Comment ne pas être subordonné socialement par nos capitalistes grâce à la force ?

Par les armés et les guerres des nations subordonnent les peuples et leurs ressources à nos financiers du placement. La police et la justice, par la force, subordonnent aussi à l’intérieur des nations pour nos oligarques capitalistes les manifestants, les grévistes et les révoltes des populations grâce à la répression, ou la loi, au détriment des plus élémentaires libertés démocratiques.

Guerres des hommes © FRANC SERRES Guerres des hommes © FRANC SERRES

Ces subordinations par la force c’est bien ce que nous observons actuellement au grand jours en France avec les parasites de ce gouvernement du fascisme néolibéral, qui ne vaut pas mieux que le despotisme ethnocentré du national socialisme ou celui des dictatures des aristocraties de croyances (bureaucratie des idéologies comme celles du communisme ou des religions).

Gouvernements aristocratique © Franc SERRES Gouvernements aristocratique © Franc SERRES

Tout cela grâce à un système républicain d’aristocratie représentative de candidats censitaires comme l’exprimait très bien l’Abbé Emmanuel-Joseph Sieyès grand libéral de la révolution Française :

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » 

Discours du 7 septembre 1789, intitulé préciséement : « Dire de l'abbé Sieyes, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 ».

Système qui, avec la complicité de politiques asservis au capitalisme du placement financier et avec le truchement du pouvoir informatif pour ces mêmes rentiers de la finance, a permis à la Kleptocratie financière (Possédants banquiers et assureurs du privé associés aux possédants des multinationales) de prendre le contrôle complet du pouvoir exécutif et législatif.

Ils ont alors pu mettre au pas le pouvoir législatif, et maintenant ils s’attaquent au pouvoir judiciaire grâce à la corruption de l’élite de la police et de nos administrations.

Big brother ploutocratie © FRANC SERRES Big brother ploutocratie © FRANC SERRES

Ceci nous permet d’affirmer sans erreurs que pendant le mandat de présidence de M. Macron nous sommes passés de l’autoritarisme d’état au despotisme des idéologues libéraux inféodés aux placements financiers. Parce qu’un despote c’est quelqu’un qui a entre ses mains ces quatre pouvoirs:

  • informatif,
  • exécutif,
  • législatif
  • et juridique.

La liberté portant le peuple © FRANC SERRES La liberté portant le peuple © FRANC SERRES

Comme nous l’avons vu dans l’article Une autre réflexion historique du capitalisme nous avons essayé de comprendre qui sont ces capitalistes et de quoi il s’agit. Nous avons alors défini le capitalisme comme étant un système parasitaire (pour des intérêts individualistes) par la force ou la ruse sur toutes les formes de subordinations des collectifs humains. Nous avons identifié la force comme étant le premier système oligarchique de subordination des autres.

Cet inventaire nous a permis de répondre au questionnement du comment fonctionne ces subordinations parasitaires et où dans notre société elles s’appliquent avec l’article Comment les structures des organisations sociales favorisent-elles les capitalistes ? 

Et enfin nous avons pu expliquer pourquoi ces dominations parasitaires se sont imposées avec le billet Du mutualisme du travail à l’autoritarisme des financiers du placement.

Nous vivons dans un système capitaliste mondialisé. Les guerres avec leur invasions sont les conséquences de ces dominations capitalistes. Nous sommes donc socialement obligés de construire un système de défense pour éviter les prises de pouvoirs par la force ou la ruse des capitalistes extérieurs à la collectivité nationale.

Alors comment éviter que tout ceci se reproduise et permette à quelques individus de contraindre les majorités et les populations par la force ?

Guerre Guerre

Quelles précautions démocratiques pour que le peuple contrôle la force militaire ?

Le centralisme des décisions militaires avec une gouvernance unique permet l’efficacité militaire suivant le point de vue des hiérarchies des armés. Pour les guérillas et les terroristes c’est au contraire l’aspect cellulaire collectiviste et autonome qui permet l’efficacité. Tout dépend donc de l’échelle d’action et de gestions de moyens.

