droits de l’homme et du citoyen, la libertés, et où a été rétablie la démocratie des citoyens. etc.

Et déjà on est dans la propagande libérale, capitaliste de la liberté d’exploitation des autres, et bien sûr tout cela sur le mensonge démocratique

Et même sur tous les sens du verbe «rétablir» qui peut vouloir dire :

  1. Ramener dans son état d'origine ou en état de marche.
  2. Guérir quelqu'un.

Ils n’ont jamais guéri la démocratie avec les autres révolutions ultérieures, ni mis ou remis en place une démocratie.

C’est pour cela que l’on nous parle rarement de la fraternité d’entraide de ses frères, mais du mec qui réussit, sauf évidemment quand on les remet en cause eux ces hommes de nos gouvernances…

Parce que nous ne sommes pas dans une démocratie ! 

Gouvernements aristocratique © Franc SERRES Gouvernements aristocratique © Franc SERRES

Nous sommes dans un système aristocratique représentatif des candidats censitaire.

Ce n’est même pas moi qui vous l’affirme, c’est l'Abbé Emmanuel-Joseph Sieyès, grand libéral de la révolution Française qui a emmené au régime Napoléonien (Macron), il disait :

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

(Discours du 7 septembre 1789, intitulé précisément : « Dire de l'abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 »)

L'organisation de l'état © FRANC SERRES L'organisation de l'état © FRANC SERRES

 Mais alors c’est quoi les régimes politiques que nous avons sur terre ?

 Nous avons des organisations sociales de gouvernances de nos sociétés qui sont des aristocraties.

Pour noyer le poisson tous ces aristocrates, ces élites (de quoi ? on se garde bien de nous le dire) qui nous représentent, diluent ce mot avec pleins de termes plus savants les uns que les autres (fabrique du consentement), et avec des structurations de ces organisations sociales plus incohérentes les unes que les autres. Tout cela pour que l’on ne fasse pas le parallèle avec la hiérarchie.

Et oui l’inverse de la démocratie c’est la hiérarchie, les fameuses classes sociales.

Les aristocraties sont diversifiées, se mélangent pour une domination des autres, ou se dissocient dans des conflits pour leur domination sur les autres.

La prise de décisions et d’arbitrages varie de la communauté au dominant de la communauté.

Ces aristocraties se constituent suivant des centres de dominations qui sont :

  • La force : Autocratie, Autoritarisme, Absolutisme, Tyrannie, Despotisme, Dictature, etc.
  • La croyance : Épistocratie, Ochlocratie, Gérontocratie, Méritocratie, Théocratie, Stalinisme, Fascisme, Nazisme, etc.
  • La gouvernance : Stochocratie, Oligarchie, Kleptocratie, Technocratie, Robocratie, Bureaucratie, etc.
  • La possession : Corporatisme, Ploutocratie, Capitalisme, etc.
  • La famille : Népotisme, Monarchie, Principauté, Duché, Califat, Sultanat, Émirat, Patriarcat, etc.

Et elles s’organisent géographiquement ou structurellement suivant :

  • l’adhocratie : Indépendance des territoires et des structures.
  • le fédéralisme : Association des territoires et des structures.
  • la république : Hiérarchie des territoires et des structures.

Donc une aristocratie ou une démocratie (Holocratie, Sociocratie, Anarchie, etc.) peuvent s’organiser suivant ces trois principes pour le fonctionnement, dans un cas de la communauté, dans l’autre des citoyens.

Et d’un point de vue scientifique la démocratie c’est un graphe complet :

Graphe complet © Wikimedia Graphe complet © Wikimedia

Et l’aristocratie c’est un arbre hiérarchique :

Graphes hiérarchiques © FRANC SERRES Graphes hiérarchiques © FRANC SERRES

Donc cette hiérarchie est un arbre de contrôles, et c’est ce qui interdit à la majorité le choix du contrat social d’une démocratie. On ne change pas une organisation qui nous à permis d’en arriver là (la concurrence est terrible) et c’est ceux qui nous permet en suite de nous imposer aux autres grâce à l’aristocratie…

Pourquoi cela c’est passé ainsi ?

