Des medias, à droite sans vergogne

Les « experts » qui défilent sur les plateaux de télé, sauf quelques rares exceptions, n’y connaissent pas grand-chose pour causer de la réforme des retraites. Non seulement des ministres disent n’importe quoi (Ndiaye, Pénicaud), mais que peut-on attendre de sérieux sur le sujet avec Giesbert, Consigny, Verdier-Molinié, Pascal Perri, Bruno Jeudy…

Pascal Perri et Agnès Verdier-Molinié sur LCI Pascal Perri et Agnès Verdier-Molinié sur LCI

 Bien sûr, la liste est longue, j’aurais pu citer les passe-plats (Praud, Aphatie, Calvi, Pujadas, Elkrief) ainsi que de nombreux experts autoproclamés sur la question des retraites : Thréard, Barbier, Saint-Cricq (qui affirme que la réforme est meilleure pour les femmes), Cayrol (qui se plante sur la réforme de 2014, confondant âge de départ et durée de cotisation), Dessertine qui, depuis des années, larmoie sans cesse sur « la dette, la dette, la dette »…

Hier soir [17 décembre], j’ai surfé sur trois émissions portant sur la réforme des retraites.

. Sur BFM, on avait droit à un député LREM, Bruno Questel (Eure), tenant des propos pour occuper le terrain, mais ne connaissant manifestement pas trop le projet. Il en était de même de Charles Consigny, qui condamnait les gauchistes contestant la réforme (de la part d’un "droitiste", ce n’est guère étonnant). Certes, il y avait des opposants à la retraite par points (dont Sophie Binet, de la CGT-cadres, qui semblait effarée par les bêtises qui lui étaient opposées, entre autres sur les prétendus avantages pour les femmes), mais le Monsieur loyal censé départager les débatteurs n’était autre que l’histrion du PAF, Frantz-Olivier Giesbert, en direct de Marseille qui déversait sa haine, sa rage, faisant étalage comme d’habitude de son ignorance, avec un culot phénoménal.

FOG, l'histrion du PAF sur BFM FOG, l'histrion du PAF sur BFM
. Sur LCI, Agnès Verdier-Molinié (qu’on ne voit plus sur C dans l’air, elle a dû finir par agacer avec son comportement envahissant ou par trop marquer une émission déjà qualifiée de néolibérale) délivrait en toute impunité sa propagande anti-service public, pro-capitaliste à outrance, anti-dépenses sociales, confortant un journaliste suisse qui ironisait « sur le déclin économique de la France ». Elle contestait le versement de primes aux enseignants (selon elle, « les Français s’inquiètent » de ces milliards) et volait comme toujours, au secours des professeurs du privé qui gagnent bien moins. Et comme LCI ne se limite pas dans la cruauté, il fallait que Pascal Perri soit sur le plateau : il stigmatisait le pessimisme des Français pour qui tout irait mal et s’offusquait que « tout soit axé sur l’égalité » dans notre pays. On n’échappait pas non plus à Roland Cayrol, qui se lâche parfois avec un certain mépris contre les contestataires de la réforme, lui qui se plante quand il en parle (sur C dans l’air récemment, il affirmait que la réforme Hollande avait porté l’âge de départ à 63 ans « actuellement en vigueur » alors qu’elle a porté la durée de cotisation à 43 ans, ce qui n’est pas la même chose).

Raymond Soubie et Françoise Fressoz sur France ("C dans l'air") Raymond Soubie et Françoise Fressoz sur France ("C dans l'air")
. Alors justement, je suis allé voir sur France 5, C dans l’air, l’émission du groupe Lagardère (JDD, Europe 1, Paris Match). Là, on avait la totale : il fallait se coltiner Françoise Fressoz, éditorialiste du Monde qui court les plateaux pour défendre la politique d’Emmanuel Macron (elle était également hier sur France Inter où elle s’est trompée, elle aussi, sur la question des décotes, corrigée plus tard par un auditeur). Raymond Soubie, ex-conseiller social de Sarkozy et Bruno Jeudy (du JDD), des soutiens fidèles à la droite économique. Je ne dirai rien de Fanny Guinochet (L’Express, auparavant L’Opinion du sarkozyste Nicolas Baytout) car si elle défend elle aussi des thèses libérales, elle connait son sujet, travaille ses dossiers et s’exprime en général avec honnêteté et un certain respect envers les syndicats.

