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jennar.fr

Essayiste, militant éco-socialiste, internationaliste
Mosset - France
  • Un appel pathétique de Zoé Konstantopoulou à l’ONU

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    « La dette souveraine est actuellement utilisée contre la population grecque et le Parlement hellénique pour affaiblir la démocratie »Discours prononcé le 2 septembre 2015, au siège de l’ONU à New YorkMesdames et messieurs, leaders des parlements du monde, en cette occasion du 70e anniversaire de l’ONU, marquant également les 70 ans depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, en cette 4e conférence mondiale des Présidents de Parlements plaçant la démocratie au service de la paix, du développement durable et de la construction d’un monde tel que les peuples le veulent, je me tiens devant vous et parmi vous, en tant que Présidente du Parlement Hellénique récemment dissous pour vous adresser un appel à la solidarité envers le peuple grec et envers la Grèce, terre où la démocratie naquit, et où elle est aujourd’hui brutalement attaquée et violée.La Grèce et son peuple sont les victimes, depuis cinq ans, de politiques supposées offrir une solution durable au surendettement du pays et une voie pour sortir de la crise économique, ces politiques contenues dans des accords appelés « Memoranda - Protocoles d’Accord », conclus par le gouvernement grec et un trio d’institutions internationales, à savoir le FMI, la Commission Européenne et la  Banque Centrale Européenne, connu sous le nom de Troïka, et agissant au titre de créanciers de la Grèce, ont eu pour résultat de graves violations des droits humains, et particulièrement des droits sociaux, des libertés fondamentales et de l’Etat de droit lui-même.
  • Oligarkhía delenda est

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    Si la crise grecque et la décision de l’Union Euroépenne du 13 juillet ont servi pour beaucoup de révélateurs des réalités anti-démocratiques et antisociales de l’UE, si elle a permis que beaucoup d’yeux s’ouvrent sur cette dictature d’un mode nouveau que représente le supranationalisme, il serait abusif de croire qu’une majorité de françaises et de français serait désormais acquise à la nécessité de sortir de l’Union européenne.
  • Pour un sommet internationaliste du Plan B

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  • 2500 collaborateurs belges des nazis perçoivent en 2015 une retraite de l'Allemagne

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  • Un jour d’infamie

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    Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le principe de la souveraineté populaire, qui signifie que le pouvoir de choisir appartient au peuple et à lui seul, la volonté, affirmée comme jamais auparavant dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, de réaliser une démocratie qui conjugue à la fois les libertés individuelles, mais aussi des droits collectifs  (droit à la santé, à l’éducation, à la culture, au travail, au logement, au bien-être, …), c’est-à-dire la volonté de réaliser cette République sociale pour laquelle Jaurès déjà se battait.
  • POUR SE DESINTOXIQUER

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  • La crise grecque : les droits humains ne s’arrêtent pas à la porte des institutions internationales, dit un expert de l’ONU

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    30 juin par Juan Pablo BohoslavskyGenève, le 2 juin 2015 - L’Expert indépendant chargé d’examiner les effets de la dette extérieure et des obligations financières internationales connexes des États sur le plein exercice de tous les droits de l’homme, M. Juan Pablo Bohoslavsky, incite les institutions européennes, le Fonds monétaire international et la Grèce à faire preuve de courage et à parvenir à un accord qui respecte les droits humains. Dans cette déclaration, M. Bohoslavsky souligne que les droits humains ne devraient pas s’arrêter pas à la porte des organisations internationales et des institutions financières internationales.Si aucun compromis n’est atteint, la Grèce devrait, tôt ou tard, se retrouver en cessation de paiement, rendant la crise nationale encore plus pénible. Les droits économiques et sociaux devraient être encore plus ébranlés en Grèce de par cette absence de flexibilité et de courage à trouver un accord qui bénéficie à tout le monde et qui respecte les droits humains.Les obligations de remboursement de dettes ne sont pas seulement en jeu, mais également les fondations mêmes sur lesquelles l’Union européenne s’est bâtie : une union de nations qui respecte les droits humains, la dignité humaine, l’égalité et la solidarité, qui sont en son cœur même.
  • "Pour la souveraineté et la dignité du peuple grec"