Parce que les représentants du tiers état du parlement aristocratique royal (avec le clergé qui est l’équivalent de la presse «mainstream», et la noblesse qui représentait l’aristocratie militaire et familiale des administrations de gouvernances), c’étaient les élus de la bourgeoisie des villes dans nos provinces de France.

Ces ploutocrates ont juste fait passer le suffrage censitaire des citoyens bourgeois, vers l’élection par tous les citoyens des candidats censitaires (grande révolution quoi !).

Ce que nous avons encore actuellement, et que nos aristocraties à tous les niveaux de la société avec les enseignants, les journalistes, les partis politiques, les syndicats d’employeurs ou de salariés, les associations des rentiers du CAC 40 (Medef) ou de citoyens, les professionnels du travail, etc. défendent : Les hiérarchies. Et ils nous embobinent avec. Tout cela étant comme un ordre naturel des choses «pour que cela fonctionne, il faut un chef !». Ce sont les capitalistes de la bureaucratie de contrôle de gouvernances (des petits chefs, jusqu’aux grands chefs)…

C’est ce qu’ils appellent faussement la démocratie représentative (c’est encore de la fabrique du consentement).

Et ces bourgeois de la révolution Française, les ploutocrates de l’aristocratie du placement financier et du commerce de la France, avec ce fonctionnement voulaient être l’égal des autres aristocraties au pouvoir (celle de la noblesse familiale de la gouvernance et de l’administration des possédants terriens, celle des militaires, et celle de la croyance). Ces libéraux complotaient pour cela.

Et c’est tout naturellement qu’ils ont détourné les révolutions du peuple Français pour s’accaparer ce droit. Et plus tard ils ont réprimé dans le sang, celles réelles des peuples comme lors de la commune de Paris, ou la révolte des canuts à Lyon. Et même avec les Nazis pour s’opposer aux conquêtes du Front populaire et plus internationalement à la révolution bolchevique russe. Et actuellement en France ils viennent de détruire les derniers conquis du Conseil National de la Résistance.

Anachie © FRANC SERRES Anachie © FRANC SERRES

La révolution Française était-elle alors celle des penseurs de la liberté ?

Oui, la France est ce pays des penseurs de la liberté.

Avec des penseurs comme Jean-Jacques Rousseau et son ouvrage «Du contrat social». Où nous comprenons que les libertés, mais aussi les obligations, sont contenu dans le contrat social (les lois, la constitution, et les droits de l’homme). Donc que c’est au peuple de décider de quelles libertés(ce que l’on peut faire)/obligations(ce que l’on doit faire)/protections(ce qu’il est interdit de faire) individuelles et collectives on doit choisir ? Et à l’identique de quelle organisation sociale avons nous besoin pour un fonctionnement démocratique ?

Une société démocratique, c’est nous tous socialement qui nous imposons des droits, des devoirs et des protections individuels puis collectifs. C’est à dire les règles de bienséance individuelles puis collectives qui nous permettent la fraternité devant les règles, l’égalité de traitement sur ces règles en cas de différent, et la liberté sociale d’agir suivant ces règles (à ne pas confondre avec la liberté individuelle absolue qui est celle d’être le despote des autres, vision des libéraux). 

C’est cela signer un contrat commercial ou de travail. C’est donner des droits et des devoirs au possédant du dit contrat. Imaginez un employeur qui signe le contrat de travail à la place du salarié (déjà qu’il le rédige à la place du salarié), c’est alors un contrat d’esclavagisme. Ou pire, un acheteur qui définit et signe le contrat de vente à la place du vendeur. Et bien c’est ce que nous avons au parlement Français avec les privatisations (lutte contre les déficits publics qui nous conduisent au déficit de l’état tout court, justifiant de le dilapider à prix cadeau pour une appropriation par une minorité de ceux qui est rentable qui fait que cela empire encore plus la situation)…

Et après on s’étonne qu’en France des citoyens tombent en ruine.

Taxes et précarité des artisans, paysans qui payent à la place de nos milliardaires du placement (alors que le système capitaliste impose que l’argent circule pour que cela fonctionne. Et que c’est pour cela que les plus riches doivent payer des impôts de façon exponentielle à leurs revenus pour que cela fonctionne et éviter une dette importante, comme nous le verrons avec la subordination de l’activité économique dans l’article suivant celui-ci).