Le haut-commissaire Auchan

Laurent Pietraszewski Laurent Pietraszewski
Décidément, la Macronie a beaucoup de mal pour trouver des responsables nickel-chrome. Le nouveau haut-commissaire aux retraites, Laurent Pietraszewski, a une affaire qui lui colle à la peau (avoir voulu licencier une caissière d’Auchan parce qu’elle avait offert à une cliente une chocolatine un peu grillée). Par ailleurs, alors qu’il avait démissionné depuis deux ans et demi pour être député, Auchan lui a versé une indemnité de licenciement de près de 72.000 € ! Signe des temps, de nombreux médias lui tombent déjà sur le paletot. Mais là c’est mesquin de lui en faire le reproche, car on connaît d’autres députés LREM qui ont quitté leur employeur avec une indemnité bien supérieure, pouvant atteindre dix fois ce chiffre (j’ai des noms) ! Cela en dit long, bien sûr, sur « le nouveau monde ».

[HATVP, capture d'écran] [HATVP, capture d'écran]

[texte et capture d’écran sur le site de la HATVP : on voit que, chez ces gens-là, on peut être "coach bénévole" pour les femmes de 45 ans sans emploi et virer une employée pour une peccadille]

La retraite d’Agnès Buzyn

Agnès Buzyn sur France Inter le 17 décembre Agnès Buzyn sur France Inter le 17 décembre
Sur France Inter hier matin [17 décembre], Agnès Buzyn dit que le rapport Delevoye de juillet a été loué par toutes les forces syndicales : faux.

Elle dit que la réforme est favorable aux femmes et aux carrières hachées : faux. Elle dit que les femmes actuellement n’ont pas de bonus pour le premier et le deuxième enfant : vrai pour ce qui est du montant de la pension, faux pour ce qui est de la durée de cotisation puisque les femmes gagnaient jusqu’à présent deux années par enfant, ce qui pouvait leur éviter la décote pour trimestres insuffisants. Et le bonus pourra être utilisé par l’homme du fait de salaire plus élevé.

Elle dit que la réforme apporte des droits nouveaux : 1000 € minimum (85% du Smic). En réalité : sous réserve d’une carrière complète. Mesure déjà existante à 81% du Smic et dont le passage à 85% était prévu par une loi de... 2003.

En réponse à une question, elle nie que cette réforme puisse réjouir les assureurs et donne pour exemple le fait que la réforme assure une retraite à toute personne qui perçoit un salaire allant jusqu’à 10.000 € par mois. Seuls ceux qui gagnent plus de 10.000 € pourraient faire appel à une assurance par capitalisation. Elle fait mine de ne pas comprendre que la réforme dans son ensemble, dans la mesure où elle attribuera des pensions réduites par rapport au système actuel (ne serait-ce que par le fait que toutes les années seront pris en compte y compris les mauvaises contrairement au calcul actuel), les assurés devront faire appel à des assurances complémentaires. [Sur ce point, je note qu’un aspect de la réforme n’est presque jamais évoqué : les retraites complémentaires (Agirc-Arrco) disparaissent.]

Elle a semblé admettre que l’âge pivot (à 64 ans), qui a mis la CFDT en colère pourrait être abandonné puisque de toutes façons l’âge moyen de départ est déjà 63,5 ans, très bientôt 64 (pour avoir 42 ans de cotisation ceux qui ont commencé à travailler à 22 ans doivent travailler jusqu’à 64, et beaucoup d’autres à 65, 66, 67 ans). Ce qui pourrait signifier que le pouvoir fait de la provocation avec son âge pivot, que par ailleurs il pourra abandonner sans que cela change grand-chose tout en satisfaisant Laurent Berger.

