Un jeune universitaire qui ne s'inquiétait de rien: c'était moi, au bon vieux temps. Avant que des lectures de hasard ne percent ma bulle en 2011. Ca a commencé doucement. D'abord les livres d'Eva Joly1…
racontant l'affaire Elf, ensuite Arnaud Montebourg expliquant la mondialisation, enfin Jean-Luc Mélenchon apportant le conflit d'où procède la conscience. Depuis ça va de mal en pis, de l'écologie aux violences policières, du capitalisme aux révolutions bolivariennes, de Robespierre à la révolution haïtienne et, fatalement, de l'indignation au militantisme avec tant à apprendre et trop à lire. Saisi par la fureur des convertis, j'ai lancé ce blog il y a quatre ans et je me suis impliqué dans la France Insoumise dont j'ai été le candidat aux législatives de 2017 pour la 3eme circonscription des Français de l'étranger. J’ai quitté le mouvement deux ans plus tard pour retrouver une liberté de ton incompatible avec la discipline militante.
Mélenchon et les médias – d’accord, c’est un sujet rabâché jusqu’à susciter une certaine lassitude. J’y reviens pourtant, parce que si rabâché soit-il, il n’est pas épuisé, ne serait-ce que parce que l’état des choses évolue, ce qui nous permet de revenir sur les étapes précédentes et de tirer des conclusions, d’ailleurs très positives.
Décidément, Jean-Luc Mélenchon est incorrigible ! Je vous résume son dernier esclandre, au cas où vous l’auriez manqué. Interviewé sur France 2, il interpelle Jean-Christophe Cambadélis avec une familiarité bien déplacée : « Jean-Christophe, tu sais bien que la primaire est un tamis social…. »
Depuis la victoire de Donald Trump, tout le monde a compris: les gauches ont perdu le soutien des masses populaires parce qu'elles ont accepté la mondialisation. Mais il ne suffit pas de tirer la sonnette d'alarme, il faut faire son coming out et soutenir Mélenchon.
Pour commencer la nouvelle année, le journal Le Monde a mis un point d’orgue à son recueil de « portraits » des victimes des attentats du 13 novembre, proposant une photo de groupe qui révèle toutes les ambigüités de sa démarche, pose plusieurs problèmes et finit par mettre fort mal à l’aise.
Après les attentats, et alors que se multiplient les analyses, je voudrais ne faire part que d’une émotion, et tenter d’y faire droit : la stupeur. Stupeur que tend à censurer l’affirmation sans cesse réitérée selon laquelle Daesh serait la création monstrueuse d’un Occident néocolonial, ce qui n’est pas le moindre de ses travers.
Après les attentats qui ont endeuillé Paris, Vendredi 13 Novembre, je me suis trouvé pris entre deux feux: soutenu par les innombrables messages de compassion, de solidarité et d’amour pour ma ville natale, et troublé par ceux qui voyaient en ces messages le signe d’une partialité face aux tragédies qui frappent partout dans le monde.
I was caught in a kind of crossfire after the Friday attacks in Paris: soothed by all the messages of compassion, solidarity and love for Paris, and disturbed by those who understood these messages as indicative of a partial attitude towards tragedies that unfold around the world.