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    Alexis Tsipras, Athènes, samedi 27 juin 2015 27 juin 2015 | Par Dimitris Alexakis - Mediapart.frDans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juin, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé, dans une adresse au peuple retransmise par la chaîne de télévision publique (ERT), la tenue d'un référendum sur les propositions faites à la Grèce par les "Institutions" (FMI, BCE, Commission européenne) dans le cadre des négociations sur la dette. Traduction : « Depuis 6 mois, le gouvernement hellénique se bat dans des conditions dʼasphyxie financière inouïes pour mettre en oeuvre le mandat que vous lui avez confié à lʼissue des élections du 25 janvier. Un mandat qui nous enjoint de négocier avec nos partenaires pour mettre fin à lʼaustérité et faire en sorte que notre pays renoue avec la prospérité et la justice sociale. Un mandat qui nous enjoint de parvenir à un accord viable, respectueux de la démocratie comme des règles de l'Union, et qui permettra à la Grèce de sortir définitivement de la crise.Tout au long de cette période de négociations, on nous a demandé dʼappliquer les mémorandums qu'avaient signés les gouvernements précédents, mémorandums que le peuple grec a pourtant catégoriquement rejetés lors des dernières élections.Mais nous nʼavons pas un seul instant envisagé de céder. De trahir ― autrement dit ― votre confiance.Après cinq mois de dures négociations, nos partenaires ont malheureusement abouti, lors de lʼEurogroupe dʼavant-hier, à une proposition en forme dʼultimatum, un ultimatum adressé à la démocratie grecque et au peuple hellénique. Un ultimatum qui contrevient aux principes fondateurs et aux valeurs fondamentales de lʼEurope, de la construction européenne.
  • L’initiative de Delphes

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    A l’invitation de Dimitris Konstantakopoulos, journaliste et auteur, qui fut secrétaire du « mouvement des citoyens indépendants » créé à l’initiative du célèbre musicien Mikis Theodorakis (la musique du film Z), et avec le soutien, notamment, du Forum Mondial des Alternatives (Samir Amin), se tient à Delphes, ce samedi et ce dimanche, une réunion d’intellectuels critiques provenant de Grèce, d’Allemagne, d’Autriche, de Bulgarie, de Chypre, d’Espagne, de France, d’Italie, de Lituanie, du Portugal, de Russie, de Suisse et même des USA.
  • Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque

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    18 juin par Commission pour la vérité sur la dette grecqueEn juin 2015, la Grèce se trouve à un carrefour. Elle doit choisir entre la poursuite des programmes d’ajustement macroéconomiques imposés par ses créanciers ou briser les chaînes de sa dette. Cinq ans après le début des programmes d’ajustement, le pays reste plongé dans une grave crise économique, sociale, démocratique et écologique. La boîte noire de la dette n’a pas été ouverte. À ce jour, aucune autorité, grecque ou internationale, n’a cherché à faire la lumière sur les causes et les modalités d’assujettissement de la Grèce au régime de la Troïka. La dette, au nom de laquelle rien n’a été épargné à la population, reste le dogme au nom duquel est imposé un programme d’ajustement néolibéral qui s’accompagne de la plus profonde et la plus longue récession jamais connue en Europe en temps de paix.Prendre à bras-le-corps un ensemble de problèmes sociaux et économiques est une impérieuse nécessité autant qu’une responsabilité sociale. Prenant acte de cela, le Parlement Hellénique a mis en place en avril 2015 la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Il lui a donné mandat pour mener des investigations sur l’origine et l’augmentation de la dette publique, la façon dont cette dette a été contractée et les raisons qui y ont amené, enfin sur ces l’impact qu’ont eu sur l’économie et la population les conditionnalités attachées à ces contrats. La Commission pour la Vérité a pour mission d’amener à une prise de conscience sur les questions relatives à la dette grecque, tant sur le plan interne qu’au niveau international, de formuler des arguments et de proposer des scénarios relatifs à l’annulation de la dette.Les recherches présentées par la Commission dans son rapport préliminaire mettent en lumière le fait que le programme d’ajustement auquel la Grèce a été soumise était, et reste dans son intégralité, un programme politiquement orienté. L’analyse technique bâtie sur des variables macroéconomiques et des projections de dette – des données en relation directe avec la vie et de la population et ses moyens de subsistance –, a permis de cantonner les discussions relatives à la dette à un niveau technique. Ces discussions ont principalement été centrées autour de la thèse selon laquelle les politiques imposées à la Grèce allaient lui permettre de rembourser sa dette. Les faits présentés dans ce rapport prouvent tout le contraire.