La finalité militaire est aussi une considération d’organisation dont nous devons nous interrogé. L’armé est-elle là pour conquérir au delà de notre territoires (fourmis matebele) ou pour défendre leur territoire (termites) ?

Nos parasites capitalistes de la force agissent historiquement à deux niveaux, le centralisme des gouvernances qui leur permet de prendre le contrôle des moyens militaires, et le conditionnement social pour attaquer (xénophobie, bouc émissaire, crises financières) qui légitime les agressions externes afin qu’ils puissent s’approprier les ressources personnelles dont ces rentiers ont besoin.

Pour lutter contre ces prises de contrôles une réflexion sur l’organisation et la gouvernance doit impérativement nous mener à exprimer des solutions de défense contre ces parasites des aristocraties capitalistes si nous voulons un fonctionnement réellement démocratique.

Il nous faut donc élaborer des réponses :

  • Sur la défense extérieure
  • Sur la défense intérieure
  • Sur l’infiltration sociale dans nos arbitrages (bureaucraties aristocratiques)

Choix d’organisation civile de la sécurité militaire :

  • Une première solution en France a été introduite avec la conscription. Le principe est de faire participer les citoyens à la défense du peuple sur une période de sa vie. Cela permet la conquête de l’autonomie en repoussant ses agresseurs jusque dans leurs territoires avec une armée.
  • Une autre solution existe en suisse c’est l’armée de milice. Là les citoyens sont formés pour la défense locale avec une formation militaire. Cela permet la défense sur tout le territoire contre une invasion extérieure.

Une formation militaire dans notre parcours d’éducation nationale peut intégrer ces deux principes.

D’autres solutions sont certainement possibles et doivent émaner d’un débat réellement populaire (communal).

Mais cela ne résout pas le problème du contrôle de la gouvernance militaire.

Choix de gouvernance militaire :

La première des choses que l'on demande à un militaire dans une armé d'état c'est d'être obéissant. La raison principale en est qu'ils ne doivent pas se poser la question des raisons des actions qu'on lui demande. Donc c'est pour protéger les aristocraties au pouvoir des réalités des choix militaires et cela n'a réellement aucune raison militaire, mais sociétale. Pour preuve quand on lutte pour sa famille ou pour sa patrie ou pour une bonne cause, beaucoup de citoyens sont capables de se sacrifier pour sauver les autres (sauf nos capitalistes bien sûr) et sont alors bien meilleurs militaires quand ils sont bien formés et motivés (exemple de la bataille d'Isandhlwana).

Donc la notion de hiérarchie ou de collectivisme des gouvernances est un choix militaire sur un tout autre plan. Celui d'un choix d'organisation structurée pour la coordination ou d'un choix d'organisation dynamique. Les deux cas pouvant se cumuler suivant les échelles d'actions dans la stratégie militaire. Généralement une organisation en réseau est plus efficace sur le terrain car plus autonome, alors qu'un organisation hiérarchique est plus efficace quand il s'agit de coordonner l'action à grande échelle pour la logistique et la stratégie d'oppositions (sauf pour la guérilla). Si pour les militaires sur le terrain l'auto organisation des décisions ne pose pas de problèmes, à partir du moment où les objectifs sont bien définis et que la confiance entre les membres du peloton est présente, pour une organisation géographique c'est plus compliqué. Soit nous avons le choix de militaires professionnels avec les risques de corruption aux aristocraties de subordinations, soit nous pouvons mandater des correspondants qui ont fait leurs preuves dans un collectif et qui ont été formé à la stratégie militaire (votes ou méritocratie). La question doit alors être posée dans le débat public avant tout conflit :-).

Nous verrons dans un article ultérieur plus précisément ces notions de luttes contre les aristocraties de gouvernances.

Mais l'armé à un ennemi bien plus dangereux que la confrontation extérieure, c'est la ruse de l'adversaire par une déstabilisation intérieure. Et là c'est le rôle de la police citoyenne qui intervient.

