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68 et après. Les héritages égarés.

Historien, professeur des universités
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Cinquante ans après, « le moment 68 » continue de provoquer interrogations et débats. Voici la préface de mon livre publié la semaine dernière aux Editions Stock, « 68, et après. Les héritages égarés » comme une contribution à la compréhension de cette séquence, qui a si fortement marqué l’imaginaire politique contemporain. 68, et après. Les héritages évanouis. Ed Stock. Collection, "Un ordre d'idées". Par Benjamin Stora. Introduction Cinquante ans après 1968 je vois la gauche classique, ancienne, se morceler, se diviser et presque disparaître. La vague de « La République en marche » (LREM) aux élections législatives de juin 2017 a mis en pièces la gauche traditionnelle française. Le Parti socialiste, à 7 % des voix, tombe à son plus bas niveau historique ; « La France insoumise » de Jean-Luc Mélenchon perd, avec 11 %, 8 points par rapport à son score de l’élection présidentielle, mais réussit à former un groupe parlementaire avec 17 députés ; les écologistes sont à 4 %, et plus un seul député ; les communistes à moins de 3 %, remonteront leur score au second tour des législatives pour former difficilement un groupe parlementaire. Toutes tendances confondues la « vieille gauche » arrive, tout juste, au chiffre de 70 députés face aux 360 députés du mouvement LREM/Modem, soutenant le nouveau chef d’Etat, Emmanuel Macron. … Je vois comme un retour en arrière de plus d’un demi-siècle, en coïncidence avec l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle, en 1958. J’ai le sentiment de découvrir le « remake » d’un vieux film avec les débuts de la Ve République, en pleine guerre d’Algérie, et le rouleau compresseur gaulliste pour retrouver une gauche traditionnelle si faible à l’Assemblée ; de revoir un Parti socialiste divisé et effondré après avoir exercé le pouvoir, notamment avec le couple Guy Mollet/François Mitterrand pendant la « bataille d’Alger » en 1957. Est-ce bien ma « famille » qui se disloque ainsi, se disperse et risque de se trouver marginalisée pour de longues années ? Ou bien est-ce l’idée que je me faisais du PS, qui a été au centre de la gauche en France, du Congrès d’Epinay en 1971 à la débâcle des présidentielles de 2017 ? Les projets portées dans l’après-68 se sont ils évanouis ? Et, par qui réellement ces idées étaient-elles portées ? De ce constat de disparition d’un monde, et d’une interrogation sur mes engagements à gauche est né ce livre. Une réflexion sur cet effondrement à partir de ma propre expérience. Comment a-t-on pu atteindre un tel niveau de déliquescence, cinquante ans après, du « soleil » de 68, au crépuscule du PS ? Si j’évoque tant le Parti socialiste et sa crise profonde, c’est qu’il a occupé une grande partie de l’espace politique pendant plus de trente ans. Et, comme on le verra dans cet ouvrage, il s’est progressivement imposé dès la fin des années 1970 comme un héritier essentiel des bouleversements ouverts par « 68 ». Sur le devant de la scène, on peut encore apercevoir certains des acteurs majeurs avec lesquels je partageais autrefois les mêmes espoirs et les mêmes combats. D’autres ont complètement disparu. Pendant près de quinze années, de 1976, (date de mon accession à la responsabilité du « travail jeune » de la principale formation trotskiste de l’époque, l’Organisation communiste internationaliste, OCI) à 1988, (moment de mon retrait de l’activité politique à la suite d’un drame familial), j’ai vu, côtoyé, et milité avec Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Luc Mélenchon, Julien Dray, Jean-Marie Le Guen, Manuel Valls, Patrick Menucci, Harlem Désir, ou d’autres encore. J’appartiens à cette génération particulière de l’après-68 qui, après s’être engagée à l’extrême-gauche, a dérivé vers le PS. Mais avec une différence : j’ai cessé d’être un « permanent » en 1982, pour entrer dans la vie professionnelle active, tout en continuant à m’intéresser à la vie politique. Ce livre revisite l’histoire des années 1968 à nos jours. Que s’est-il donc passé ? Qu’avons-nous raté ? Je reprends le fil de mon propre parcours, de ma mémoire. Je m’interroge sur l’évolution