Je ne déroule pas ce qu’elle a dit sur l’hôpital : seulement le fait que, comme tout ministre macroniste, il a fallu qu’elle nous prouve son attachement à l’hôpital par le fait qu’elle y a travaillé, et que toute sa famille y travaille (le mari, les enfants). Un peu comme Darmanin qui recycle régulièrement sa mère, sa grand-mère, son grand-père, Sibeth Ndiaye son beau-père.

Quand la politique n’est pas sûre d’elle, elle fonctionne à l’affect.

Manifestation du 17 décembre à Auch, Gers [Photo YF] Manifestation du 17 décembre à Auch, Gers [Photo YF]

Le Smic à 1209 euros

Madame Pénicaud a annoncé hier [17 décembre], toute fière, au Parisien que le Smic allait augmenter de 1,2 % au 1er janvier 2020 (soit 15 € par mois). Comme pour calmer les esprits, le jour d’une grosse manif. Elle a ajouté que depuis 2017 (arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir donc), une personne au Smic aura vu son revenu augmenter de 164 €, soit près de 2000 € par an. Comme elle le dit, c’est-à-dire avec « les aides sociales » : la prime d’activité essentiellement, qui bénéficie à beaucoup de salariés aux bas salaires mais pas à tous puisqu’il y a un plafond de ressources. Confondre ainsi salaire et revenus d’assistance est propre à ce gouvernement qui bloque sur le Smic (en janvier il n’y aura pas de coup de pouce) pour satisfaire le patronat. Conformément aux recommandations d’une commission d’experts, économistes de droite. Et sans tenir compte de l’avis de la commission nationale de la négociation collective qui devait se prononcer mardi... après l’annonce de Pénicaud (même la CGC a dit : « elle se fout de notre avis »).

[Le Parisien] [Le Parisien]
Dommage qu’on n’ait pas la vidéo de l’interview de la ministre du travail : je l’imagine expliquer tout ça, sautillant, zozotant, s’emberlificotant avec les chiffres, brassant l’air pour se tirer d’affaire.

Comique troupier

Le 12 décembre, une vidéo a fait fureur : Muriel Pénicaud, interviewée dans son ministère, se révèle incapable d’expliquer en quoi la réforme par points serait meilleure en se basant sur la totalité de la carrière plutôt que sur les 25 meilleures années. Sa prestation est pathétique et, il faut bien le dire, comique (elle a été vue et revue, ne serait-ce que pour passer un bon moment d’hilarité). Et ce n’est pas la première fois. Elle avait déjà commis une grossière erreur sur Europe 1 sur la retraite minimum (la confondant avec le minimum vieillesse). Il y a comme un concours : à celui ou celle qui sort la plus grosse bêtise. Sibeth Ndiaye avait fait fort le 5 décembre sur France 2 quand elle s’était lourdement trompée sur la décote dans la réforme proposée (qu’elle limitait à deux ans, entre 62 et 64 ans, alors que c’est pour la vie).

Députée et chômeuse

valerie-debord
Mediacités a révélé que cette élue LR perçoit des indemnités de chômage alors même qu’elle est indemnisée : en tant qu’adjointe au maire, de vice-présidente de la métropole et de vice-présidente de la Région ! Soit, si on se base sur 2017, sans doute un montant d’indemnités autour de 6000€ par mois.

On aura noté que son parti et elle-même ont régulièrement déversé leur hargne à l’encontre des "assistés" et ont approuvé les mesures scandaleuses à l’encontre des chômeurs. Il y a un an, sans doute du fait de ces états de service, Valérie Debord était approchée pour devenir secrétaire d’État au gouvernement, car elle était considérée comme « Macron-compatible », selon un commentaire des Dernières Nouvelles d’Alsace.

