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Billet de blog 28 oct. 2021

Les enjeux multiples de la scolarisation des enfants en situation de handicap (6)

Au terme de ce parcours au plus près des acteurs de l'inclusion, il est temps d'en proposer les enjeux : vecteur de changement de la culture scolaire, réussir la scolarisation valable des enfants et ados intensément revendiquée, la place du handicap et sa banalisation dans l'espace public et professionnel. Un dossier en six volets à partager pour comprendre, stimuler et poursuivre ce combat.

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Au terme de ce parcours en cinq étapes au plus près de l'action des acteurs de l'inclusion, ces AESH, bonnes à tout faire portant à bout de bras leur travail qui revendiquent haut et fort, de parents en souffrance et désemparés qui veulent la scolarisation accompagnée de leurs enfants en situation de handicap, de cette association de parents qui se bat au jour le jour pour refuser fatalisme et un droit au rabais dommageable, nous allons apporter notre contribution aux enjeux de cette inclusion contraire à l'exclusion ou à la mise à l'écart. Les enjeux comme sens de cet engagement.

Un dossier sur les réalités de l'inclusion scolaire au plus près du terrain à partager :

1 Inclusion, mission essentielle pour accompagnantes précaires et mal traitées

Marie, Marie-Hélène, Sarah, Gaëlle, AESH : quotidien, espoirs et désespoir

Nous vivons la préhistoire de l'inclusion scolaire !

Inclusion scolaire, Aesh : des parents parlent

Parents et inclusion scolaire : besoins et moyens, expertise et formation

Des classes pour sortir de l'asile et de l'hospice

Il nous faut remonter au début du XXème siècle pour rappeler l'origine d'une évolution considérable quoiqu'inachevée. Jusqu'à ce début du XXème siècle, les enfants de tous âges dits arriérés et anormaux n'étaient pas scolarisés mais relégués à l'hospice ou à l'asile, loin de toute possibilité de développement, enfermés par la théorie de la débilité considérés comme inéducable. Il fallut des contributions décisives comme celle d'Alfred Binet, pour enfin considérer que certains de ces enfants, reconnus éducables, devaient être scolarisés. Ce fut la loi du 15 avril 1909 qui créa  les "classes de Perfectionnement annexées aux écoles élémentaires publiques et d’Écoles autonomes de Perfectionnement pour les Enfants arriérés" réclamées dès 1903 par Binet pour les « anormaux d'hospice ».

Lire cette évolution sur : «  Des classes de perfectionnement aux classes d'intégration scolaire. » et aussi : « les classes de perfectionnement ».

Aujourd'hui nous pouvons considérer rétroactivement que cette création a engendré les inégalités de traitements à tous les niveaux de générations d'enfants, bien évidemment. Ce changement de paradigme d'inéducable laissé à l'abandon à éducable à scolariser est pourtant celui qui a porté les évolutions jusqu'à aujourd'hui et les porte toujours : l'éducabilité qu'a largement explicité Guy Avanzini dans ses enseignements à l'Université Lyon II concerne tous les enfants, handicap ou pas handicap. Encore faut-il s'en donner les moyens. Lire : "L’école handicapée : de la classe de perfectionnement à l’inscription scolaire obligatoire".

La culture scolaire et les structures ségrégatives

Pour comprendre les enjeux de l'inclusion scolaire, de la scolarisation de tous les enfants en milieu ordinaire, il est nécessaire de rappeler deux éléments :

  • depuis cette origine, au-delà des structures de santé, l'Ecole n'a cessé d'inventer des structures scolaires qui pouvaient alors être vues comme un progrès à resituer dan son contexte mais furent aussi la mise à l'écart de ces populations de handicapé·es de tous ordres, éducables certes mais non en milieu ordinaire, dit « normal ».

