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Billet de blog 28 mars 2022

« Dérive transméditerranéenne : une soixantenaire indigne ».1962- 2022

France Algérie : De la rancœur à l‘inconséquence via l’hubris.

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« Dérive transméditerranéenne : une soixantenaire indigne ».                          

                                     1962- 2022                                     Partie I                                                                               

Les sujets qui font cohabiter le couple tumultueux (tumultueux en apparence seulement) Algérie / France sont clivants, pour le moins. Je demande à ceux que les billets ci-dessous irriteront de bien vouloir les considérer avec équité, « à l'écart des réflexes idéologiques » dirait Camus. Je ne prétends pas convaincre d’emblée ; mais quoi qu’on puisse en dire, ma démarche est citoyenne : elle est animée par l’intérêt de nos enfants. Rappelons que : « La liberté n’a de sens que si c’est la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre ». Nous savons tous que, privé de stimuli, notre esprit tend à se complaire dans la torpeur. Il ronronne d’aise, certes, mais il n’est pas d’une grande utilité pour la société.

Aussi je souhaite que chacun examine, sous l’angle solide de l’équité, les sujets abordés, en s’assurant, comme je le fais, « aux garde-fous » que sont la Constitution, la loi du 09 décembre 1905 et l’histoire comparée.

De la rancœur à l‘inconséquence via l’hubris.

1979 fut l’année de tous les dangers. Un ensemble de faits concomitants, sans liens apparents, se révéla particulièrement nocif pour la stabilité mondiale : le déclenchement de la Doctrine Carter, l’attaque de l’Afghanistan par l’Armée rouge (en déc. 1978), la révolution khomeyniste iranienne, la prise d’otage de l’ambassade des USA à Téhéran, et la sanglante prise d’otage de la Grande-Mosquée de la Mecque.

 En 1988, l’URSS, vaincue par un petit peuple que l’on croyait enclavé dans la tête et les montagnes, abandonna la partie. Faute d’avoir « digéré » sa défaite, le régime communiste implosa. Il entraîna dans son trépas le Pacte de Varsovie, l’homologue communiste de l’OTAN. Les USA n’avaient plus de rival sérieux. La Russie devint suiviste et « avala les couleuvres » au fur et à mesure qu’on les lui présenta ; elle en vint même à adopter le capitalisme et le libre-échange. Naquit, de ces vexations perlées, une humiliation qui allait virer en rancune puis en vindicte.

La déstabilisation, résultante de ces évènements de 1979, sonna le glas pour de nombreux peuples et scella leur destin. Elle aiguisa les appétits des prédateurs qui se rangèrent derrière le droit du plus fort : le bon droit des USA en quête de ce que Donald Rumsfeld et les Néoconservateurs américains baptisèrent « un nouveau siècle américain » [1]. Il en résulta : la prise de la Maison Blanche   par les néoconservateurs et la   fabrique de l’ennemi utile – et, partant, la multiplication des guerres asymétriques et le terrorisme.

La Doctrine Carter exigeait d’asservir le Grand Moyen-Orient. Les Néoconservateurs décidèrent de détruire, dans cette zone, tous les régimes jugés hostiles : l’Irak, la Libye, la Syrie faisaient partie des 8 pays sur leur liste.

L’Irak, la Libye, la Syrie sont autant de pays séculiers, sinon laïques à la française, adeptes d’un « socialisme dit panarabique ». Ce dernier était détesté par l’Arabie Saoudite qui prônait, elle, le panislamisme et la politique du carnet de chèques, de la distribution des mosquées, clés et imams en main [2] et de l’accueil des étudiants en provenance de l’ensemble du globe.  (On connaît le résultat).

Nos « amis » saoudiens propagèrent l’islamisme salafiste dans des populations dont le système immunitaire du sens critique était déficient. Certains étaient des néo-convertis à l’islam ; d’autres venaient de notre jeunesse banlieusarde, montrée du doigt, mais qui ne connaissait l’islam que par les gâteaux au miel de mamie, qui les énivraient l’espace d’un aïd, et les consolaient de la douleur consécutive à l’ablation du prépuce.

