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Billet de blog 3 nov. 2021

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Fraude sociale et immigration

L’extrême droite, la droite extrême et une droite qui s’extrêmise surfent sur l’immigration et la fraude sociale. Resurgissent les discours sur l’assistanat dans une surenchère qui constitue un véritable trouble à l’ordre public. Et autres petites chroniques.

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Barnier exit

Michel Barnier sur France 2 le 2 novembre [capture d'écran]

Michel Barnier était sur le plateau de France 2 hier soir car candidat à la primaire LR. Il cherche à se montrer sérieux, présidentiable, mais n’est pas très à l’aise. De sa voix rauque, il déroule un propos insipide puis égrène des propositions pour concurrencer Zemmour. Ce dernier dit qu’il y a 23 % d’étrangers dans les prisons et qu’il les expulsera tous, sous-entendant qu’ils sont tous Magrébins (ce qui est faux, en réalité près de 8 %). Barnier annonce qu’il expulsera les 23 % d’étrangers. Il désavoue la Cour de justice européenne, et la Cour européenne des droits de l’homme, lui le négociateur du Brexit en poste à l'Union Européenne jusqu’au 31 mars dernier. Il prévoit un référendum sur l’immigration, comme le parti raciste RN et comme Xavier Bertrand (ces gens sont de véritables apprentis-sorciers) et veut imposer un moratoire de 3 à 5 ans sur l’immigration. Il défend Laurent Wauquiez (dont les positions de droite extrême sont connues), qui le soutient, puis il s’en prend à la fraude sociale : 2,5 millions de gens (en trop) auraient des droits ouverts à l’assurance maladie. Il y aurait des cartes Vitale en surnombre, il les fera toutes refaire. Ce discours c’est le mantra de l’extrême droite, sur des interprétations erronées : c’est ce que répète Le Pen, Valeurs actuelles, Causeur et Zemmour, affirmations totalement farfelues, entretenues par Charles Prats, un magistrat qui est visé (il était temps) par une enquête administrative lancée par le ministère de la Justice.

La différence entre eux : quand Zemmour le dit, il est assez malin pour nous faire croire qu’il y croit ; quand Barnier l’imite, lui, il donne l’impression qu’il n’y croit même pas mais sait que cela peut remplir de voix son escarcelle. Alors cynique, il abonde dans la propagande de ces militants d’extrême droite. Il va vraiment mal notre pays quand des notables BCBG bascule ainsi dans l’ignominie.

. voir mon article du 12 mai 2020 : L’extrême-droite en chasse contre assistés et immigrés

. il n’a fait qu’une allusion à la « fraude fiscale », se contentant de prononcer ces deux mots, sans invoquer la moindre mesure pour la combattre, sans parler de l’évasion fiscale. Par contre, il a annoncé qu’il réduirait massivement les impôts de production [sur la valeur ajoutée, cotisation foncière…], affirmant qu’ils n’existent pas en Europe. Ce qui est faux : s’il est vrai que la France a un taux de prélèvements de ces impôts supérieur à la moyenne européenne (4,9 % du Pib contre 2,3), la Suède a un taux bien supérieur (10,3 %).

. sa concurrente Valérie Pécresse a annoncé qu’elle envisageait de supprimer 150 000 fonctionnaires parmi l’ « administration administrante », formule démagogue, car si on peut toujours estimer que la technocratie cultive la bureaucratie, et qu’il y aurait certainement des simplifications à envisager, c’est tout de même colporter que les fonctionnaires qui ne sont pas directement au turbin (en présence des malades, des usagers) sont quantité négligeable. Alors même qu’ils et elles sont bien souvent indispensables. Ce sont les mêmes qui ont impulsé les plateformes téléphoniques, anonymes (appuyez sur la touche 2, puis étoile) qui osent contester l’administration administrante ! Michel Barnier ne veut pas être en reste, il considère qu’il y a trop de fonctionnaires dans les administrations des hôpitaux. Il faut les supprimer ou les déplacer, d’ailleurs la Défenseure des droits lui a dit que les citoyens n’avaient plus d’interlocuteurs. Si seulement tout ce remue-méninges conduisait à remettre de l’humain dans les guichets, mais il est à craindre que notre jeune premier se serve de l’argument juste pour supprimer des emplois publics.