  • La culture scolaire et la pratique de notre système éducatif fut celle de l'exclusion avec sa variante de mise à l'écart qui est bien une logique d'exclusion. Dans une classe, il y a toujours quelques élèves qui gênent pour une raison ou une autre, qui ne suivent pas le rythme des autres élèves. « Comportement » ou « travail » furent longtemps les motifs des blâmes trimestriels attribués en conseil de classe aux élèves les plus « marginaux » par rapport à la « norme-élève » attendu . Cette « norme-élève » qui pèse de tout son poids dans l'appréciation scolaire, dans la représentation de chaque élève, au-delà de la personnalité de l'enseignant : un bain de culture ancienne, pas d'abord une particularité individuelle. Ainsi l'Ecole a-t-elle fonctionné sur l'idée que certains élèves pourtant ordinaires, tout-venants, non handicapés, n'étaient pas à leur place dans la classe, nécessitaient un dispositif autre ... tentation d'exfiltrer, de repasser la patate chaude pour qui vous met en échec. Même si depuis bien longtemps maintenant il s'agit de prendre en compte, gérer la différence (plus facile à dire qu'à faire surtout eu égard aux conditions faites dont la formation reçue et entretenue et l'entrée dans le métier). La relégation dans des structures spéciales de ces non-scolarisables en milieu tout-venants ont certainement joué un rôle de premier plan dans la persistance de cette culture de l'exclusion, mettant à l'écart ses « handicapés »  dans des structures séparées comme si au fond, chacun devait bénéficier d'un enseignement ailleurs qui lui conviendrait mieux, un ailleurs toujours à inventer quelque dispositif créé. C'est toujours dans l'intérêt de l'enfant qu'on parle, à tort ou à raison, quelquefois des deux. J'ai parlé au passé et laisse le soin aux personnes en activité dans cette grande Maison d'apprécier l'éventuel changement de culture dans la diversité des situation.

L'inclusion, vecteur de changement de la culture scolaire

Quelles que soient les volontés, les résistances à accueillir dans la classe, dans l'école, dans le collège, dans le lycée, les élèves en situation de handicap, ils y sont. Pas tous, mais maintenant beaucoup y sont déjà. Il faut faire avec et c'est une révolution silencieuse.

Révolution parce que l'enseignant n'est plus toujours seul dans sa classe. De quoi faire grincer des dents mais aussi apporter de l'air, du monde extérieur et de la sécurité tant cet espace clos qu'est la classe avec un adulte seul a quelque chose d'un autre monde favorisant bien des dérapages. Le stand up est un art difficile avec les enfants et surtout ces ados, réactionnels, impulsifs, émotifs, blagueurs, testeurs, provocants ou séduits plus encore qu'avec des adultes.

Révolution parce qu'il faut faire à plusieurs adultes entre eux dans la classe devant les élèves ce qui bien entendu ne va pas de soi et peut entraîner des réactions de l'enseignant maître à bord comme une souffrance de l'AESH dévalorisée. Un repositionnement silencieux à venir pour un partage des responsabilités et une pleine efficacité.

Révolution parce que partout dans l'établissement, il faut inventer une culture plus ouverte et accueillante, des pratiques, une organisation qui conviennent à une population hétérogène comme elle ne l'a jamais été. La loi commune de l’hétérogénéité de la population du pays est entrée à l'Ecole... pas tout à fait, pas toute encore, avec bien des bémols et des difficultés mais la direction est là ; les réfractaires éventuels mèneraient un combat d'arrière-garde tandis que les personnes favorables s'engagent, se mettent en question et en recherche. Aujourd'hui le progrès et l'actualité, c'est avancer vers une inclusion réussie, plus réussie, se donner les moyens humains et budgétaires pour progresser sur ce parcours ce qui renvoie aux politiques qui fixent les budgets.

Ces plus de cent mille adultes nouveaux en classe, les AESH, ne sont pas des enseignant·es ni là pour garder des élèves ou vider la poubelle : elles sont accompagnantes (le plus souvent) pour que chaque élève accompagné·e, au-delà de ses difficultés, se sente capable, confiant en lui-même et satisfaisant à des progrès à sa mesure, d'abord à ses propres yeux. Noble mission, complémentaire de celle du professeur qui ne peut, cette fois à l'évidence, tout à lui tout seul. D'ailleurs, l'as-t-il pu quelquefois ? Certes non. Peut-être parfois certain·es le pouvait-il/elles ou à l'opposé, renoncer dans l'impuissance, ce couple infernal Toute-Puissance/impuissance.

