Dominique Huez

Médecin du travail, animateur de l'association santé et médecine du travail

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  • Le Conseil d'état permet à la juridiction d'exception de l'ordre de perdurer

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    Face à l’ordre des médecins, le Conseil d’état refuse d’arbitrer le déni de justice envers la Dr Karine Djémil, médecin du travail interdite d’exercice pour trois mois pour son action de sauvegarde auprès de patientes harcelées sexuellement. L’ordre des médecins n’entend jamais à décharge la parole des patients, ce qui est contraire à la loi Kouchner et à l’article 6§3b de la CEDH.
  • L'Ordre des médecins grand absent du débat politique

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    L'ordre des médecins et ses chambres disciplinaires sont absents du débat politique et médiatique concernant son fonctionnement, ses juridictions d'exception et ses conflits d'intérêts. Il est trop utile aux pouvoirs en place par son corporatisme étanche qui occulte l'inscription sociale des déterminants de santé et ses enjeux environnementaux ou de travail.
  • Le Conseil d'état place l'ordre des médecins en arbitre social

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    Les employeurs avec la complicité du Conseil d'Etat placent l'ordre des médecins en arbitre de la question sociale. Face à une atteinte à la santé au travail, les certificats médicaux étiologiques sont interdits. Les chambres disciplinaires ordinales sont des juridictions d'exception qui structurent cet édifice pétainiste.
  • Le Conseil d'Etat va-t-il être complice de l'ordre des médecins?

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    Le Conseil d'état va-t-il définitivement entériner la réception des plaintes d'employeurs devant l'ordre des médecins. Va-t-il acter que la pratique médicale ne serait construite que sur des éléments objectifs, et non sur une pratique clinique en co-construction avec un sujet acteur de sa destinée; et que le secret médical doit être assoupli selon l'intérêt des employeurs ?
  • Un médecin interdite d'exercice pour soins à des femmes harcelées sexuellement

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    Une femme médecin du travail interdite d'exercice pour six mois par l'ordre des médecins pour ses soins à des femmes harcelées sexuellement. Le lien santé-travail est de fait interdit. L'ordre des médecins protège les employeurs responsables et bafoue la déontologie de l'exercice médical pour la santé des victimes. Le communiqué de l'ass.SMT et du SMG