Revenu universel et impôt... proportionnel

Gaspard Koenig, sur France Inter le 2 novembre [capture d'écran]

. le matin (2 novembre), dans la Matinale de France Inter, Gaspard Koenig avait aussi dénoncé la « sur-administration » qui coûterait 3 % du Pib. Comme Michel Barnier a arrondi le Pib à 3000 milliards d’euros ( !), cela signifierait donc que l’on pourrait économiser 90 Md€ sur l’administration ? C’est une autre version de l’argent magique ? Koenig a pris son bâton de pèlerin et a parcouru la France, dit-il. Il a rencontré les petits : les Gilets jaunes, en quelque sorte, petite classe moyenne, petits entrepreneurs. Qui sont bien capables de s’administrer eux-mêmes. A noter qu’il ne milite pas pour une réduction du nombre des fonctionnaires, lui le ʺlibéralʺ, mais pour réinjecter les fonctionnaires sur le terrain, avec pouvoir de décision. Il constate que les Préfets ne sont plus là pour faire appliquer la loi mais pour accorder des dérogations tellement tout ça est complexe.

Un auditeur l’interpelle sur les Pandora Papers : comment simplifier l’impôt pour lutter contre cette évasion fiscale (1300 Md€) ? Il répond que si l’impôt ne rentre pas c’est qu’il y a trop d’impôts. C’est simple comme bonjour : en gros s’il n’y a plus d’impôts, personne ne cherchera à ne pas payer d’impôt ! Xavier Niel est appelé à la rescousse, qui disait que « la France est un paradis fiscal » puisqu’il y a tellement d’impôts que les plus riches font tout, sur les conseils de fiscalistes, pour réduire drastiquement leur contribution. C’est alors qu’il rappelle son projet de revenu de base, qui pourrait être de 500 euros par mois, pour tous, sans condition, sans contrepartie. Dans son système fiscal, il y aura d’un côté un revenu universel (ou crédit d’impôt), de l’autre « un impôt universel proportionnel sur l’ensemble des revenus du travail et du capital ». Je souligne proportionnel, car c’est là qu’est le loup dans ce flou. Des ʺlibérauxʺ mesquins s’insurgent contre le projet de Gaspard Koenig, car, damned, ils n’y voient que le versement par l’État d’une somme à tous les citoyens, sans prendre la mesure du subterfuge. Un impôt proportionnel sur les revenus ?... et non pas progressif, mais les plus ultra-libéraux ne peuvent que voter des deux mains.

. Et c’est le moment que choisit Emmanuel Macron pour annoncer un contrat d’engagement d’un montant de 500 euros, qui n’est qu’une extension, tout de même bien venue, de la Garantie jeunes déjà existante et qui serait attribuée à 400 000 jeunes supplémentaires dans un premier temps. Il ne faut pas dire revenu d’engagement, car cela laisserait entendre qu’il n’y a pas de contrepartie. Façon de susurrer avec mépris que le RSA est versé lui-même sans contrepartie, alors que la loi et les procédures imposent une démarche d’insertion. La Métropole de Lyon, dirigée par Bruno Bernard (EELV), a mis en place un revenu de solidarité jeunes (RSJ) de 400 euros pour ceux qui sont sans ressources (en faveur de 2000 jeunes, ni boursiers, ni au RSA, ni bénéficiant de la Garantie jeunes). Evidemment, un opposant LR, Gaël Petit, parle d’ « assistanat » parce qu’il n’y a pas une exigence de travail à la clé. Du Wauquiez dans le texte.

Des étudiants lors d'un rassemblement dans le cadre d'une grève nationale des enseignants et des étudiants à Lyon, le 26 janvier 2021. (JEFF PACHOUD / AFP)

Zemmour : trouble à l’ordre public

. Éric Zemmour, lors de son discours à Nantes, le 30 octobre, a dit que l’« assistanat doit être éradiqué, c’est une plaie, c’est un cancer », n’oubliant pas qu’il est l’ « ami » de Wauquiez. Il fut un temps où une extrême droite (j'étais tenté d'écrire "ignoble" mais c'est sans doute un pléonasme) s’en prenait aux bénéficiaires des minima sociaux, en bloc, les traitant avec mépris d’assistés. Le virage a été amorcé par Marine Le Pen, pendant la campagne électorale présidentielle de 2017 où, ciblant exclusivement les immigrés, elle a cessé d’attaquer les bénéficiaires du RSA en général. Là, Zemmour dit tout de go que, pour qu’il n’y ait plus d’assistanat, il suffit de n’accorder la solidarité nationale qu’aux nationaux (que ce soit le RSA, les allocations logement et les allocations familiales). Il ajoute que « le travail doit être plus rémunérateur que les aides sociales », ce qui est déjà le cas (dire le contraire n’est que pure propagande). On voit qu’il ne maîtrise pas trop le sujet, là il se contente de répéter ce que l’extrême droite proclame, du RN à Valeurs actuelles, en passant par CNews et Causeur. Ses soutiens viennent justement sur CNews pour réclamer la suppression de l’AME (aide médicale d’État).

