Les milliers de paniers-repas de la Société de Saint-Vincent-de-Paul

Dès le début du confinement, le diocèse de Paris a proposé à la Ville d’associer les paroisses à la distribution alimentaire, en partenariat avec la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP). Ce sont ainsi près de 4 000 paniers-repas qui furent distribués chaque jour, dimanches compris, dans une trentaine de paroisses, une moitié étant préparée dans les locaux du Collège Stanislas.

La solidarité contre le coronavirus - 3

Collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, distribués aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta) Collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, distribués aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta)

Depuis le commencement de la pandémie de Covid-19 et du confinement, à la mi-mars, les associations caritatives, humanitaires et de solidarité ont bouleversé leurs méthodes d’intervention sociale en faveur des plus démunis : SDF, personnes âgées et isolées, migrants et réfugiés, chômeurs et salariés dans la précarité, travailleurs pauvres, personnes du quart-monde ou vivant habituellement du travail « au noir », dans l’« économie parallèle » (comprenant les trafics en tous genres, la délinquance et la prostitution), laquelle représenterait, jusqu’alors, quelque 13 % du PIB

La Croix a suivi, sur le terrain, l’action des bénévoles, volontaires et salariés d’un certain nombre d’entre elles, en région parisienne. Au fil des jours, les reportages réalisés témoignent de l’explosion de la misère et de la détresse, notamment dans le nord de Paris et en Seine-Saint-Denis (93), mais aussi d’une mobilisation solidaire sans précédent : multiplication des propositions de bénévolat et coopération inter-associations inédite.

Cependant, tous les responsables associatifs interrogés à l’occasion souhaitent alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les risques majeurs et conjugués d’une pérennisation des nouveaux besoins humanitaires et sociaux, d’une pénurie de ressources alimentaires, d’une crise sanitaire aggravée dans les « quartiers » et d’une chute de l’élan actuel du bénévolat du fait du déconfinement et de la sortie du chômage partiel de nombreux jeunes gens engagés actuellement dans la solidarité.

Selon les derniers chiffres (2017) de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 8,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. L’aide alimentaire concerne officiellement 4,8 millions de Français ; « un chiffre sous-estimé par rapport aux besoins réels », selon les Banques alimentaires. Mais « on risque de dépasser assez vite la barre des sept millions », avertit Jacques Bailet, le président de la Fédération des banques alimentaires, qui enregistre déjà une hausse de 20 % des demandes.

AUJOURD'HUI, DANS LA CROIX : "Première nécessité" (Secours populaire, Armée du salut et Société de Saint-Vincent-de-Paul)

DEMAIN, DANS LA CROIX : "Les femmes et les enfants d'abord" (ATD - Quart Monde, Secours catholique et Emmaüs)

VENDREDI, DANS LA CROIX : "A Bagnolet, municipalité et associations, main dans la main"

PHOTOS : ISHTA / TEXTES : ANTOINE PEILLON

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Un appel providentiel

Dès le début du confinement, le vicariat pour la solidarité du diocèse de Paris a proposé à la Ville de Paris d’associer les paroisses à la distribution alimentaire, en partenariat avec la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP).

Ce sont ainsi près de 4 000 paniers-repas qui furent distribués chaque jour, dimanches compris, dans une trentaine de paroisses, une moitié étant préparée dans les locaux du Collège Stanislas.

Reportage au Collège Stanislas (Paris VIe), le vendredi 1er mai 2020, avec la Société Saint-Vincent-de-Paul.

Collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, distribués aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta) Collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, distribués aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta)

Ce vendredi 1er mai, en milieu de matinée, Anne-Claire Muller, 26 ans, termine bientôt la supervision de la préparation de quelque 1 500 paniers-repas mis dans des sacs de plastique bleu.

Collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, distribués aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta) Collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, distribués aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta)

Elle veille aussi sur la fluidité de leur chargement dans les coffres des voitures qui ne cessent de venir stationner en rang dans la cour du collège Stanislas avant de repartir au plus vite vers une vingtaine de paroisses parisiennes, lesquelles distribueront cette aide alimentaire dès midi, sur les parvis de leurs églises.

Collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, distribués aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta) Collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, distribués aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta)

La jeune femme est pressée, un peu fatiguée, mais elle sourit et répond à chacun des bénévoles qui viennent chercher conseils et instructions auprès d’elle à chaque instant.

La noria des paniers-repas

Olivier (il ne souhaite pas que l’on cite son patronyme), 35 ans, dirige l’ensemble de cette opération « montée en 48 heures, dès le samedi 4 avril, grâce à la coopération du diocèse, de la Ville de Paris, de la Société Saint-Vincent-de-Paul, mais aussi de l’Armée du salut… », une mobilisation sans précédent qui a permis de livrer « jusqu’à 1 600 sacs bleus » par jour à une quinzaine de paroisses.

Olivier (à gauche), 35 ans, dirige l’ensemble de l'opération montée en 48 heures, dès le samedi 4 avril. Frédéric Gautier (à droite), directeur du Collège, tient à être présent auprès des bénévoles. © Antoine Peillon (Ishta) Olivier (à gauche), 35 ans, dirige l’ensemble de l'opération montée en 48 heures, dès le samedi 4 avril. Frédéric Gautier (à droite), directeur du Collège, tient à être présent auprès des bénévoles. © Antoine Peillon (Ishta)

Aujourd’hui, alors que la noria des paniers-repas continue entre les tables des cuisines et du réfectoire de l’établissement scolaire et les auvents de sa cour, Olivier se félicite de « la flexibilité étonnante de la logistique d’approvisionnement et de distribution » pilotée, entre autres, par Anne-Claire Muller. Une satisfaction partagée par Frédéric Gautier, directeur du Collège, qui tient à être présent auprès des bénévoles.

Anne-Claire Muller, 26 ans, termine bientôt la supervision de la préparation de quelque 1500 paniers-repas. © Antoine Peillon (Ishta) Anne-Claire Muller, 26 ans, termine bientôt la supervision de la préparation de quelque 1500 paniers-repas. © Antoine Peillon (Ishta)

La jeune femme, quant à elle, doit beaucoup à sa formation d’ingénieur à l’École Centrale de Paris, ainsi qu’à son expérience professionnelle - déjà - de conductrice de travaux. Coordonner une équipe de bénévoles chauffeurs livreurs qui part s’approvisionner au marché de Rungis, dans un ou deux Monoprix, auprès d’entreprises (dont Danone) qui font des dons inattendus, est « un exercice quotidien de jonglage avec les disponibilités des uns et des autres ». Bien entendu, « pour le sec », la Banque alimentaire a permis d’assurer un démarrage massif des collectes et des distributions en 48 heures seulement… « C’est de l’acrobatie permanente », commente Olivier.

Le caractère familial de la mobilisation

Autre atout pour tenir le rythme quotidien des distributions sur les parvis des églises parisiennes, la mobilisation de nombreux paroissiens a été immédiate, elle aussi.

Pierre Hommey, 70 ans, est venu avec sa voiture particulière, comme chaque matin, prendre un chargement d’une trentaine de panier-repas, de bouteilles de lait et d’eau qu’il se dépêche de ramener à sa paroisse, Saint-Léon-le-Grand, dans le XVe arrondissement. © Antoine Peillon (Ishta) Pierre Hommey, 70 ans, est venu avec sa voiture particulière, comme chaque matin, prendre un chargement d’une trentaine de panier-repas, de bouteilles de lait et d’eau qu’il se dépêche de ramener à sa paroisse, Saint-Léon-le-Grand, dans le XVe arrondissement. © Antoine Peillon (Ishta)

Ainsi, Pierre Hommey, 70 ans, est venu avec sa voiture particulière, comme chaque matin, prendre un chargement d’une trentaine de paniers-repas, de bouteilles de lait et d’eau qu’il se dépêche de ramener à sa paroisse, Saint-Léon-le-Grand, dans le XVe arrondissement. Comme lui, beaucoup de « livreurs bénévoles » viennent accompagnés d’un fils, d’une fille, d’un cousin… « Ce caractère familial de la mobilisation nous assure une fluidité au top », souligne Olivier.

