YVES FAUCOUP
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Billet de blog 9 févr. 2021

600ème

Je tiens ce blog «Social en question» depuis 9 ans (décembre 2011), avec en moyenne une publication par semaine. A chaque centaine, j’ai consacré un billet faisant le point, dressant un petit bilan, expliquant ma démarche.

YVES FAUCOUP
Chroniqueur social
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

[Ph. YF]

Pour ce 600ème, je voudrais repréciser que mon intention est d’aborder des questions sociales et de la façon dont elles sont traitées par le pouvoir et par les médias. Les sujets sont nombreux, ce qui me permet d’être éclectique. Mais plus précisément, j’aborde deux thématiques, justifiées par mon expérience professionnelle (44 années, études initiales comprises), qui a porté sur la pauvreté et l’enfance. D’aucuns diront qu’elles sont liées, par bien des aspects, entre autres par le fait que pauvres et enfants sont privés de parole et ne s’expriment pas sur leur condition (étymologie d’infans). Ce qui est certain c’est qu’elles sont au cœur de l’action sociale.

Le but n’est pas de tenir un journal officiel si justifié soit-il, de publier des textes rendant compte de l’actualité, mais bien de prendre position. Dans le champ de la pauvreté et de la précarité, mon combat consiste à dénoncer, sans misérabilisme, les discours méprisants sur l’assistanat : j’ai ainsi à moult reprises stigmatisé les propos de Nicolas Sarkozy (c’est le thème d’un de mes tout premiers billets, en avril 2012), de Laurent Wauquiez, du Rassemblement National et de tant d’autres, dont des élus locaux, qui ont tenté de chasser sur ces terres indignes, alors même que la plupart des médias fermaient les yeux sur ces dérives de tribune. Je défends également depuis longtemps le principe d’un revenu minimum décent (c’est-à-dire au niveau du seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian, soit au moins 800 euros mensuels pour une personne seule), considérant que les prises de position sur un revenu universel pèchent par le fait qu’elles ratiocinent sur un avenir lointain, sans se préoccuper de l’ici et maintenant, et de l’urgence à veiller à ce que le principe suivant de la Constitution (depuis 1946) soit respecté : « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence ». Trop souvent encore, les défenseurs des droits sociaux restent timides sur la prise en compte de la pauvreté extrême, persuadés que des solutions d’ensemble règleront le problème. En attendant…

Manifestation d'aides à domicile, Saint-Etienne, septembre 2020 [Photo YF]

"Les invisibles sont dans la rue".

____

Je bénéficie d’un certain confort et il m’est insupportable de savoir que tant de citoyens galèrent et que la classe politique soit les méprise, soit les oublie. Pas par commisération de ma part, mais parce que l’égalité et la fraternité sont des principes républicains. Et parce que bien des maux de la société proviennent de ces injustices, les ignorer c’est faire preuve d’irresponsabilité.

Sur la protection de l’enfance, je récuse les approches qui sacrifient à l’émotion. Elles déversent leur logorrhée sirupeuse, souvent servant de faire-valoir à des people (qui font leur beurre sur cette indignation facile), fréquemment insultante à l’égard des professionnels qui, pourtant, elles et eux, se coltinent quotidiennement les situations difficiles dans l’indifférence générale. Ces approches larmoyantes réduisent la question aux cas les plus douloureux, façon de nier tout un pan de la protection de l’enfance et de se rassurer à bon compte (« je suis meilleur que ces Thénardier »). Ce qui importe ce n’est pas d’agiter comme un hochet le fait que des enfants sont en danger, ni de manipuler régulièrement les statistiques afin de faire pleurer dans les chaumières, mais de mettre en œuvre des dispositifs efficients, des organisations pertinentes, des fonctionnements concertés et des encadrants compétents. Jean-Louis Bianco et Pascal Lamy, qui furent les auteurs d’un rapport remarqué il y a 40 ans, dont les orientations, souvent méconnues, sont toujours d’actualité ont accepté de m’accorder une interview dès que je leur en ai formulé la demande : l’un a été ensuite secrétaire général de l’Élysée, l’autre patron de l’OMC ! J’ai interviewé également Henri Pascal, sociologue, auteur d’un ouvrage sur l’histoire du travail social et commenté un livre sur un fait historique peu connu : Les Républiques d’enfants.