L'enjeu c'est bien la transformation de la culture scolaire, de son organisation pédagogique et éducative pour inclure tous les élèves, certes ceux/celles en situation de handicap mais aussi les autres, les plus lents, les plus irritants, les plus insoumis, ceux/celle qui sont par leur milieu plus loin de la culture scolaire*.

L'aspiration légitime et la force irréductible des parents

On comprendra aisément que cette inclusion inachevée est l'aspiration résolue de ces parents qui ont un ou des enfants en situation de handicap. Pas seulement être en classe mais pour bénéficier d'un accompagnement en qualité et en heures suffisantes qui permet à leur enfant de progresser à tous les niveaux, psychique, social, relationnel et pas seulement sur le plan des performances scolaires. Nous en sommes loin quand les heures mutualisés, les sous-notifications des horaires individualisées pour rentrer dans un budget largement insuffisant (« l'inclusion on a déjà beaucoup donné » a-t-on pu entendre dans une délégation) donne un peu à davantage d'élèves mais bien en-dessous de ce qui est à chacun nécessaire, saupoudrage totalement insatisfaisant sur le dos des Aesh dans une organisation en Pials véritable intérim interne désastreux. Nous en sommes loin avec des personnels AESH privés de formation conséquente avant l'entrée en fonction, dispensées parfois et pas toujours longtemps après, plus que légère. Elles font pourtant des miracles d'ingéniosité, d'inventivité, des miracles pour tisser le lien avec ces enfants et jeunes mais des miracles comme autrefois les femmes asservis aux arts ménagers reléguées dans la cuisine (souvenons-nous des ces salons des Arts Ménagers!). Ce n'est plus acceptable.

Répondre à cette demande sociétale de scolarisation en milieu ordinaire c'est faire évoluer une profession à construire vers une professionnalisation sérieuse avec une véritable formation préalable qui professionnalise leur compétence notamment dans le tissage du lien, une carrière, un service temps complet en 24heures, un statut qui assure un niveau de salaire comme éducatrice scolaire ont-elle réclamées dans une vision juste et pertinente de l'avenir de leur profession qui n'est encore qu'un emploi subalterne et peu considéré, insuffisant pour en vivre.

Ce sont les moyens à mettre en œuvre pour réussir une inclusion qui peut, par l'absence de moyens conséquents, décourager des personnes totalement motivées qui chercheront un autre travail (turn over important chez les Aesh) amener si ce n'est le rejet, du moins une attitude passive les « pieds trainées » pour faire le dos rond avant que cette voie de progrès social et éducatif s'installe valablement. Peut-on enfin respecter ces élèves quand on ne respecte pas leurs personnels ? Augmenter le salaire des enseignants et laisser des miettes aux AESH ?

La place du handicap et sa banalisation
dans l'espace public et professionnel

L'inclusion réussie est bien le levier majeur pour impulser une place du handicap et des personnes en situation de handicap : une situation largement répandue, prise en compte dans l'organisation des espaces, devenue banale avec sa richesse parce que les situations de handicap nombreuses et diverses, forcent à innover, à réaliser une société inclusive c'est-à-dire une société de tolérance où la différence n'est plus soustractive mais additive : elle m'enrichit à la découvrir. Par là, je comprends mieux qui je suis, ce que je veux et où je vais, pouvant me reconnaître moi-même en situation de handicap surtout invisible.