Nous avons laissé faire nos « amis » saoudiens, c’était pourtant une non-assistance à une jeunesse en mortel danger.

« On ne pouvait pas être partout », regimbaient, contre l’évidence, ceux qui, dans cette affaire, avaient joué aux apprentis sorciers - jamais coupables, jamais responsables, mais toujours donneurs de leçons. C’est vrai quoi ! les « pauvres choux » étaient en butte à ces méchantes pucelles de Creil qui agitaient leur foulard dit islamique jusque sous les naseaux de la République comme une muléta sous ceux du toro ! L’horrible corrida existentielle ! elle dura 30 ans...

Avions-nous, au moins, bafouillé une esquisse de protestation devant nos « amis » saoudiens ? Non, à quoi bon ? Les Saoudiens sont les protégés de l’oncle Sam et, partant, intouchables. Ils sont friands de nos armes, nous leur en avons vendu, voilà tout. Par ailleurs, les yéménites, nous ne les connaissons pas… De plus, il nous fallait bien éponger l’énorme dette irakienne que nos « amis » néoconservateurs américains nous avaient ordonné d’effacer puisque nous ne les avions pas suivis dans leur balade dans le « désert Storm ».

Les lobbies particularistes français et l’exploitation éhontée de l’horreur islamiste.

Nous avons montré dans les précédents articles [3] la responsabilité des lobbies particularistes français, faiseurs d’opinions, et des hommes et femmes politiques à leur remorque dans ce tragique fourvoiement de la France.

 Ce mal qui ronge la France (et aussi la Grande-Bretagne) s’enracine, comme le montre l’histoire comparée, dans la nostalgie de l’Empire colonial perdu. Cette dérive n’a été possible que par l’instrumentation, l’exploitation éhontée, des conflits moyen-orientaux exacerbés par la Doctrine Carter et d’un passé « indigeste » fait de haines recuites et de blessures d’amour-propre jamais guéries. Les séquelles de la colonisation de l’Algérie et de ses guerres, entretenues pour des raisons politiciennes désormais manifestes (c’est même devenu un outil de gouvernance !), facilitent, de part et d’autre de la Méditerranée, ces intoxications sporadiques qui se répandent en diarrhée médiatique.

Ces lobbies aux intérêts particularistes partirent à l’assaut des médias et du microcosme politique, en quête de plus de visibilité, donc de plus de pouvoir. Le matraquage médiatique incessant fut leur arme de prédilection : Ils ont fini par surchauffer les esprits. Se présentant, à qui voulait les entendre, comme les parangons de la laïcité et   les héritiers des grands hommes des lumières, ils trahirent sans vergogne ceux-ci [4] et violèrent la loi du 09 décembre 1905[5], cadre du principe de laïcité, pourtant sous la protection directe de la Constitution. Biaisant la laïcité, la liberté d’expression, les Droits de l’Homme, ils achevèrent d’induire en erreur les Français et d’installer dans le long cours une hystérie majuscule - de l’opinion française d’abord puis, plus tard, des opinions mondiales.  (Rappelons que l’affaire des caricatures de Mahomet était terminée au Danemark quand Charlie Hebdo, pour son malheur, s’en empara et la relança de plus belle en France [6]).

Ces lobbies étaient aidés en cela par l’islamisme international, leur ennemi mais néanmoins partenaire dans cette dynamique coupable : le buzz servant les intérêts de l’un et des autres. Ces derniers se révélèrent, en définitive, des larrons en foire. C’est ainsi qu’on sema les graines de la discorde, en France et à l’internationale, et qu’on invita le meurtre jusque dans nos écoles.

Les musulmans de France piégés dans les remugles de la judéophobie européenne résiduelle

Serge Klarsfeld déclarait récemment, à juste titre : « on dit aujourd’hui des musulmans ce qu’on disait hier des juifs ». En effet, nos contemporains semblent vouloir « rejouer le match » d’hier ; l’islam remplace au débotté le judaïsme.

Bien que les raisons de l’ostracisme des juifs et des musulmans soient différentes, le modus operandi est néanmoins ressemblant. Il est manifeste que les islamophobes s’inspirent de la judéophobie et de l’antisémitisme, son rejeton dévoyé, pour diaboliser l’islam.