Chroniqueur militant

Emmanuel Todd, à Auch [Ph. YF]

J’ai expliqué dans le billet n° 500 ma démarche de chroniqueur militant. Prendre position ce n’est pas être manichéen. C’est rendre compte de la complexité, non pour tergiverser, avec les tenants et les aboutissants, mais pour chercher à voir clair autant que possible, sans simplification, en étudiant les données. Dans la période que nous venons de vivre et que nous vivons encore, on a pu constater combien l’absence de rigueur est destructrice. D’un côté un gouvernement impréparé, qui n’a cessé de dissimuler ses erreurs, ses fautes, ses manques, d’un autre certains commentateurs en goguette, faisant feu de tout bois, affirmant tout et n’importe quoi, tout et son contraire, faisant dire aux statistiques ce qu’elles ne disent pas, sollicitant des « experts » voulant connaître leur heure de gloire, parfois retraités nostalgiques, en rade de notoriété. Ces cultivateurs de fake news s’emparent des thèmes de la contestation sociale, prétendent remettre en cause un pouvoir à la merci de la banque (Rothschild si possible), de Big Pharma ou de l’État profond, mais ils confortent en réalité la classe dominante, en distillant la peur, l’impuissance (comment résister et lutter contre des décideurs occultes et inconnus qui tirent les ficelles dans la coulisse, Khazars et autres Illuminatis). C’est ainsi que le conspirationnisme prolifère, en général en récusant toute légitimité aux acteurs organisés du mouvement social. Hold-up a été un sommet du genre, avec un titre qui finalement s’appliquait à lui-même. Tout cela incite à mener le combat de l'information avec plus de rigueur encore.

Les droits sociaux, dans le monde capitaliste, ont été acquis par les luttes, parfois saignantes. Ils n’ont pas été gentiment accordés. Ce qui ne signifie pas qu’une branche éclairée de la bourgeoisie n’ait pas eu la clairvoyance de prendre, parfois, dans son propre intérêt, les devants. Ce fut le cas avec la loi sur le travail des enfants de 1841, une des toutes premières lois sociales (trop de jeunes adultes étaient inaptes au travail et à la conscription pour avoir travaillé dès l’âge de 5 ans dans les filatures). Aucun mouvement social ne contestait cet état de fait tragique qui pressurait des mômes. Ce fut aussi le cas de la Sécurité sociale, qui dans sa version assurances sociales (1928-1930), fut regardée avec méfiance par le monde ouvrier. Et en 1945, si la Sécurité sociale doit beaucoup à Ambroise Croizat (ministre communiste du gouvernement De Gaulle) pour sa mise en œuvre, avec les sections locales de la CGT, Pierre Laroque, l’autre « père » de la Sécu, haut-fonctionnaire qui fut en poste à Vichy avant d’être révoqué pour ses origines juives, n’était pas un révolutionnaire né.

Autant que faire se peut, j’essaye de prendre en compte la totalité des données et pas seulement celles qui satisferaient un discours pré-établi. J’ai expliqué dans un billet ma conception de l’engagement, au fil de mon parcours et de ma carrière, entre militantisme et professionnalisme (billet 501). Les 100 articles publiés depuis ont abordé plusieurs fois les questions évoquées plus haut :

  • [Ph. YF]
    sur l’enfance (protection de l’enfance, Aide Sociale à l’Enfance, enfants placés, enfance maltraitée ; critique des documentaires cherchant le buzz; dénonciation des écrits de Gabriel Matzneff, déjà en 2013 lors de l’obtention de son prix Renaudot-essai, bien avant que n’éclate l’affaire après la publication du livre de Vanessa Springora, dont j’ai rendu compte ; critique des discours gambergeant sur les violences intra-familiales dès le premier jour du confinement ; annonce de la baisse du nombre des féminicides bien avant que ce phénomène qui mérite d’être analysé ne soit commenté dans les médias) ;
  • sur la pauvreté (RSA bloqué ; pour un plan Marshall en faveur des plus démunis ; contre la propagande sur la fraude sociale), mais aussi sur la réforme des retraites (en décrivant précisément en quoi cette réforme avait pour but de réduire le montant des pensions et en annonçant, bien avant sa démission, que Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire, ne tiendrait pas la distance).
Lucie Borleteau présentant son film "Chanson douce" [Ph. YF]

J’ai présenté une vingtaine de film, parfois rencontres avec le ou la réalisatrice (grâce à Ciné 32 d’Auch), souvent en lien avec les questions sociales (comme Hors Normes, Chanson douce, Benni, La Maladroite ou Des Hommes, film tourné aux Baumettes). J’ai rendu compte d’une conférence tenue à Auch par Emmanuel Todd, un libéral anti-Macron.