Des travailleurs salariés de plus en plus pauvres parce que ces riches du placement se gavent sur le dos du travail en baissant les salaires (redistribution de la richesse créé par le travail), et en leur faisant payer des taxes à la place de leurs impôts. Évasion fiscale, optimisations fiscales, cadeau de l’état sur les reversements sociaux des travailleurs (vol d’une part du revenu des salariés), ou avec de la création monétaire bancaire pendant leurs crises. Pour ces milliardaires il n’y a jamais de problèmes pour leur donner de l’argent, 500 milliard par ci, 500 milliard par là, et sans contre partie. Alors que quelques 100ènes de millions d’euros pour que nos hôpitaux fonctionnent bien dans l’intérêt de tous… 

Et tout ceci, c’est pour les intérêts de la toute petite minorité des quelques uns qui sont les plus riches de la planète.

Donc dans une vrai démocratie ce sont les citoyens qui votent les lois, comme en Suisse (même si cela n’est pas parfait dans ce pays), décident des droits fondamentaux des citoyens et de l’organisation démocratique (la constitution).

Le vote représente alors la signature contractuelle en quelque sorte du contrat social. Et donc sa forme (méthode de vote, décision du vote en volume et niveau de calcul de validation) est une réflexion de validation de cette signature suivant les périmètres de l’organisation sociale démocratiques, donc de la constitution. Cela suppose une bonne réflexion sur le système de vote à un tour pour valider, invalider ou retourner la copie de la proposition de règle (d’inventer peut-être de nouveaux systèmes de vote avec Pour, Contre, à reformuler). C’est au parlement représentatif de l’exécutif des projets de proposer des choix de lois sur un besoin, avec les juristes de l’exécutif du judiciaire pour en rédiger la forme pour en garantir l’interprétation exécutive devant tous les citoyens.

Première règle d’une démocratie sur le législatif, le contrat social est décidé par tous les citoyens sur un vote de chaque règles

Avec des réflexions comme la séparation des pouvoirs de Montesquieu nous abordons l’organisation minimale démocratique. Même si déjà il manque le pouvoir informatif, qui à l’époque représentait le pouvoir religieux (fallait pas se le mettre à dos si on tenait à sa vie, ou se le mettre dans la poche pour renverser le pouvoir en place).

  1. Informatif (contrôle social de pilotage)
  2. Législatif (contrat social)
  3. Exécutif (projets sociaux économiques)
  4. Défensif (Sécurité des citoyens puis de la démocratie avec le judiciaire, le policier et le militaire)

Donc la deuxième règle c’est que l’organisation sociale d’une démocratie doit se structurer avec une autonomie des structures :

  • de contrôle citoyen du pilotage. Informations aux citoyens, formation pédagogique de cette information, et possibilité d’ingérence informative citoyenne.
  • le contrat social. Le législatif des droits fondamentaux, la constitution, et les lois de la nation.
  • les projets sociaux économiques de réponses aux besoins mutualistes des citoyens. Exécutif en réponse aux besoins sociaux des citoyens.
  • la défense des citoyens et de la démocratie. Arbitrages judiciaires, défense policière et militaires des citoyens.

La démocratie © Franc SERRES La démocratie © Franc SERRES

Quel contrôle social de pilotage de la démocratie par les citoyens ?

 Le fonctionnement d’un état, c’est une organisation sociale avec une définition des règles collectives, des projets sociaux économiques de réponse aux besoins mutuels des citoyens.

Si nous avons une démocratie le contrôle par les citoyens de l’organisation sociale se fait avec le vote législatif et le judiciaire.

Mais pour l’exécutif, la mise en place de projets sociaux économiques, cela se définit au moment de la constitution des projets. Donc tout projet d’état a l’obligation de mettre en place une présentation d’indicateurs de suivis qui peuvent être contrôlé à tout moment par les citoyens.

