La tentative pitoyable de victimisation de leur ministre, qui plaide la morgue de classe inversée, et la force de la grève d'hier dans l'Education, avec plus d'un prof sur deux soit le niveau atteint lors de la mobilisation des retraites l'an dernier,
Après les Gilets jaunes soit le prolétariat rurbain, les mobilisations de 2019 et de 2023 de celui des grandes villes matinée, pour la seconde, de celui des sous-préfectures
Le 25 janvier dernier, le Conseil constitutionnel a, sans trop de surprise, censuré 40 % des 86 articles de la loi Immigration, essentiellement pour des questions de forme (présence de cavaliers législatifs, c'est à dire des articles sans lien avec l'objet de la loi), ouvrant ainsi la voie à son adoption.
En réponse à la baisse de rémunération qui fait suite à l'accord signé entre la seule FNAE et les plateformes sous l'égide de l'ARPE et à la nouvelle tarification décidée unilatéralement par Uber Eats, des milliers de livreurs/euses se sont mobilisés le week-end des 2 et 3 décembre dans près de 70 villes à l'appel de la CGT, de SUD et d'Union.
C’est acté : l’intersyndicale nationale, qui s’est réunie le 15 juin dernier, a sonné la fin de la mobilisation contre la réforme des retraites après une quatorzième journée de mobilisation le 6 juin dernier, qui a tout de même réuni 900.000 manifestants dont 300.000 sur Paris selon la CGT.
Suite à la décision du Conseil constitutionnel intervenue hier, la loi relative à la réforme des retraites, pardon la Loi de Financement Rectificative de la Sécurité Sociale, est arrivée au bout de son « cheminement démocratique ».
Samedi 11 février, des millions de manifestant-e, venus parfois en famille, étaient de nouveau dans les rues de près de trois cents villes pour exiger le retrait de la réforme des retraites. Dans certaines d’entre elles, un nouveau pic de mobilisation a même été atteint et, jeudi dernier, la cinquième journée de grève et de manifestations a fait le plein en dépit des vacances scolaires.
Enorme : la première journée de mobilisation contre la réforme des retraites a réuni, dans plus de deux cent cinquante villes, deux millions de participant-es dont quatre cent mille sur Paris ce qui en fait la plus grosse depuis 1995 qui avait obligé le Premier Ministre de l’époque de remballer une réforme analogue à l’issue de manifestations marathons et d’un blocage continu des transports.