Peu avant l’épidémie, j’ai couvert un débat d’Alternatiba dans le cadre des municipales. Durant le premier confinement, j’ai beaucoup publié : enquête sur l’aide alimentaire (Faim du confinement et Toulouse : vers une « émeute de la faim » ?) et aussi sur la situation dans les établissements sociaux et médico-sociaux, dont un pour handicapés alors que ce secteur était particulièrement négligé par les médias (grâce à des informations qui me parvenaient de l’intérieur). J’ai peu publié sur l’épidémie elle-même, excepté sur l’irresponsabilité de Jean-Michel Blanquer prônant l’immunité collective… la veille du premier confinement. L’interview d’un libraire s’exprimant en toute franchise début décembre détonnait car ce qu’il disait sur sa situation (première année avec bénéfices depuis onze ans, comme bien d’autres petits libraires) n’avait jamais été dit : depuis, plusieurs médias se sont fait l’écho des « petites librairies [qui] vont plutôt bien ».

Les Murs de Berlin [Ph. YF]

Un voyage en Allemagne et un aux USA m’ont conduit à publier un texte illustré sur Les Murs de Berlin, sur le musée du journalisme à Washington ainsi que sur Ellis Island (me risquant pour la première fois à inclure un complément photos sur le Portfolio). Et aussi sur Tipasa, visité plusieurs fois, jadis, en Algérie…  Dans l’édition Des livres et nous, sur Mediapart, j’ai publié un article sur un ouvrage d’art présentant Éloge de la folie, d’Érasme, richement illustré de Bosch, Bruegel ou Cranach : l’éditrice m’a écrit pour me remercier (suite à mon billet, elle avait reçu plusieurs commandes de ce livre magnifique).

Un village pour la paix

Mairie de Lasséran [Ph. YF]

Évidemment, bien souvent, l’approche du sujet est critique, il s’agit de questions graves. Comme lorsqu’il est question de l’extrême-droitisation du débat public, des bouffons du PAF, de certains racistes déguisés en laïcs, mais il arrive que je cause de réalisations positives comme ce village (Un village pour la Paix) qui a une démarche consistant à mettre en avant et à mobiliser les enfants sur les valeurs républicaines (ce qui m’a valu, une fois n’est pas coutume, une lettre de remerciement d’un Préfet). Mon article sur cette pratique peu connue qu’est la « perruque » (le travail en usine pour soi) ne mettait en cause personne, sinon glorifiait le savoir-faire ouvrier. Récemment, j’ai publié un texte qui émanait d’un collectif d’aide aux sans-papiers (Solmiré) de Besançon, que j’avais présenté il y a trois ans, qui rendait compte de la situation de Laye, jeune guinéen, apprenti-boulanger, ayant certes obtenu une régularisation grâce à la mobilisation en sa faveur, mais qui expliquait que son cas est loin d’être isolé. On les appelait Sans Nom Patronymique a étonné car on avait oublié cette façon que l’État avait de nommer celles et ceux qui, en Algérie, n’avait pas de patronyme à son goût : SNP !

Sur l’international, évidemment, je m’y risque peu. Parfois quand il s'agit de pays que j'ai visités : j’avais évoqué le Massacre au pays des Dogons, plus récemment j’ai remis en cause la façon tendancieuse dont les médias ont couvert l’affrontement entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan (Les papiers d’Arménie).

Ellis Island [Photo YF]

Chaque jour, je consulte plusieurs médias, Mediapart bien sûr (articles et blogs), Médiacités, le Monde, et divers autres quotidiens sur Internet. Chaque semaine, des magazines, Le Canard enchaîné et Politis. Chaque mois, Alternatives économiques, Sciences Humaines, L’Histoire, Le Monde diplomatique, CQFD. Je me sacrifie aussi en lisant quelques fois Valeurs Actuelles et Causeur. Nombreuses émissions de télé, surtout débats et documentaires. Invariablement, j’ai droit à un commentaire m’annonçant : « moi, je ne regarde plus la télé », ou « je boycotte telle émission », ne comprenant pas que je puisse commenter C dans l’air, Pujadas ou Praud. Dans le meilleur des cas, on me félicite pour mon courage. Je lis par ailleurs de nombreux (longs) rapports, officiels ou non : dont ceux du Sénat, de la Cour des comptes, de la Fondation Abbé-Pierre, du Secours catholique, du Secours Populaire, de l’Observatoire des inégalités (dont les animateurs m’invitent depuis deux ans à leur visio-conférence lors de la sortie d’un rapport qu’ils m’adressent auparavant sous embargo). Plusieurs revues du secteur social dont Le Journal des Acteurs Sociaux, Lien Social, Les Actualités Sociales Hebdomadaires, Le Média Social. Et évidemment, j’ai une bibliothèque fournie qui ne cesse de s’agrandir par l’achat compulsif d’une dizaine de livres par mois.