Quelque 1500 paniers-repas sont distribués, chaque jour, aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta) Quelque 1500 paniers-repas sont distribués, chaque jour, aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta)

Étudiant, le jeune homme était « très engagé dans les activités cathos ». Parce qu’il est professionnellement expert en organisation, la Société Saint-Vincent-de-Paul n’a pas tardé à se souvenir de lui, lors du commencement de la crise sanitaire. Olivier a répondu « présent » en à peine 48 heures. Au Collège Stanislas, il pilote « une bonne quarantaine de bénévoles, dont cinq cadres, avec Anne-Claire à la logistique, deux chefs d’équipe qui veillent notamment au respect compliqué des règles d’hygiène ». Avec « l’aide importante de la direction et de l’intendant de Stan’», entre autres.

Appelée par la Providence

Il est bientôt midi. Anne-Claire Muller peut prendre quelques minutes pour s’asseoir sur un banc, dans la cour du Collège. Dès le jeudi 19 mars, la jeune femme s’est retrouvée en chômage partiel. Membre de la conférence Saint-Vincent-de-Paul attachée à la paroisse Saint-Étienne-du-Mont (Ve arrondissement) depuis quatre ans, ayant aussi vécu une expérience intense avec Aux captifs, la libération (Rencontrer et accompagner les personnes de la rue et les personnes prostituées) pendant six mois, Anne-Claire Muller dit avoir été « appelée par la Providence » à rejoindre, dès sa mise en œuvre, l’action du diocèse de Paris et de la Société Saint-Vinent-de-Paul.

Anne-Claire Muller, 26 ans, supervise la préparation de quelque 1500 paniers-repas. © Antoine Peillon (Ishta) Anne-Claire Muller, 26 ans, supervise la préparation de quelque 1500 paniers-repas. © Antoine Peillon (Ishta)

Durant le premier week-end d’avril, la jeune femme qui avait quitté Paris, se sentait un peu hors du monde. « J’ai prié :”Seigneur, si je peux être utile quelque part…’’ », raconte-t-elle aujourd’hui. « Le lundi soir, Olivier, dont la femme est engagée comme moi à la conférence SSVP de Saint-Étienne-du-Mont, m’a téléphoné. Cet appel fut bienvenu. J’étais en activité partielle, à la campagne. Je suis passée, en deux jours, du calme plat à une vie intense. Les premiers jours, c’était un peu la panique. Les enjeux n’étaient pas anodins et nous avons vécu ce démarrage avec beaucoup d’affect. Maintenant, c’est plus simple, mieux organisé… »

Quelque 1500 paniers-repas sont distribués, chaque jour, aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta) Quelque 1500 paniers-repas sont distribués, chaque jour, aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta)

En ce premier jour de mai, Anne-Claire Muller sait à quoi sera consacré chaque moment : « Matinée à Stanislas, pour la préparation et la répartition des paniers-repas ; après-midi, au téléphone et sur l’ordinateur pour lister les commandes des paroisses, pour contacter les fournisseurs, organiser les collectes à Rungis, tous les trois jours… » Cette « organisation bien rodée » permet même de « lancer progressivement de la distribution vers des épiceries solidaires, ce qui sera une solution pertinente après le confinement ». « Je ne veux rien jeter, s’exclame la jeune femme, or nous collectons des produits qui ne sont pas adaptés au conditionnement en paniers-repas. »

« Ça va être difficile »

Prenant un peu de recul sur ces quatre dernières semaines « un peu dingues », Anne-Claire Muller confie avoir été « assez angoissée lors des trois ou quatre premiers jours du confinement ». « Je marchais dans Paris vide, se souvient-elle, sauf que j’y voyais beaucoup de gens dans la galère, contraints de rester dans la rue. Le dimanche 15 mars, le soir, sachant déjà que la conférence de Saint-Étienne-du-Mont ne pourrait plus recevoir sur place les bénéficiaires habituels de son aide, j’étais par terre. A l’annonce du confinement, j’ai eu un choc. »

Quelque 1500 paniers-repas sont distribués, chaque jour, aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta) Quelque 1500 paniers-repas sont distribués, chaque jour, aux personnes de la rue par les paroisses parisiennes. © Antoine Peillon (Ishta)

Pensant à l’avenir, la jeune femme aimerait « voir durer toutes les belles initiatives de solidarité, continuer d’agir avec tous ces gens mobilisés ». Mais elle ne se cache pas que « ça va être difficile », car les temps seront durs et que « nous allons voir croître encore le flux de la pauvreté ». Dans son secteur d’activité, le BTP, par exemple, elle craint « les effets de la précarisation, du chômage, de la solitude et des situations conflictuelles ». Une crainte qu’elle estime fondée, « même pour les milieux encore privilégiés ».