Pour ma part, je considère qu’en démocratie, de tels propos, d’une extrême violence, constituent un trouble à l’ordre public, et devraient à ce titre être poursuivis. On imagine ce qu’éprouvent en ce moment des hommes et des femmes qui sentent la menace se rapprocher ? Sans parler évidemment du discours sur la remigration.

Les abus de Demeter

L’émission de France inter, Secret d’info, décortiquait samedi dernier le fonctionnement de la cellule Demeter au sein de la gendarmerie. Créée pour protéger les agriculteurs des exactions dont ils sont parfois victimes (atteintes à leur matériel ou aux animaux, vol de gasoil), elle dérive souvent vers une protection d’une certaine agriculture contre toute critique, qualifiée par la FNSEA (le syndicat dominant ayant les faveurs des gouvernements successifs) d’"agribashing". Et les pandores se prêtent à ce jeu funeste, transformant des militants en délinquants. Comme cette journaliste voulant enregistrer le simple bruit d’un tracteur dans un champ, inquiétée par les gendarmes, tandis qu’une autre, subissant des menaces, jusqu’à un démontage partiel des roues de sa voiture, ne bénéficie d’aucune protection de la part de la maréchaussée.

Étrangement, depuis l’été, les citoyens, qui n’étaient jamais descendus dans la rue pour protester contre les atteintes aux libertés et aux droits sociaux et qui se sont mis à défiler le samedi en protestant contre la "dictature" qui s’installe, n’ont pas semblé s’émouvoir d’une sacrée menace pour nos libertés : Demeter, ayant des pratiques dignes d’un régime autoritaire. Il est clair que cette instance doit être supprimée. Les exactions à l’encontre des agriculteurs peuvent être traitées par la gendarmerie, comme tout autre délit, sans ce dispositif particulier abusif voulu par Christophe Castaner.

Des syndicats paysans, qui défendent une autre agriculture, contestent Demeter. Comme la Confédération paysanne qui déclare : « En tant que paysans, nous avons vécu la mise en place de ce dispositif comme un coup de massue : avec la cellule Demeter, on répond à côté de la plaque à de vrais problèmes, alimentaires, financiers ou climatiques, auxquels il faudrait apporter une véritable solution. Les vols et les intrusions dans les fermes servent d’excuses pour criminaliser toute critique du système agroalimentaire. » Et qui ajoute : « on va mettre un képi dans la tête des gens ».

[Internet]

. Les opposants à l’agriculture intensive dans le viseur de la cellule Demeter

. Le gouvernement crée une cellule militaire pour surveiller les opposants à l’agro-industrie, Reporterre.

Dernière Rafale

Serge Halimi, dans Le Monde diplomatique de novembre, commente l’achat par la Grèce de 24 avions de combat Rafale, trois frégates dernier cri, et bientôt des F-35 et des hélicoptères Sikorsky, sans oublier les drones, les torpilles et les missiles.

On se souvient qu’il y a six ans (déjà), le peuple grec a été mis à genoux par la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) qui imposa le report de l’âge de la retraite à 67 ans avec amputation des pensions (14 fois réduites), baisse drastique des allocations chômage et du SMIC, hôpitaux bondés, sans moyens. Les Grecs ne sont pas sortis de ce drame effroyable (qui, entre parenthèses, aurait dû justifier que nous descendions dans la rue pour les soutenir) mais les crédits militaires augmentent. Sans que l’UE y voit à redire. Ni Le Figaro, comme le note justement Serge Halimi : le journal de Dassault n’a eu de cesse d’accabler les Grecs, de les insulter, de les humilier, mais aujourd’hui que l’État grec achètent des Rafale, no comment !