Pour la première règle de contrôle social de pilotage des citoyens, tout projet de l’exécutif doit définir les moyens de contrôles des citoyens:

  • Avec des étapes de contrôles à l’exécution pour le projet et pour le contrôle citoyen. Des bilans intermédiaires et finaux sont à planifier par le projet et pour les citoyens contrôleurs. Avec une analyse pédagogique pour les citoyens sur la qualité de réalisation de la solution, et sur la pertinence de réponse au besoin par le projet. Éventuellement des propositions de nouveaux besoins sont à fournir au moment des bilans.
  • Des indicateurs publics et pertinents du projet

Ces indicateurs seront donc appréciés en amont au moment du vote du projet, au moment de la réalisation, et en aval à la fin du projet par les citoyens. Tout ceci étant bien sûr archivé par le collectif de l’état pour capitalisation afin que les citoyens puissent les utiliser sur de futurs projets.

Pour la vérifications de la véracités des informations de contrôle fournis, tout citoyen à un pouvoir d’intervention de vérification de la véracité de l’information fournie. Donc toute activité d’état doit avoir une obligation totale et pénale de transparence de l’information publique.

Deuxième règle, toute activité publique d’état à une obligation pénale de transparence totale aux citoyens de l’information.

Tout refus, c’est la prison s’il y a délit, et la perte de son emploi pour le projet ou pour l’état. Cela bien sûr dans la limite du respect des droits individuels de dignité humaine que nous aborderons après (cas particulier du militaire en mission à l’étranger où on ne doit pas cacher ce qui est fait et qui l’ordonne, mais protéger qui le fait). 

Symbiose © FRANC SERRES Symbiose © FRANC SERRES

Comment organiser la définition du contrat social démocratique ?

 Comme nous l’avons déjà abordé en amont, nous avons déjà défini deux règles (sur le vote des règles collectives par tous les citoyens, et sur les structures minimales indépendantes de l’organisation démocratique).

Ces règles se structurent suivant trois groupes pour exprimer la démocratie :

  1. Les droits, devoirs et protections fondamentaux.
  2. Les droits, devoirs et protections d’organisation démocratiques.
  3. Les droits, devoirs et protections minimales de la vie sociale que l’on appelle la loi.

Mais ces trois groupes sont hiérarchisés (c’est ce que l’on appelle la hiérarchie des normes), et l’ordre à une grande importance pour éviter les aristocraties. Si on met en premier le cadre institutionnel (constitution) nous sommes en aristocratie, car le fait de le mettre en premier c’est ce qui permet d’outrepasser la liberté sociale des hommes, la décision sociale de la démocratie…

  Les protections fondamentales :

Donc ce sont deux familles, qui sont aussi hiérarchisées, et qui sont en premier dans la hiérarchie des normes. Et cela va définir un état démocratique et humain.

  1. La première ce sont les droits, devoirs et protections minimums de dignité humaine. Survie (alimentaire, santé, etc.), sécurité (abris, défense, droit à la différence, etc.) et d’existence sociale (droit à l’information, à l’instruction/formation, au travail, à l’expression de sa pensée, à la reproduction, etc.). Avec un cadre général «la liberté individuelle s’arrête là où commence celles des autres».
  2. Et la deuxième en dessous, ce sont les droits, devoirs et protections d’existence sociales. Tout citoyen vit dans une organisation de décisions réglementaires démocratique (garantie fondamentale de la démocratie), tout citoyen a droit à la hiérarchie des normes (protection juridique des citoyens), chacun contribue suivant ses moyens de productions et reçoit suivant son besoin de dignité humaine (le collectif doit répondre collectivement au minimum aux besoins de dignité humaine et organise la réponse aux autres besoins c’est l’approche économique non capitaliste), ne pas prendre plus à la nature qu’elle ne peut se renouveler (c’est l’approche écologiste), le droit de s’associer pour travailler (le droit au mutualisme du travail), etc. Avec un cadre général «la liberté du collectif s’arrête là où s’arrête la dignité de l’individu»

Donc je vous laisse à l’analyse sur le biais réglementaires aristocratiques que représente les droits de l’homme et du citoyen. Et sur la réflexion sur ce que devrait contenir comme règle ces droits fondamentaux de l’humanité.