Sécurité Civile © FRANC SERRES Sécurité Civile © FRANC SERRES

Quelles précautions démocratiques pour que le peuple contrôle la force policière ?

Choix d’organisation civile de la sécurité intérieurs :

Comme pour le militaire, le contrôle de la force de sécurité civile et intérieure doit-être de la responsabilité de tous les citoyens. 

Pour cela il est indispensable que tous les citoyens prennent en charge ce rôle de protection intérieure des populations. Donc les citoyens doivent à un moment de leur vie, comme pour l'armée, avoir une conscription de services à la collectivité pour la sécurité intérieure. Personnellement je pense par exemple qu'à notre jeune âge nous devons intégrer une formation de service militaire dans un mutualisme avec nos études. Et sur un âge plus avancé, après 40 ans, c'est un investissement dans un service civil de la sécurité civile et intérieure.

Ce système peut être complété avec des experts professionnels au service des citoyens en activité de contribution à la sécurité des populations. Mais dans un soucis de lutte contre les aristocraties de gouvernances le choix doit être revu par une décision communale des citoyens.

Choix d'organisation de la gouvernance de la sécurité intérieure :

Là pour moi c'est la décision communale qui est la priorité pour les choix sur le réglementaire avec la définition des besoins. C'est le mode projet des citoyens en age de service civil qui en est l'exécutif avec le choix des projets par les collectifs communaux. Enfin les bilans de porteurs projets avec ceux des contrôleurs projets pour la définition des nouveaux besoins. Tout ce processus sera plus détaillé avec la réflexion sur la lutte contre les aristocraties de gouvernances.

Justice © FRANC SERRES Justice © FRANC SERRES

Quelles précautions démocratiques pour que le peuple contrôle la force réglementaire et d’arbitrages des conflits ? 

Ici nous abordons la notion de la justice. Actuellement nous voyons clairement ces dérives aristocratiques du droit qui poussent à l’injustice sur des victimes et à l’impunité sur des coupables.

Pour éviter cela il faut que le peuple reprenne réellement le pouvoir sur les décisions judiciaires à l’image de jurés d’assises non révocables tirés au sorts par les départements pour un an d’activités (une trentaine par procès). La population des jurés constitués doit être distribuée suivant la sociologie de la société, et elle effectue alors un service civil de juré. Une fois cette années assumée avec l’appui des experts juridiques (les enquêteurs, les juges et les greffiers) les jurés ne peuvent être re-mandatés un ans que lorsque les autres citoyens sont passés autant de fois.

Les affaires sont instruites dans des juridictions départementales étrangères aux plaignants (sans liens sociaux ou familiaux des partis dans les jurés ou experts juridiques mis à disposition).

Ces jurés auront en gestion :

  • la recevabilité des plaintes,
  • la supervision des enquêtes et des investigations,
  • les traitements de la constitution des dossiers des parties plaignantes et de défense,
  • la définition des préjudices,
  • l’arbitrage des préjudices
  • la définition des sanctions légales
  • la remonté des besoins d’évolutions réglementaires et organisationnelles aux citoyens.

Les arbitrages se feront sur le fond (et pas sur la forme pour éviter les vices de forme) et les défenses suivant les faits, la loi et les droits fondamentaux de dignités humaines et de droits à la défense.

Le mode projet s’applique sur l’exécutif et l’organisation de tout ceci avec les principes de la réflexion sur les subordinations par les gouvernances que nous verrons dans un billet ultérieur.

Chaque nouvelle équipe de jurés proposera un ou des projets d’organisations sur ces besoins et objectifs en validation aux population des départements. Une fois un projet votés elles prendront leur activité de service civil de jurés avec les moyens autorisés par la collectivité.

Tout ceci est une ébauche de réflexion et de propositions pour aider à la construction collaborative et communale des organisations et décisions réglementaires sur le sujet de la protection contre les subordinations par la force :-)

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