Dans les rues d'Athènes [capture d'écran du film "Ne vivons plus comme des esclaves" de Yannis Youlountas]

Halimi ironise sur le jour où les sous-marins turcs fabriqués en Allemagne couleront les frégates grecques fabriquées en France… Apprentis-sorciers en plus d’être des affameurs.

. Et la Grèce redevint exemplaire, Serge Halimi, Le Monde diplomatique, novembre 2021.

. mon billet de 2015 appelant à faire condamner la Troïka : Faire condamner la Troïka pour la tragédie grecque.

Il n’y a pas photo…

… alors seuls des entrefilets annonceront la mort de quatre enfants en mer Égée, drame qui s’est produit le mardi 26 octobre, au large de l’île grecque Chios près des côtes turques. Ils étaient 27 migrants sur une embarcation qui a chaviré : les quatre enfants de 3 à 14 ans sont morts noyés ainsi qu’un adulte, les 22 autres ont été secourus par les garde-côtes grecs. Athènes accuse Ankara de laisser agir des gangs criminels qui exploitent les migrants. Celles et ceux qui cherchent désespérément un asile sont 2500 à avoir fait la traversée de la mer Égée cette année, ils et elles étaient 9700 l’an dernier : plus de 100 sont morts. Sans photos, sans sépultures.

. je ne mets pas d'image d'illustration. Patience : peut-être que quand les corps seront rejetés sur une plage, on aura un cliché et l'on pourra enfin s'apitoyer.

Défense du service public

Les éditions La Découverte publient un ouvrage remarquable : La valeur du service public, dont les auteurs sont Julie Gervais (politiste), Claire Lemercier (historienne) et Willy Pelletier (sociologue), avec la collaboration de plusieurs autres auteurs (et le soutien de la Fondation Copernic, de syndicats CGT, du Centre européen de sociologie rattaché au CNRS, de l'Université Sorbonne, et de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales). Ce livre de 476 pages n’est nullement rébarbatif : il s’appuie sur de nombreux exemples, extraits de textes (romans ou études), comparaisons étonnantes entre propos anciens et déclarations actuelles, il est parsemé de dessins et de photos noir et blanc.

Le livre, dès la première page, évoque le cas de Nadine, assistante sociale en polyvalence de secteur, au sein d’un Conseil départemental, qui se débat avec des logiciels qui minutent ses rendez-vous, contrôlent son activité. Elle confie : « Pourquoi les assistantes sociales, aujourd’hui, quittent le service au bout de quatre mois et qu’on fait le travail de celles en arrêt-maladie ? Parce qu’elle craquent ! Et on supprime encore des postes ! » Et, pour les auteurs, de décrire les méthodes des « modernisateurs », qui, partout, dans toutes les administrations, sans lien avec les réalités de terrain, sont là pour fermer (une maternité), réduire (les effectifs) : rentabiliser est l’impératif constant. « Une élite en mouvement qui œuvre de concert au dépeçage du service public ». Les démonstrations sont très bien faites, avec exemples précis, en citant tel ou telle cadre de l’ARS ou dirigeant d’hôpital, notés et promus en fonction de leur capacité à casser le service public. Le livre est sans concession : il est rappelé au détour d’une phrase qu’Éric Woerth, qui fut ministre du Budget (et, je le rappelle, impliqué dans plusieurs scandales dont l’affaire Bettencourt, ci-devant président de la commission des finances à l’Assemblée nationale) est passé par le cabinet Andersen « où il conseillait ses riches clients afin qu’ils paient moins d’impôts ».

Ce livre se lit d’une traite, mais il peut être parcouru de façon discontinue. En conclusion, il est dit que c’est dans des périodes de crise qu’il a dû être admis « qu’il y avait urgence, qu’il fallait mettre les moyens nécessaires, et aussi poser des grands principes pour la suite ». Les auteurs y voient la possibilité d’un « programme pour l’après-Covid ». Ils constatent que déjà, si des fonctionnaires se plient aux consignes des "modernisateurs", d'autres, au contraire, « travaillent sourdement à les saper », sabotant l'outil managérial... pour réellement faire leur métier et assurer de fait le service public.

 . Certaines de ces chroniques sont parues sur mon compte Facebook.

Billet n° 641

Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Parcours et démarche : ici et "Chroniqueur militant". Et bilan au n° 600.

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr ; Lien avec ma page Facebook ; Tweeter : @YvesFaucoup

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