Donc une obligation réglementaire fondamentale est d’avoir des droits/devoirs/protections fondamentaux de dignité humaine cadrés par «la liberté individuelle s’arrête là où commence celles des autres», puis complété avec des droits/devoirs/protections d’existence sociale cadrés par «la liberté du collectif s’arrête là où s’arrête la dignité de l’individu»

 L’organisation démocratique constitutionnelle :

 C’est elle qui va définir les règles de notre structuration démocratique et de la réponse à nos besoins commun par des projets. Ce sont donc les règles que nous avons inventorié en amont qui vont définir cet état démocratique :

Ce que doit renseigner au minimum une constitution pour être une organisation démocratique :

  1. Quelles sont les règles fondamentales de l’organisation de la protection des citoyens et de la démocratie ?
  2. Quelles sont les règles fondamentales pour un contrôle de pilotage des institutions par les citoyens ?
  3. Quelles sont les règles fondamentales pour que la décision du réglementaire soit faites par tous les citoyens ?
  4. Quelles sont les règles fondamentales de l’organisation de l’exécutif pour avoir la réponse aux besoins des citoyens ?

Organisation organique du travail © FRANC SERRES Organisation organique du travail © FRANC SERRES

Comment organiser les projets sociaux de l’exécutif en réponse aux besoins des citoyens?

 Donc un état démocratique, pour son exécutif, se doit de répondre aux besoins des citoyens avec des solutions pratiques. C’est le mode projet. Pour cela les citoyens doivent s’interroger sur :

  1. Comment on organise le référencement des besoins des citoyens ? (inventaire, choix, priorités d’urgences et d’ordonnancements),
  2. Comment on organise le choix et les obligations structurelles des propositions de solutions sous forme de projets des citoyens en réponse aux besoins ? (contenu des projets et informations à apporter pour les citoyens)
  3. Comment on organise le contrôle de pilotages par les citoyens du projet, et la capitalisation sur l’exécution pour définir de nouveaux besoins ? (la réalisation du projet, le contrôle citoyen, et les nouveaux besoins citoyens identifiés)
  4. Bilan des projets et informations sur les nouveaux besoins identifiés

Comme on peut le voir cette démarche projet ne s’applique pas en France. Normal je vous ai déjà montré que nous n’étions pas en démocratie mais en aristocratie.

À aucun moment l’ensemble des citoyens ne définit le besoin, et encore moins le priorisent et l’ordonnancent. De façon aristocratique on définit ces besoins dans des partis avec leurs militants. Et ils choisissent leurs solutions projets comme réponse à leurs besoins. Les citoyens votent sur une liste de souhaits, d’aspirations, éventuellement d’identification de quelques besoins, de solutions (quand ils nous les fournissent) dont on ne sait pas pour quels besoins et si cela convient à la majorité. Pour les citoyens c’est l’élection à ce qui parait le moins pire, ou de façon sectaire à celui qui nous a séduit suivant nos croyances. Une organisation aristocratique quoi…

On comprend alors une partie de l’abstention électorale comme un éveil de la conscience démocratique.

Mais cette organisation démocratique projet, sur la réponse aux besoins des citoyens, au niveau d’un état peut remplacer sans difficultés (sauf pendant la transition) le modèle économique capitaliste (comme on le verra avec l’article suivant :-)). C’est ce qu’il s’est passé avec la sécurité sociale du conseil National de la résistance.

Justice © FRANC SERRES Justice © FRANC SERRES

Quelle constitution des règles sociales, nos lois ?

Là aussi la loi de tous les citoyens ne devrait pas être là pour légiférer sur tout et n’importe quoi. La loi c’est pour tout ce qui concerne tout le monde. Et interdiction de voter des accords (ensemble de règles sur un seul vote), ce n’est pas démocratique. Les accords permettent à une minorité d’imposer à la majorité des règles de la subordination aristocratique. 

Pour les autres règles qui ne concernent pas tout le monde, c’est de l’ordre des codes communautaires ou des contrats de grès à grès. La loi devrait donc cadrer ces codes et ces contrats de grès à grès suivant des droits, des devoirs et des protections des collectifs et surtout des individus contre les abus aristocratiques.

