De l'extrême droite, des vents mauvais se lèvent ces derniers jours contre des institutions culturelles qui, soutenant la création d'un véritable navire de sauvetage, seraient à l'évidence coupables de « détournement de fonds publics ». Une autre évidence est à construire : que le Navire Avenir est une œuvre, et que sa réalisation relève incontestablement d'une mission de service public culturel.
Esquissé en septembre 2021 au Centre Pompidou-Metz, dessiné depuis dans de multiples théâtres et musées, comme dernièrement à la Comédie, Centre Dramatique National de Reims, le Navire Avenir est une œuvre singulière : véritable navire de sauvetage en haute mer, cette œuvre est un acte, non une énième représentation portant la promesse d'actes qui ne viennent pas.
En faveur de l'hospitalité vive, nous manquent des convictions inaltérables, des politiques radicales, des prises de positions puissantes, des lieux magnifiques, des outils pionniers. Nous esquissons une part de cela, en dessinant le Navire Avenir, non loin d'être réalisé, et en publiant ces 40 tweets non encore écrits et publiés par leurs autrices et auteurs. Comme une carte de vœux pour 2024.
Envisager l'amplification du sauvetage en haute mer alors même qu'une loi immigration envisage l'aggravation de la violence sur le rivage, c'est certes à contre sens des vents mauvais, mais c'est aussi tenter de donner un tout autre souffle à ce qu'accueillir veut dire.
Ce mardi 12 décembre à 19h, nous nous réunissons en Assemblée à la Maison de la Poésie - Paris pour dire l'Avenir (avec Marie Vialle et Jacques Bonnaffé notamment), pour co-construire effectivement certaines pièces du bâtiment, pour nous outiller ensemble afin de répondre à tout ce qui s'oppose à la création du Navire Avenir.
Discours prononcé par Sébastien Thiéry le 18 octobre au Centre Pompidou-Paris en ouverture de la soirée dédiée au Navire Avenir où sont intervenus près de 30 de ses co-conceptrices et co-concepteurs, dont rescapés, soignants, sauveteurs, architectes, designers, juristes, auteurs, créateurs sonores, etc.
Le Navire Avenir, premier navire spécifiquement conçu pour le sauvetage en haute mer, vient d'être présenté au Centre Pompidou. À cette occasion, Sébastien Thiéry, coordinateur des actions du PEROU, a publié un texte manifeste qui inscrit le projet de cette « oeuvre agissante » dans le programme du PEROU, organisation créée en 2012 avec le jardinier Gilles Clément.
Il nous faut construire la pensée du Navire Avenir, premier navire européen de sauvetage en haute mer, tout autant que son architecture. C'est l'enjeu d'une levée de fonds de proche en proche activée depuis peu. À la force de nos échanges démultipliés, nos paroles se lient, nos arguments se consolident. Ce quatrième volet des « Vents contraires » est une archive de ce chantier naval et politique.
Sur les réseaux sociaux, diverses publications liées au Navire Avenir ont donné lieu à des échanges, parfois vifs. Voici un florilège des messages les moins enthousiastes, mais non sans intérêt, ainsi que les réponses que nous avons parfois publiées, ou parfois seulement « ruminées » pour ne pas alimenter un dialogue qui risquait de ne pas pouvoir le devenir.
Dans un café militant du 20e arrondissement de Paris, il y a quelques jours, deux membres du PEROU présentaient le projet du Navire Avenir. Des échanges, parfois vifs, s'en sont suivis avec la cinquantaine de personnes réunies. Echanges restitués ci-dessous (images : Elsa Ricq-Amour)