. Est-il légal de cumuler indemnités d'élu et chômage comme le fait Valérie Debord ?

Rappelons qu’il y a quelques années (en 2014), l'auteur d'un rapport parlementaire au Karcher contre les fraudeurs aux prestations sociales (2011), Dominique Tian, député UMP, était épinglé par Mediapart pour avoir dissimulé un compte en Suisse d'environ 1,5 millions d'euros. Son rapport reconnaissait qu’il n’y avait que 1 % de fraudes sur les seules prestations sociales, mais il s’ingéniait à présenter les choses de telle sorte que l’opinion publique puisse croire qu’il s’agissait d’un phénomène d’ampleur.

Delevoye démissionne

Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire à la réforme des retraites, membre du gouvernement, a donc démissionné ce matin. Dans un billet de blog il y a 14 mois, jour pour jour (le 16 octobre 2018), je m’interrogeais : « Jean-Paul Delevoye tiendra-t-il la distance ? » C’était avant la parution de son rapport (en juillet 2019). Je fondais ce questionnement sur le fait qu’il voulait donner l’impression de rechercher le consensus. Ce qui le conduisait à employer de belles paroles (« collectif », « solidarité », « répartition ») mais à être terriblement confus, commettant pas mal d’erreurs lors de ses interventions publiques. Par la suite, il a continué à s’emberlificoter lors des interviews avec des journalistes qui se contentaient de ses réponses. J’en arrivais à me demander s’il maîtrisait bien la réforme qu’il était censé élaborer. Il avait en tant que médiateur, jadis, pondu un texte qui lui avait donné une image d’humaniste, en critiquant une ambiance délétère de la société française (sous Sarkozy), dénonçant l’accroissement des richesses et des inégalités. On l’avait entendu causer, comme un vulgaire Fillon, de la nécessité pour les politiques d’être inattaquables. On a vu depuis qu’il a su mettre à profit cette image qu’il s’était concocté puisqu’il a carrément vendu son aptitude à monter un module « humanisme » dans un institut des assurances ! Mais pour dire la vérité, je ne pensais pas qu’il chuterait sur de fausses déclarations de mandats dont certains relèvent du conflit d’intérêt (compte tenu de sa fonction au gouvernement) et sur un appât du gain mesquin (5 fois l’éventuelle future retraite minimale à 1000 € tout de même) et bien maladroit. On se perd en conjectures : comment à ce niveau de responsabilité, de telles gaffes peuvent être commises ? Sinon une conviction d’impunité chevillée au corps.

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. Retraites : Jean-Paul Delevoye tiendra-t-il la distance ?

[16 décembre]

. Sa démission était cousue de fil blanc : manifestement, le pouvoir redoutait que la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique transmette l'affaire à la Justice. Voilà qui est chose faite ce 18 décembre après-midi. 

Manque d’assurance

Jean-Paul Delevoye participait donc à 13 conseils d’administration (attention : ce chiffre est peut-être déjà inférieur à la réalité), dont pour certains il y a conflit d’intérêt. Par ailleurs, il s’est lourdement trompé sur les montants perçus : on sent qu’il hésite, ne sait pas trop, puis reconnaît que ce ne sont pas les sommes qu’il avait initialement admises mais bien davantage, par exemple 78408€ et non pas 40000€. Ailleurs, 73000 sur l’année et non pas 64000. Ça me fait penser à un copain contrôleur des impôts qui, il y a quelques années, quand il a fallu déclarer ses lingots d’or, des déclarants revenaient quelques jours plus tard disant qu’ils en avaient oublié quelques-uns !

Delevoye conseillait donc des assurances, l’IGS le rémunérait. On n’a pas relevé le fait qu’il était président de l’Observatoire régional de la commande publique des Hauts-de-France (État-Région). On finit pas avoir l’esprit mal tourné : le président de cette Région est Xavier Bertrand... un ancien assureur. Aucun rapport ?

