Les candidats démocrates à la primaire tentent tous de se démarquer d’Obama. Quant aux républicains, ils sont unanimes à l’attaquer pour avoir affaibli le leadership américain dans le monde. Qu’en est-il exactement ?
Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers, à New York et Pékin. Il répond à mes questions à l’occasion de son dernier ouvrage « Qui est l’ennemi ?», paru aux Éditions CNRS et préfacé par Michel Rocard.
Béligh Nabli est directeur de recherche à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), au sein duquel il a fondé l’«Observatoire des mutations politiques dans le monde arabe ». Il enseigne également les relations internationales à l’Institut d’études politiques de Paris. Il répond à mes questions à l’occasion de son dernier ouvrage « Géopolitique de la Méditerranée », paru aux éditions Armand Colin.
Nous sommes probablement entrés dans une nouvelle vague de violences dans le conflit israélo-palestinien. Si elles ont commencé à l’époque des fêtes religieuses, il est probable que la fin de ces dernières signifie qu’elles vont cesser.
Poursuivant son travail, qui devient en fait une œuvre sur la notion de morale, de résistance à l’ordre établi et de liberté, Tzvetan Todorov vient de publier « Insoumis ». C’est une réflexion sur ces thèmes, accompagnée de plusieurs portraits dont la vie et l’action, selon le philosophe, ont été en résonance avec leurs convictions affichées.
À peine l'Union européenne croit-elle être sortie de ce qu'elle pensait être la plus grave crise de son existence, avec le débat sur le maintien de la Grèce dans le zone euro, qu’elle se trouve confrontée à une autre encore plus grave : ce qu'on appelle la crise des migrants en France, mais qu'on devrait plus précisément qualifier de crise des réfugiés.
Pascal Blanchard est historien, chercheur associé au Laboratoire Communication et Politique (CNRS), spécialiste du "fait colonial " et des immigrations. Nicolas Bancel est historien, professeur à l'université de Lausanne, directeur du laboratoire Grissul et vice-président du groupe de recherche Achac. Ils répondent à mes questions à l’occasion de leur dernier ouvrage « Le grand repli », co-écrit avec Ahmed Boubeker et paru aux éditions La Découverte.
Même ceux qui en 2008 étaient raisonnablement, et donc modérément, optimistes sur la politique étrangère qu’Obama pourrait poursuivre, ont été déçus. Nous savions qu'il n'avait pas de baguette magique mais qu'il éviterait, contrairement à son prédécesseur, de provoquer des catastrophes. Il était évident qu'il ne pourrait pas facilement réparer tous les dégâts provoqués par ce dernier. On pouvait simplement espérer qu'il défendrait l'intérêt national américain avec plus de clairvoyance que son prédécesseur.