Laurent Bouvet

Universitaire

Paris - France

Sa biographie
Je suis professeur de science politique à l'Université de Nice Sophia-Antipolis et je travaille principalement sur l'évolution des doctrines politiques contemporaines (libéralisme, socialisme, conservatisme...).Ce qui ne m'empêche pas de m'intéresser à tout un tas de choses parmi lesquelles l'enseignement supérieur et la recherche (déformation professionnelle sans doute), les Etats-Unis (l'autre pays du Bouvet) et la politique en général (allez savoir pourquoi).
Son blog
7 abonnés Rien de ce qui est politique...
Ses éditions
Voir tous
  • L'identité nationale, salmigondis conceptuel du sarkozysme

    Par
    Au-delà du débat sur l’opportunité d’un débat sur « l’identité nationale » ouvert par le président de la République et par le ministre éponyme, on dispose d’assez de déclarations – et aussi d’actes et de dérapages à mettre en regard de celles-ci… – pour se faire désormais une idée de ce qu’ils entendent par là. Le terme joue en effet, on l’aura compris, un rôle important si ce n’est essentiel dans la rhétorique sarkozienne, à côté et en lien avec ceux d’immigration et d’insécurité. Rôle d’autant plus important qu’il a été l’une des clefs de la réussite de la campagne présidentielle de 2007 et de la lente construction du personnage public de Nicolas Sarkozy après 2002 – suivant la logique du fameux storytelling.
  • Les milliards du "grand emprunt" : dernière chance de l'université française ?

    Par
    Quoi que l’on pense, économiquement et politiquement, du « grand emprunt », les 16 milliards d’euros qui devraient être consacrés à l’enseignement supérieur et la recherche (sur les 35 annoncés par Alain Juppé et Michel Rocard dans leur rapport sur l’usage qu’ils préconisent de ces fonds) représentent une occasion exceptionnelle de donner, enfin, à l’université française les moyens de ses ambitions, du moins de la remettre à niveau après des décennies de pénurie.
  • France-Irlande : double faute

    Par
    Ce qui s’est passé mercredi 17 novembre au Stade de France lors du match France-Irlande – alors même, autre fait d’importance au regard du débat sur « l’identité nationale », que des milliers de jeunes Français d’origine algérienne notamment célébraient sur les Champs-Elysées la victoire de l’Algérie en brandissant le drapeau de ce pays – est plus grave qu’il n’y paraît. Il s’agit d’autre chose que d’une nouvelle erreur d’arbitrage ou d’un énième aléa de la compétition sportive qui participe de sa glorieuse incertitude. Cet événement révèle, une fois de plus, les difficultés d’une partie de la société française – ici, en l’occurrence, certains sportifs de « haut niveau » (sic), certains responsables politiques et sportifs… – à respecter les règles élémentaires de la morale commune et de la décence ordinaire.
  • Ségolène Royal est free... elle a tout compris.

    Par
    Ségolène Royal a encore frappé.
  • L'affaire Frédéric Mitterrand ou la difficile dialectique du populisme

    Par
    «L’affaire Frédéric Mitterrand» ne se résume ni à un débat sur la moralité publique – un ministre peut-il le rester dès lors qu’il a raconté ouvertement avoir pratiqué le tourisme sexuel? – ni même au bon coup politique qu’il y aurait à jouer contre un symbole clinquant de « l’ouverture » sarkozienne.
Voir tous