Dans la classe, dans l'établissement scolaire, la présence cote à côte de ces élèves ordinaires avec d'autres élèves ordinaires et handicapé·es peut amener chez ces premiers une sorte d'habitude, une connaissance vécue peu à peu comme banale d'une société-classe où « c'est ordinaire » de cotoyer des camarades différents et d'en tenir compte. Bien entendu, cela ne peut pas se faire tout seul mais être induit par une communication sérieuse et bienveillante où le respect, l'attention à l'autre, la bienveillance est sollicité réellement ce qui ne fera pas de mal aux contacts parfois cruels, harceleurs entre camarades de classe ou d'école. Au fond la réussite de l'inclusion c'est induire une représentation où la présence d'élèves en situation de handicap devient une situation banale qui ne mérite ni honneur ni sollicitude juste une situation ordinaire qui apprend à prendre soin des plus vulnérables, handicap ou pas, de chacun y compris dans la rudesse de rapports entre enfants ou ados.

Bref grandir en milieu ordinaire c'est permettre à tous les enfants de percevoir les situations de handicap comme faisant partie intégrante de leur société scolaire et par là, au fil des ans, la société entière, changer le regard sur le handicap, sur les handicapés. Les campagnes pour le grand public sont beaucoup de bruit pour peu dans la société des adultes, chacun ne bougeant millimètre par millimètre souvent non sans de vraies poussées exogène ou endogène dans sa personnalité, ses idées, ses choix de vie et de citoyens. Il est possible de penser que l'inclusion scolaire va peu à peu amener des génération d'enfants à intégrer la société des adultes avec une toute autre représentation du handicap et des moyens nécessaires à apporter pour les alléger. Devenus « adultes », ils pourront imprimer peu à peu de grands changements (et les budgets) quant à la prise en charge sociétale des handicaps, emplois et vie sociale comprise.

C'est aussi la possibilité de la construction d'une société par là plus solidaire en considérant que la situation de handicap, finalement n'est pas réservée qu'aux « handicapés ». Chacun·e ne l'est-il pas en définitive par ses propres limites, sa personnalité, son histoire, handicapé du potentiel humain qui peut découvrir pour lui-même, en s'ouvrant aux autres ? Finalement ne faudra-t-il pas se débarrasser de cette notion confuse de « handicap » ? La vieillesse n'est-elle pas, à ce compte là, un handicap global qui progresse inéluctablement ?

S'il fallait donner du sens à cette évolution possible, dire quelque chose des enjeux qui sont ceux de l'inclusion scolaire, il n'en demeure pas moins que cette direction est toujours une politique que les politiques au pouvoir peuvent avoir en mots et pas grand chose en acte, vite comptabilisée comme avancée sans mesurer d'écart. Pas grand chose au regard du fric laissé aux grandes sociétés mondiales et aux très enrichis, fraude et évasion fiscale comprise, pas grand chose en favorisant ces très riches qui se gavent toujours plus en méprisant la population mondiale, qui veulent développer le tourisme spatial pour se trouver important et immortel. Foutu monde qui n'a pas d'argent pour tous sauf quelques-uns.

Alors le budget pour l'inclusion n'est pas seulement pour les enfants en situation de handicap mais pour construire une école (réellement) accueillante, (réellement) bienveillante au service de tous les enfants, qui n'a plus pour loi d'airain le « pas de vague » et « faire semblant dos rond » mais favorise un engagement inventif, quel qu’ils ou qu'elles soient, au service des enfants de la Nation et, avec ses défis majeurs et vitaux, d'un futur à inventer.

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* celle qui fait que les enfants d'enseignants ont cette facilité (pour parfois la rejeter).

Par le combat des ces personnels avec l'appui syndical, par l'approfondissement de la complexité de ce travail, l'emploi d'AESH peut donner naissance à une nouvelle profession (éducatrice scolaire de niveau comparable à celui des Educateurs spécialisés, Bac +3) à mettre en regard avec l'évolution d'autres professions. A à titre d'exemple :

  • Jusqu'à la fin des années soixantes, les instituteurs/trices étaient recruté·es par concours après la classe de troisième à 15 ans ! Aujourd'hui, les professeurs d'école le sont après Master II soit 5 ans après le bac, 8 ans après la classe de 3ème)  ! Une évolution continue depuis cinquante ans passée par des impasses (un « Deug instituteur » notamment) et finalement l'alignement des professeurs de tout niveau sur la même échelle indiciaire et un même niveau de formation.

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