Voir tous
  • La fausse moralité de nos discours politiques, la vraie immoralité de nos comportements collectifs

    Par
     Parmi les choses qui font la moralité de nos vies, il y a nos comportements à notre échelle d'individus, mais il y a aussi nos comportements collectifs à l'échelle de notre société : par exemple, la solidarité à l'échelle de notre société ; le rapport amical de notre société avec le reste du monde ; la gratitude ou la loyauté des membres de la société vis-à-vis d'elle ; le fait que les promesses par notre société, de telle forme de bonheur possible en son sein, ne soient ni des promesses mensongères, ni des promesses de formes illusoires de bonheur ; la confiance qu'on a dans les foules, le bien être qu'on ressent quand on est plongé au milieu d'elles ; ou encore le sentiment d'être engagé avec les membres de notre société dans un devenir commun... En tant qu'individus, nous sommes souvent pleins de bonnes intentions, et agissons souvent, par rapport à ceux qui nous entourent, avec moralité. Mais l'atmosphère globale de notre société, et nos comportements collectifs à l'échelle de la société, sont souvent dépourvus d'une vraie moralité. 
  • Ce qui unit les mauvais discours de gauche et de droite

    Par
     Le discours de gauche et celui de droite ont tous les deux leurs mauvaises pentes, sur lesquelles ils peuvent glisser et devenir mauvais, chacun à sa manière. En glissant sur leurs mauvaises pentes, ils glissent vers des formes pures du mauvais discours de gauche ou de droite, mais jamais peut-être aucun discours réel n'atteint ces formes pures. Ces formes pures restent peut-être de purs concepts, dont la réalisation dans un discours réel est toujours mélangée à autre chose.
  • Quand la lutte contre le racisme devient lutte contre le bien commun

    Par
     « La nature est toujours la même ; partout elle est une, partout elle a même vertu et même puissance », dit Spinoza dans son Éthique ; c'est à dire qu'en tout homme la nature est la même, et seule varie d'un homme à un autre sa situation dans le monde. Nous aurions tous pu naitre à la place de n'importe qui, chacun de nous aurait pu naitre à n'importe quelle époque et de n'importe quelle couleur, et croire cela est un bon vaccin contre le racisme.
  • Une intelligence du cœur : une pensée dialectique

    Par
      La manière de penser à laquelle nous sommes le plus habitués est la pensée scientifique. C'est une intelligence de l’œil, qui est utile pour bien penser ce que nous observons de l'extérieur, sans y être impliqués personnellement, c'est à dire, pour juste comprendre ce que nous observons, sans le vivre ou le juger. Mais peut-être qu'il existe une autre manière importante de penser, qui serait une pensée dialectique. Ce serait une intelligence du cœur, utile pour bien penser ce qui nous implique, comme notre vécu ou notre intériorité, notre rapport au monde et en particulier aux autres, ou la justification de nos actes, individuels ou collectifs. Ce serait une pensée que des philosophes ont pratiquée, sans forcément la penser comme telle ; et ce serait la pensée telle que Platon puis Aristote l'auraient partiellement pensée, et telle qu'Hegel l'aurait plus complètement pensée. Ce serait aussi cette pensée, qui permettrait de bien penser ce qu'est un état intérieur positif : par exemple un état de sérénité, qui pourrait être pensé comme une mise en rapport dialectique des différentes choses que nous sentons en nous ; et notamment l'état de sérénité des stoïciens, qui pourrait être pensé comme un rapport dialectique à notre connaissance de ce qui s'impose à nous. Et ce serait cette pensée qui permettrait de bien penser ce que sont des rapports positifs aux autres : par exemple, l'amitié pourrait être pensée avec Aristote, comme un rapport dialectique à autrui ; la poursuite d'un bien commun par les membres d'une société, pourrait aussi être pensée avec lui, comme encore une sorte d'amitié entre eux, un rapport dialectique entre eux ; et même peut-être, l'amour chrétien pourrait être pensé comme un rapport dialectique à autrui ou à Dieu.
  • Dire des vérités paradoxales

    Par
     Les photos de nous les plus anciennes, souvent jaunies, tachées ou traversées par des traces de plis, sont celles qui nous rappellent le mieux nos 20 ans, notre enfance, voire le bébé que nous avons été : naturelles, ingénues, l'avenir devant elles, ce sont les photos d'où se dégage la plus forte impression de jeunesse. Les temps les plus reculés de l'humanité sont aussi ceux qu'on appelle parfois, l'aube de l'humanité, ou l'enfance de l'humanité, et par certains côtés, les hommes de ces époques peuvent nous sembler particulièrement spontanés, naïfs, proches de la nature. Et les poèmes à chanter d'Homère, les petites fables à raconter d'Ésope, le théâtre à jouer, de Sophocle et d'Aristophane, les dialogues parlés de Platon, les bonnes nouvelles à transmettre, de Mathieu, Marc, Luc et Jean, ont beau être des textes vieux d'environ deux millénaires, ils restent de très rafraichissantes fontaines de jouvence, par la vitalité de leur forme, et la simplicité et la luminosité de leur fond.