En chamboulant le temps
En bousculant l'histoire
En martyrisant la chronologie
En travestissant la vérité
En défiant la logique
Et en grimant les personnages
Le bonimenteur vous invite à le suivre
Lorsqu'il1…
vous déclare avec gravité :
« Il advint une bonne fois pour toute !
Qu'il vous faudra bien accroire »
La folie des grandeurs. Il était une fois, dans une ville de notre beau pays, un petit groupe de blogueurs qui finirent par devenir fous. Comme l'immense majorité de leurs comparses, ils n'échappèrent nullement à l'indigence qui frappe cette activité souvent dérisoire et si peu audible.
Par C’est Nabum
| 10 commentaires
| 10 recommandés
Ma première Bonimenterie ... Le meunier marinier. Si mon histoire est à peine croyable c'est qu'elle se joue du temps et des hommes. Je suis le fils du meunier. J'ai grandi dans ce magnifique moulin de bois qui dresse ses ailes à deux pas de la Loire, à Bouteille. J'ai poussé entre les bruits de la meule qui écrasait le grain, les plaintes du vent dans l'armature de ce bel édifice, l'appel du fleuve et la beauté des voiles de ces grands bateaux qui ne cessaient d'aller et venir sur notre Loire.
Le possible par le menu. Réchauffement climatique, marchandisation folle, transports envahissants sur nos routes, délires publicitaires, démence de Noël, gaspillages éhontés, atteintes à la santé, conditionnement salivaire, injonction gourmande … la liste est longue de cette folie qui nous prend quand il s'agit de bouffe.
Bonimenterie du GirouetUne assurance céleste. La Loire n'a jamais été tendre pour ceux qui voulaient s'aventurer sur ses flots. Les incidents et les accidents ne manquaient pas, les hommes mettaient parfois leur vie en danger. Les aléas climatiques, les humeurs de ce cours d'eau impétueux, les passages compliqués aux ponts, aux moulins, aux écluses et aux duits faisaient grands périls pour nos braves mariniers.
Quand on n'en voit jamais la fin. Nous pensions en avoir fini avec les travaux interminables, les rues défoncées, les voies barrées et les routes transformées en piste de safari. L'avènement de la seconde ligne de tramway devait sonner le glas des contrariétés autoroutières, des difficultés passagères et des jeux de piste urbains. Mais que nenni, quand le pli est pris, il faut savoir le garder, c'est une condition essentielle pour ne pas devenir fou.
Par C’est Nabum
| 15 commentaires
| 14 recommandés
Les écrits de leurs douleurs. Vous vous souvenez sans doute des trois lettres de Poilus que j'avais donné à lire à mes élèves. L'une d'elles les a particulièrement touchés. C'était celle de Charles qui annonçait à sa femme qu'il allait mourir d'une blessure qui ne pouvait guérir. Parce qu'elle était courte, parce qu'elle disait des mots tendres, parce qu'il était question d'un enfant qui ne verrait jamais son père .. Je n'ai pas cherché à découvrir, comprendre ce qui peut expliquer la force de ce dernier message.
Par C’est Nabum
| 76 commentaires
| 15 recommandés
Un petit coup de brouillard ! Voilà l'aveu qui me coûte le plus, je hais les dimanches ! Le mal n'est pas unique, loin s'en faut. Nous sommes ainsi très nombreux à ressentir un vide immense quand cette journée survient. Et pour notre malheur, elle revient avec une fréquence qui ne cesse de m'exaspérer. Le dimanche est le jour le plus vide de la semaine, vide de tout ce qui fait le sel de la vie.