Par exemple, c’est à tous les travailleurs de définir le code du travail par un vote des règles une à une, et non pas aux possédants ou aux aristocraties. Avec les possédants du monde de la finance qui sont nos «branleurs» de la république, qui volent tout le monde avec leurs placements financiers et leurs contrôles de la trésorerie du travail. C’est à l’image de ce qui se passe dans les régimes paritaires des salariés, où ce sont les rentiers du CAC 40 (Medef) qui détournent, ruinent le mutualisme salarial, par trafic d’influences dans les directions de ces institutions et des contrôles qui les constituent (idem pour celles des artisans). Contrôle, qui d’un point de vue économique, se retrouve aussi sur la trésorerie des entrepreneurs réel (crédit, actionnariat), et qui truque l’offre et la demande de leur théorie libérale. Ce qui fait que cela devient alors grandement foireux mathématiquement (très peux de hasard réel pour des outils probabilistes).

Autre exemple, pour le code de la santé il faut séparer ce qui concerne tous les citoyens, cella doit-être dans la loi, et ce qui est du périmètre des professionnels de la santé, c’est dans le code de la santé, etc.

Idem pour les territoires, pour la vie en couple (code de la famille et de la vie en couple), etc.

Et pour qu’une règle s’applique il faut que cela ai été voté (lors d’un vote règle par règle comme à l’assemblé) par celui à qui on veut l’appliquer.

Les règles de droits, d’obligations et de protections sont votées individuellement par les citoyens à qui elles s’appliquent, si ce n’est pas voté par l’intéressé la règle ne s’appliquent pas au citoyen hors tutelle.

Ces règles ne peuvent déroger à la hiérarchie des normes

Un vote réglementaire peut-être changé à tout moment par un citoyen (avec un arbitrage juridique pour un caractère répétitif)

Les mineurs et les personnes n’ayant plus leurs capacités mentales suffisantes étant des cas à part. C’est pour cela que pour voter à l’age légal (il peut y en avoir plusieurs suivant le périmètre de vote, scolaire, local, national, professionnel, etc.), il faut suivre une formation d’histoire sociale et des organisations sociales en premier temps (comme cette série d’articles sur le capitalisme). Puis voter toutes les lois communes avant de pouvoir voter à l’exécutif. Les autres codes ne peuvent être votés sans avoir approuvé par un vote la loi en premier.

Tout étranger pour rentrer sur le territoire français devra donc voter les règles de notre loi une par une (il peut toutes les refuser dans son vote, et est assisté par une personne parlant sa langue maternelle pour l’aider à la compréhension et éventuellement à sa demande le former rapidement à l’histoire sociale et aux organisations sociales). Il est alors informé de nos règles sociales, et ces règles s’appliquent à lui sur le territoire Français  (son vote n’est pris en compte que le temps de sa présence en France). Il n’a pas à revoter ces règles après les avoirs voter une première fois, sauf s’il le demande. S’il refuse, il reste dans son pays ou il repart. Et pour un officiel s’il refuse, il envoie un diplomate qui acceptent pour lui ces règles sur le territoire Français. Ce sont les conditions du contrat social de la démocratie. On peut toujours créer un code de la diplomatie en plus, mais il doit respecter la hiérarchie des normes, donc les lois en premier sur le territoire Français .

Avec le temps une règle peut-être invalider, ou un collectif citoyen peut en demander la réécriture, ce qui engendrera un processus législatif avec des collectifs projets suivant les besoins des citoyens identifiés, cela constituera alors plusieurs versions. Des collectifs de juristes (indépendants) feront des propositions de rédactions pour ces collectifs de leur solutions réglementaires afin d’éviter toute interprétation, et aussi pour leur demander de respecter la hiérarchie des normes dans leurs propositions (si quelque chose ne va pas sur une règle supérieure, c’est la règle supérieure qu’il faut demander à faire évoluer…).

Tout le jeux du débat démocratique est alors le sel de notre collaboration sociale. 

Guerres des hommes © FRANC SERRES Guerres des hommes © FRANC SERRES

Comment organiser les arbitrages, la sécurité des citoyens et de la démocratie ?

Ce sujet à déjà été traité avec l’article «Comment ne pas être subordonné socialement par nos capitalistes grâce à la force ?»

Nous avons vu avec ces différentes analyses comment nous sommes endoctriné(e)s par la fabrique du consentent et socialement avec nos aristocraties.

Donc le prochain article abordera l’économie, avec la subordination au travail des citoyens grâce aux possessions et aux systèmes qui y sont rattachés.

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