des militants dans leur façon de penser l’Etat et la politique, sur leur cheminement passant de la révolution la plus radicale à la démocratie comme seul horizon, une démocratie vidée de contenu social. Bien souvent, ils n’ont pas voulu percevoir l’existence des « minorités non-visibles » bien présentes pourtant dans la société. L’opposition entre purisme révolutionnaire et réformisme agissant aurait pu ouvrir une brèche politique. Elle a trop vite été refermée, avant d’être véritablement creusée. Je reviens ici sur les circonstances de mon engagement révolutionnaire à partir de mai 1968, en m’efforçant de quitter le temps de la rumination mémorielle pour passer à celui du temps historique, plus distancié ; mais encore chargé d’affects, non débarrassé tout à fait de l’émotion des engagements partisans. Ce récit débouche ensuite sur la rupture difficile avec l’activisme révolutionnaire des années 1980, sans volonté de reniement. Puis, il aborde le passage par le Parti socialiste. C’était l’année 1986, quand la gauche a quitté le pouvoir, et que s’est installée la « cohabitation » entre Jacques Chirac et François Mitterrand ; mais aussi année de la mort de Coluche, et des grandes manifestations de la jeunesse contre la « réforme Devaquet » . On verra que ces grandes mobilisations m’ont donné le sentiment d’une suite de mes activités antérieures. C’était une illusion. Le parti dans lequel j’entrais n’avait plus que de lointains rapports avec l’image que nous en avions. J’avais en fait vécu une rupture avec le monde militant, bénévole, pour entrer dans celui des « experts » de l’appareil d’Etat et des notables, élus multipliant mandats et avantages. Pour certains, continuer à faire de la politique au Parti socialiste, c’était passer du rêve héroïsé du « révolutionnaire professionnel » au statut du « permanent à vie ». Comme le note justement l’éditorial de la revue Le crieur en juin 2017: « Professionnelle, la politique de parti s’est laissée saisir par le pouvoir d’Etat, s’autonomisant de la société pour devenir une politique séparée, aujourd’hui discréditée et rejetée. » Mon récit se poursuit enfin sur les années 1990, 2000. L’effondrement de la perspective communiste, à partir de la chute du Mur de Berlin en 1989 a fait émerger une nouvelle façon d’agir et de penser, une sensibilité nouvelle à la politique, qui a compliqué le « sens de l’histoire ». Et j’ai pu mesurer que l’appartenance générationnelle était une autre illusion. Le moment fondateur de notre jeunesse, « 68 » et après, s’est progressivement fracturé. L’unité continuée d’une génération est une notion forgée à postériori. L’inflation du terme dans les années 1980 (popularisé par le succès du livre, Générations de Hervé Hamon et Patrick Rotman, publié en 1987) a semblé indiqué que le champ politique et culturel était occupé par des acteurs ayant conscience d’appartenir à une même génération. Mais on voit bien comment le « tout-générationnel » comme instrument privilégié d’une périodisation ne suffit pas. Les identités politiques dépassent la simple concordance chronologique. La génération née dans le sillage de 68, soudée un moment dans la rupture politique et culturelle s’est vite dispersée. Les divergences d’analyses en terme de rapports de production et de propriété, l’émergence d’un retour-refuge à une vision religieuse de l’histoire, la conception d’un monde séparé en « communautés » ont désorienté, provoqué un retrait de l’activité politique organisée pour le plus grand nombre, ou la recherche de nouveaux moyens de pensée et d’action. Ajoutons que la gauche, prise en étau sur le plan idéologique entre un libéralisme débridé et un républicanisme outrancier, n’a pas su (ou pu) relever le défi des idées. La nostalgie, la « nost-68 », n’a pas suffit à souder ma génération, comme on le verra dans ce livre, dans la création d’un club de réflexions politique au début des années 2000. J’ai moi-même quitté la vie politique organisée après cette dernière expérience de débats politiques. Comme on le verra, la distance est surtout venue avec le spectacle des scandales liés à l’exercice du pouvoir, le trafic de la vérité, les arrangements, et les mensonges. Il me faut revenir en arrière pour mesurer les espoirs abandonnés. Peut-être pour éviter de me trouver prisonnier d’un chagrin politique. 