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La mobilisation massive des paroisses de Paris

Dès le début du confinement, à la mi-mars, alors que la détresse des plus démunis flambe immédiatement, le vicariat pour la solidarité du diocèse de Paris a proposé à la Préfecture et à la Ville de Paris d’associer les paroisses à la distribution alimentaire, chaque jour, entre midi et 14 heures, sur le parvis des églises, en partenariat étroit avec les associations caritatives, dont la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP).

Ainsi, en régime de croisière, ce sont près de 4 000 paniers-repas qui furent distribués chaque jour, dimanches compris, dans une trentaine de paroisses, tous étant préparés dans les locaux du Collège Stanislas, dans le VIe arrondissement, et au lycée Albert-de-Mun (VIIe).

Le vendredi 8 mai, à l’approche du déconfinement, l’activité du Collège Stanislas a été déplacée au lycée Saint-Louis-de-Gonzague (XVIe) qui est devenu, dès lors, le nouveau centre d’approvisionnement et de confection de paniers-repas du diocèse de Paris.

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Michel Lanternier

Président national de la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP)

« Nous aurons partagé cette joie de servir et de le faire ensemble. »

« À la veille de cette pandémie, nous étions dans l’élan d’un nouveau projet associatif, intitulé « Le chemin du renouveau » qui a été présenté à notre assemblée générale de juin 2019. Une de nos questions était, alors : comment faire face aux nouvelles pauvretés ? Elle reste complètement d’actualité car, avec cette pandémie, nous constatons l’émergence de nouvelles personnes en situation de précarité. Pour nous, il s’agit, plus que jamais, d’aller vers les plus pauvres, mais nous ne savons pas encore combien ils seront, ni quelles seront ces nouvelles formes de la pauvreté.

Depuis le commencement de la pandémie du Covid-19, nous constatons un grand élan de solidarité nationale, lequel s’est traduit par beaucoup de coopération entre associations, bien sûr. Mais il faut citer aussi la mobilisation de la Ville de Paris, de la direction générale de la Cohésion sociale du ministère des Solidarités et de la Santé, avec lesquelles nous avons eu des réunions hebdomadaires. J’espère que cet élan et cette coopération vont perdurer.

La grande distribution a aussi répondu à l’appel de l’urgence humanitaire, à travers la mise en œuvre d’une plate-forme commune aux grandes enseignes, afin de faciliter la récupération et la distribution des excédents de marchandises, notamment alimentaires, ce qui n’existait pas jusqu’alors. Aujourd’hui, nous nous connaissons tous bien mieux. Nous avons appris à travailleur plus efficacement ensemble.

Lors du confinement, la SSVP s’est très vite adaptée à cette situation inédite, en créant Quarantaide, le journal de la solidarité 2.0 de la SSVP sur Internet[1], dans lequel une initiative est mise en lumière, chaque jour, ainsi qu’en généralisant l’usage du hashtag #quarantaide sur les réseaux sociaux. Tout ceci représente un considérable partage d’expériences et de bonnes pratiques, ce qui est bien utile, dans l’urgence.

Nous avons enregistré un plus que doublement du nombre de volontaires (bénévoles) depuis l’an dernier. Dans les grandes villes, les plus jeunes arrivent jusqu’à la SSVP via Internet ; dans les villes plus petites, l’engagement se fait plus directement par la visite rendue à nos conférences (équipes locales), là où elles agissent. À la sortie du confinement, nous espérons que les aînés parmi nos volontaires vont pouvoir reprendre du service sur le terrain et que les plus jeunes, qui nous ont rejoints en très grand nombre ces temps-ci, resteront disponibles jusqu’à la rentrée de septembre. De toute façon, je suis certain que tous ces nouveaux volontaires conserveront ce désir d’engagement après le vécu de cette expérience tout à fait particulière, le sentiment de l’utilité et du service étant leurs principales motivations.