Chaque jour, je publie deux ou trois petites chroniques sous formes de posts sur Facebook. Pour ce faire et pour le blog, je constitue d’importants dossiers papier et dossiers numériques. Malgré les nombreuses critiques de bon ton visant à déconsidérer globalement les réseaux sociaux, ma pratique de Facebook fait que c’est pour moi un lieu d’expression (nécessitant de travailler sérieusement des petits textes) et une source d’informations qui s’ajoute à celles citées plus haut. Un tout récent post, sur le Comité des forges (pro-Hitler) et Ernest-Antoine Sellière, a été partagé plus de 1100 fois. De façon générale, un post Facebook fonctionne sur 24 h, guère plus, tandis un billet de blog a une durée de vie bien plus longue (du fait d’un très bon référencement de Mediapart sur Internet).

Musée du journalisme, Washington [Ph. YF]

Localement, je couvre régulièrement divers événements : manifestations de rue (syndicales, antifascistes, joyeuses, contre la vidéo-surveillance, etc), conférences, soirées thématiques, expositions…  de nombreux amis et amies me lisent, qu’ils aient vécu l’événement (appréciant qu’il y ait une trace), ou qu’ils n’aient pu y participer (et du coup pour s’informer), ou très éloignés du Gers, mais curieux de savoir ce qui se passe ailleurs. L’effet cumulatif fait que ces derniers, quelquefois, commentent étonnés qu’il y ait tant de manifestations dans cette petite ville moyenne (chef-lieu de département tout de même).

Manifestation contre la vidéo-surveillance [Ph. YF]

Je procède de la même façon lors de mes pérégrinations, en Occitanie, à Saint-Etienne, à Besançon, à Nantes, ou ailleurs. Souvent, ces petites chroniques sont regroupées sur une thématique commune dans un billet du blog. De façon générale, j'essaye d'illustrer avec des photos dont je suis l'auteur [Ph. YF], sinon de les sourcer autant que possible. Il m'arrive de passer du temps rien que pour trouver un titre ou pour rédiger un chapeau parlant en moins de 400 signes. 

"Un point de vue sur le monde" 

Je me suis abonné à Mediapart dès que j’ai eu connaissance de sa création, c’est-à-dire dès mars 2008. Je sais que je suis parmi les 1000 premiers abonnés n’ayant jamais quitté Mediapart. Mon engagement pour ce média a conduit un certain nombre de mes amis à s’abonner. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, j’adhère sans réserve à la ligne éditoriale de Mediapart, contre la corruption, contre les magouilles politiques, contre le conspirationnisme, pour la justice sociale, pour l’égalité dans tous les domaines, sur la culture, sur les questions internationales, sur le traitement (journalistique) de la pandémie. J'apprécie la précision des articles, l'importance de la documentation, les live d'une grande qualité avec des invités compétents, que l'on n'entend pas ou peu ailleurs. J'éprouve beaucoup d'estime pour cette rédaction, pour ses valeurs humanistes et pour son engagement. Si Mediapart n’existait pas ou plus, le contexte médiatique français serait passablement appauvri. Mon blog est plus une approche journalistique qu’une démarche d’expression personnelle, bien que je ne prétende pas être journaliste (je n’en ai pas le statut et je mène peu d’enquêtes contradictoires) et que je livre parfois des témoignages personnels. Les orientations de mes écrits (comme c’était le cas il y a bien longtemps quand je participais à l’aventure d’une revue régionale d’informations générales, L’Estocade, vendue en kiosque et sur abonnements, dont j’ai été longtemps directeur de la publication, salarié à mi-temps, et qui a vécu 13 ans) sont en phase avec celles de Mediapart. Je pense (et je sais) que nombreux journalistes apprécient ce que je fais, très souvent mes billets sont annoncés en Une. 

Il me reste du pain sur la planche, j’ai de nombreux « chantiers » en cours ou prévus. J’ai tant de livres à présenter, d’engagements sociaux à décrire, de témoignages à recueillir. Parfois, il me faut plusieurs semaines pour boucler un article (qui a pu dormir un temps dans un tiroir), dans d’autres cas je me lance en début d’après-midi pour mettre en ligne avant 18 h. Demain matin, j’attaque le suivant : rendez-vous avec des militants qui ont mené une lutte réussie dans le domaine de la santé. Pour le 601.

"Tipasa, point de vue sur le monde" [Photo de mon ami Jean-Luc Galvan]

Billet n° 600

  Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Parcours et démarche : ici et . "Chroniqueur militant"

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr ; Lien avec ma page Facebook ; Tweeter : @YvesFaucoup

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