1968, année de mon engagement radical, semble déjà une séquence lointaine reculant sans cesse sous les coups de boutoirs de ceux qui ont toujours voulu la restauration d’une société autoritaire, conformiste, vivant dans les normes établies par les puissances de l’argent et de l’ordre moral. Dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2007, le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy s’exprimait ainsi : « Regardez comment l’héritage de mai 68 affaiblit l’autorité de l’Etat ! Regardez comment les héritiers de ceux qui en mai 68 criaient « CRS=SS » prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police.(…) Ecoutez-les, les héritiers de mai 68 qui cultivent la repentance, qui font l’apologie du communautarisme, qui dénigrent l’identité nationale, qui attisent la haine de la famille, de la société, de l’Etat, de la nation, de la République.(…) Il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé, une bonne fois pour toute. » Nicolas Sarkozy, quelques jours plus tard, gagnera cette élection. L’offensive idéologique contre les engagements de l’après-68 a commencé depuis bien longtemps, empruntant d’autres chemins, d’autres arguments, comme ceux du libéralisme politique pour parvenir à un nécessaire retour en arrière . Sorti en 1985, le livre La pensée 68, de Luc Ferry et Alain Renaut, partait ainsi du postulat que les « égoïsmes et les narcissismes, via la gauche au pouvoir, est la continuité d’une « philosophie soixante-huitarde », qui aurait dénoué les liens sociaux, démobilisé les forces collectives, fait triompher le relativisme moral au dépend des principes éthiques des Lumières. Les deux auteurs ajoutaient que les éloges du « spontanéisme », ou les « idéologies du désir » auraient mené droit aux « apories de l’anti-humanisme » . Il faudrait donc opposer à toute cette pensée issue de 68 un humanisme « de maitrise de soi et du monde », un humanisme à nouveau « légitime après sa déconstruction » (en référence aux travaux de Jacques Derrida). Apôtres de l’individualisme, ils se félicitaient « du retour du sujet », pouvant rendre possible l’action politique. Dans un article de réponse, Jean-François Lyotard et Jacob Rogozinski, cités dans l’ouvrage de François Cusset voyaient surtout dans ce livre « la morgue jalouse, l’esprit de ressentiment et le conservatisme à visée carriériste ». Il faudrait aussi s’interroger sur les trous de mémoires qui ont permis de telles dévalorisations de 68. Et, en particulier sur l’absence de transmissions mémorielles par ceux qui ont vécu ce moment. Quelques « grandes » figures ont perpétué 68, et l’on pense, inévitablement, à Daniel Cohn-Bendit. Mais ceux qui n’ont pas transmis cet événement se sont majoritairement retirés de toute vie politique ou associative, surtout après l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Les grandes mobilisations de la jeunesse en 1986 apparaissent, avec le recul, comme les dernières d’un engagement militant, collectif, politique. Cette année 1986, et ce n’est pas une simple coïncidence, est celle de notre rupture avec le trotskisme, et l’entrée au Parti socialiste. Si quelques-uns d’entre nous ont poursuivi une carrière dans l’appareil socialiste, la grande majorité militante a abandonné, tout au long des années 1990, un engagement politique collectif. Et n’ont donc pas transmis, aux générations suivantes leur expérience politique. La mémoire d’engagement a pu être dévalorisée parce que non-assumée, non-portée. Cette non-transmission s’explique par l’entrée dans la vie active, la volonté de fonder une famille et de quitter une adolescence révolutionnaire. Mais d’autres explications sont possibles, en particulier la nature même de cet engagement. Dans les esprits se sont enracinées les visions d’une utopie folle, de retours à la campagne et des pratiques d’union libre. Il est vrai que « l’après-Mai 68 a libéré une omerta gigantesque dans toute la société et mille jaillissements jubilatoires surgissent de partout, dans le plus grand désordre mais à la façon d’une thérapie collective ». Cet aspect libertaire est encore souvent convoqué dans la vision de 68 d’une large partie de la société. Il en est autrement pour les « avant-gardes » révolutionnaires. Car