Masculinismes : Un ensemble d’offres idéologiques identitaires, construites, diffusées et opérationnalisées au sein de divers milieux de radicalisation (on/off ligne), qui font l’apologie de, ou prônent1…
la violence sous toutes ses formes, afin de maintenir, voir renforcer la domination des hommes sur les femmes et minorités de genre.
L’attentat déjoué à Annecy a reçu peu de couverture médiatique, une discrétion qui ne surprend plus lorsqu’il s’agit de violences perpétrées contre les femmes et les minorités de genre. Pourtant, cet événement semble marquer un précédent historique : un passage à l’acte inspiré par la radicalisation masculiniste est qualifié sous des chefs d’accusation relevant du terrorisme.
Dans « La Terreur Masculiniste », j’aborde, sans l’élargir, l’aspect économique des milieux de radicalisation masculiniste. Loin d’être de simples « arnaqueurs », l’argent structure ces milieux tout autant que leur extrémisme violent. Dessiner les contours et sonder les ressorts de ce volet de la guerre multispectre menée contre les femmes, enfants et les minorités sexuelles, est donc important.
Les mouvances masculinistes s’emparent avec une stratégie calculée du mois de novembre, orientant délibérément l’attention de l’opinion publique depuis la lutte pour les droits des femmes et des enfants vers les besoins des hommes.
Une série de crimes violents, orchestrée méthodiquement en réseau, ayant pour objectif de normaliser les violences sexuelles et visant une femme, symbole de toutes les autres... Et si l’affaire Mazan relevait d’une nouvelle forme de terrorisme – masculiniste – contre lequel il est crucial de protéger notre pays ?