[15 décembre]

« Hypocrite »

On savait que François Fillon avait expliqué un jour que le système par point c’est ce qui permet de réduire le montant des pensions (on a tous pu voir la vidéo). Dans une vidéo diffusée par la CGT le 13 décembre (qui n’est plus accessible sur BFMTV), on voit Emmanuel Macron qui dit que ce serait « hypocrite » que de reculer l’âge de départ en retraite fixé à 62 ans. Donc, la réforme devrait avoir du plomb dans l’aile (pas seulement à cause des gaffes personnelles de Delevoye pris à son propre piège et à deux doigts de démissionner). Sauf que l’annonce d’Edouard Philippe de fixer l’âge d’équilibre à 64 ans provoquant la colère de Laurent Berger n’est pas forcément une marque d’autorité du Premier ministre mais peut-être bien un coup monté pour abandonner finalement cette règle et donner ainsi l’impression de lâcher du lest, et récupérer la CFDT. Le système dans son ensemble subsisterait avec cette injustice notoire de baser la pension sur les 43 années de la carrière, soit une baisse de revenu de 20 à 30 % par rapport au système actuel.

[14 décembre]

CFDT : un point c’est tout

Comme je n’arrive pas à comprendre comment la CFDT peut estimer que le système par points tel que voulu par le gouvernement est une avancée, je suis allé sur le site de ce syndicat et j’ai parcouru de très nombreux communiqués, sur près de trois ans sans trouver d’argumentaire. Par contre, le 5 septembre 2019, la CFDT a publié un grand article de Christian Chavagneux d’Alternatives économiques considérant qu’il comportait une analyse intéressante sans pour autant être d’accord avec tout ce qu’il dit. Cet article relève l’injustice du système à points en particulier pour les carrières heurtées. Si quelqu’un connaît un texte dans lequel la CFDT se justifierait quant à son soutien au système à points, je suis preneur.

. extrait de l’article reproduit par la CFDT sur son site :

« 6/ Un système défavorable à ceux qui ont connu des difficultés

Selon Jean-Paul Delevoye, le nouveau système serait plus favorable « pour les personnes connaissant des carrières heurtées ». Rien n’est moins sûr. Certes, aujourd’hui, pour valider un trimestre de retraites, il faut avoir touché au moins 150 fois le Smic horaire et ceux qui ont travaillé moins n’en tirent aucun bénéfice pour la retraite. Ce ne serait plus le cas. Mais dans le privé, la règle des 25 meilleures années, permet d’amortir l’effet de plusieurs années de petits boulots mal payés ou de chômage. Tandis qu’avec le système par point, ces mauvaises années se refléteront plein pot sur le niveau de retraite final. »

Manifestation du 17 décembre contre la réforme des retraites à Auch, Gers [Photo YF] Manifestation du 17 décembre contre la réforme des retraites à Auch, Gers [Photo YF]

. Certaines de ces petites chroniques sont parues sur mon compte Facebook ces jours-ci.

Billet n° 514

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   [Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans le billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, en titre ou ici : Social en question. Par ailleurs, les 200 premiers articles sont recensés, avec sommaires, dans le billet n°200. Le billet n°300 explique l'esprit qui anime la tenue de ce blog, les commentaires qu'il suscite et les règles que je me suis fixées. Le billet n°400, correspondant aux 10 ans de Mediapart et de mon abonnement, fait le point sur ma démarche d'écriture, en tant que chroniqueur social indépendant, c'est-à-dire en me fondant sur une expérience, des connaissances et en prenant position. Enfin, dans le billet n°500, je m’explique sur ma conception de la confusion des genres, ni chroniqueur, ni militant, mais chroniqueur militant, et dans le billet n°501 je développe une réflexion, à partir de mon parcours, sur l’engagement, ou le lien entre militantisme et professionnalisme]

 

 

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