on ne veut toujours pas accepter que les années de l’après-68 aient aussi été celles de l’engagement de milliers de jeunes dans des organisations révolutionnaires d’un marxisme orthodoxe, pur et dur. Une sorte de petite armée en constitution, de dix à quinze mille membres, tous courants d’extrême-gauche confondus. Avec l’engouement pour des pratiques politiques autoritaires, et une volonté, assumée, de diriger une société par le haut ; avec l’attrait pour le secret et le verticalisme d’organisation ; et avec le vertige éprouvé devant la séduction d’une violence extrême, possible. La tentation du passage au terrorisme a existé. L’enlèvement par des groupes maoistes au printemps 1972 de Robert Nogrette, un cadre des usines Renault de Boulogne-Billancourt, après que le militant Pierre Overnay eut été assassiné en plein jour devant les portes de la forteresse de l’île Seguin ; la tentative, violente, de prise d’assaut d’un meeting d’extrême-droite à la Mutualité par la Ligue communiste en 1973 ; l’exacerbation du virilisme machiste du service d’ordre de l’OCI… Tout ces aspects, sombres, ont fortement existé dans les années 1970. Et ont été gommés des récits de filiation avec cette période. Un sentiment de culpabilité, causé par ce comportement politique extrême, incompréhensible pour un jeune d’aujourd’hui, et par les actes terroristes de l’année 2015 contre Charlie-Hebdo, L’hypercacher, le Bartaclan, explique en partie le refoulement, la négation de ces représentations forcément négatives de l’après-Mai, et le manque de transmission. Le plus important est quand même le fait que libéralisme économique et républicanisme idéologique se sont conjugués tout au long des années post-68 pour tenter de faire refluer les engagements nés de 68. La volonté de retour à l’ordre moral et politique combiné au respect de traditions anciennes (surtout dans le domaine des mœurs) ont aussi joué leur rôle dans ces tentatives de dénigrement. Je reviens également dans ce livre sur la montée en puissance de la discussion sur la question de l’immigration, et autour de la présence de l’islam en France. Une vague néo-nationaliste s’est structurée pour fabriquer un imaginaire de refus des étrangers, surtout d’origine musulmane, après la vague des attentats terroristes. Les idéaux de 68 qui s’exprimaient par une volonté d’abaissement des frontières nationales, ont aussi reflué pour cette raison. Pourtant, dans le quotidien L’Opinion du 18 octobre 2017, on apprend que le Président Macron envisagerait, même si le flou demeure, d’organiser des commémorations officielles pour le 50e anniversaire de Mai 68. L’idée sous-jacente, selon les confidences glanées dans ce journal, serait de «sortir du « discours maussade » sur ces événements qui ont contribué à la modernisation de la société française, dans un sens plus libéral». L’Etat peut-il piloter cet anniversaire sans le trahir ? « Dans l’absolu, ce n’est sans doute pas à l’Etat de piloter la commémoration d’une rébellion venue de la société et à forte dimension libertaire » répond le philosophe Serge Audier . Ces remarques et préoccupations venant « d’en haut » disent une lecture de 68 bien particulière. Celle d’une « modernisation libérale » d’un mouvement qui fut au contraire très collectif, animé d’idéaux sociaux généreux. Et qui jeta dans la rue, avant et après 68, des dizaines de milliers de jeunes contre la guerre du Vietnam principalement, donc contre la politique menée par « l’Occident » qui n’apparaissait nullement comme un modèle à suivre. Et il n’y avait pas dans ce mouvement le culte de la consommation, ou des louanges adressées aux entreprises. Je n’ai pas pour ambition de restituer tous les débats qui reviennent, anciens et nouveaux, autour de 68. Plus modestement, dans ce livre, qui se présente comme une suite de La dernière génération d’octobre, publié en 2003, je dis comment un jeune juif exilé d’Algérie dans le Paris des années 1970 à voulu, à la fois, bousculer l’ordre ancien avec beaucoup de rage ; et comment, dans ce mouvement, il a fini par trouver les voies d’une intégration dans cette même société, en restant fidèle à ses idéaux de jeunesse. Non sans éprouver quelques déceptions, regrets et mélancolies.
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