Pour autant, il va nous falloir développer toujours plus de projets innovants, audacieux, ce qui est porté par notre principe de subsidiarité, lequel permet de favoriser la créativité et la proximité des actions des conférences de la SSVP. Utilité, créativité, proximité : ces valeurs sont bien les nôtres et conviennent aux plus jeunes.

Il est certain que l’expérience de la pandémie nous marquera tous ; nous n’en sortirons pas indemnes, mais, paradoxalement, nous aurons partagé cette joie de servir et de le faire ensemble et l’accueil de tous ces nouveaux engagements ! »

Recueilli par Antoine Peillon

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La Société de Saint-Vincent-de-Paul

Depuis sa création à Paris, en 1833, par un petit groupe d’étudiants menés par Frédéric Ozanam, la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP) a connu une expansion exceptionnelle à travers l’Europe, puis au-delà du continent. Réseau de charité de proximité, au service des personnes seules et démunies, la SSVP est présente dans 135 pays. Ses 800 000 bénévoles agissent en équipes fraternelles, appelées « Conférences », lancent des actions locales ciblées, sur les cinq continents et aident ainsi environ 30 millions de personnes par jour dans le monde.

Site : www.ssvp.fr

[1] https://www.ssvp.fr/actions/quarantaide/

Antoine Peillon

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Les reportages "Les solidaires par temps de coronavirus" (Antoine Peillon / Ishta) :

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/280520/les-smartphones-fraternels-d-atd-quart-monde (Montreuil / 93 et Paris Xe, les smartphones fraternels d'ATD Quart Monde)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/220520/les-jeunes-de-la-noue-bagnolet-au-secours-des-invisibles (Bagnolet / 93, auto-organisation humanitaire au quartier de La Noue)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/210520/bagnolet-municipalite-et-associations-main-dans-la-main (Bagnolet / 93, municipalité et associations, main dans la main, pour l'aide alimentaire d'urgence)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/190520/le-secours-catholique-aupres-des-mamans-confinees (maraude du Secours catholique Paris Nord et 93, auprès des mères et enfants africains confinés)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/190520/les-masques-solidaires-d-emmaues (la Friperie solidaire d'Emmaüs : les masques et l'insertion, à Maisons-Alfort / 94)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/190520/ca-faire-rire-les-enfants-atd-quart-monde-noisy-le-grand (action du Centre de promotion familiale de Noisy-le-Grand (93) / Agir tous pour la dignité Quart Monde (ATD Quart Monde), en faveur des enfants confinés)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/190520/les-milliers-de-paniers-repas-de-la-societe-de-saint-vincent-de-paul (collecte d'aliments et préparation de quelque 1500 paniers-repas, chaque jour, par la Société de Saint-Vincent-de-Paul, à Paris)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/190520/revoltes-face-la-faim-armee-du-salut (livraison de centaines de repas aux squats, hôtels sociaux et campements à Paris Nord (75) et en Seine-Saint-Denis (93), par la Fondation de l'Armée du salut)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/180520/la-nouvelle-alliance-des-associations-secours-populaire (au "libre-service solidaire" du Secours populaire de Paris)

Lien vers les portraits de "solidaires par temps de coronavirus" (Antoine Peillon / Ishta) :

https://blogs.mediapart.fr/69376/blog/200520/les-solidaires-par-temps-de-coronavirus

"Plan de relance post-coronavirus : ignorer ou réinventer l’association ?", par Jean-Louis Laville, professeur au Cnam (chaire "Économie solidaire").

Le reportage et les portraits radio de Farida Taher, à Bagnolet / 93 (auto-organisation au quartier de La Noue)

https://blogs.mediapart.fr/antoinepeillon/blog/240520/systeme-d-par-farida-taher

"Réparer le monde !", par Antoine Peillon. Ce texte a été publié dans le livre numérique Résistons ensemble, pour que renaissent des jours heureux (éditions Massot / CNNR) mis en ligne depuis le 27 mai, gratuitement, sur les plateformes des librairies indépendantes, soit près de 200 sites. À partir du 11 juin, le livre sera téléchargeable – toujours gratuitement – sur tous les réseaux (Fnac, Cultura, etc.).

 

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