L’islam, malgré ses multiples obédiences, [7] est présenté comme un monolithe doctrinal et politique, univoque qui plus est. Il n’en est rien. C’est bien connu :« quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ».

Mais, « ces chiens » qu’on a fourrés et qu’on fourre encore dans des sacs de jute à jeter dans un Niagara de haine tumultueuse, sont des Français - des hommes, des femmes et des enfants coupables d’être juifs, hier, musulmans, aujourd’hui.  

Rappelons que l’islam et le christianisme prétendent à l’universel (le premier comprend au moins autant d’obédiences, schismes, et sectes que le second) : l’un et l’autre s’adressent à tous les peuples de la terre. Le judaïsme, lui, s’adresse « au peuple juif », « le peuple dit élu ».

Au 19ième siècle, afin de fixer une frontière entre les juifs et leurs concitoyens (catholiques, orthodoxes et protestants), la malveillance ambiante focalisa sur toutes les différences – réelles ou imaginaires. Ces dernières confortèrent, petit à petit ,la thèse du soi-disant complot « judéo-maçonnique » et étoffèrent « un conte », né en Russie tsariste, pour instrumentaliser la méchanceté atavique d’une classe sociale infantilisée : « les Protocoles des sages de Sion ». Les caractéristiques de la judéité, réelles ou imaginaires, parmi lesquelles cette notion de « peuple juif », boursouflées, amplifiées, exagérées à l’excès, se révélèrent, dans les mains des tenants des théories racialistes, des armes redoutables qui permirent   l’invention   de l’antisémitisme [8].

De même, les ennemis des musulmans se saisirent de caractéristiques de l’islam, réelles ou imaginaires, dont une loi fantasmatique. Cette soi-disant loi est un archétype, au sens de Carl Gustav Jung, exhumé de notre inconscient collectif. Elle est travaillée, d’une part, par « l’archéologie » des idéologies qui avaient sous-tendu les croisades et, d’autre part, par les spasmes de notre passé colonial décidément indigeste (du reste, ce dernier a été, lui aussi, gavé au mycélium croisé par la 3ième République pourtant laïque ; au service de cette dernière, les Jésuites s’affairaient au Levant et Mgr de la Vigerie à Alger). Cette soi-disant loi, les lobbies français aux intérêts particularistes l’ont déclarée rigide, homophobe, misogyne, détestant la démocratie et la laïcité. Elle est voulue en outre universaliste mais dans le sens d’un corpus juridique rétrograde, un corset contraignant - une camisole de force même, murmure-t-on du côté de Saint-Méen. Cette prétendue loi donc est proclamée « sharia » (la voie), et campe le rôle d’une loi mosaïque, mais dévoyée, qui ne s’adresserait plus à un peuple mais à tous les peuples de la terre, et qui, de plus, ne reculerait devant aucune abjection pour s’imposer. Par analogie, les complots « judéo-maçonniques » et « judéo-bolcheviques » ont trouvé tout naturellement à s’employer, une traduction opportuniste les a transmutés en « salafistes-djihadistes » et « islamo-gauchistes » respectivement.

La haine du juif remonte à « l’aube des temps ». La thèse de la « culpabilité collective des juifs, prétendument peuple déicide », née de la rivalité des cultes juif et chrétien, entretenait alors la judéophobie : la Pologne et la Russie tsariste excellaient dans cet exercice.  À la faveur de Vatican II, le Pape Paul VI parvint enfin à pacifier les esprits : depuis, on ne parle plus de peuple déicide. L’invention de l’antisémitisme et les théories racialistes, fumeuses bien souvent car pseudo-scientifiques, achevèrent de clouer le couvercle du cercueil d’une civilisation ; ce fut la fin « du monde d’hier » [8], montrée avec virtuosité par Stephan Zweig. 

La haine des musulmans remonte, elle, aux croisades. Elle a été accommodée, façon paella, lors de la Reconquista, servi de comburant dans les enfumades lors de l’interminable conquête de l’Algérie, et utilisée comme opium par le lobby colonial pour endormir la conscience des aspirants à la nationalité française venus d’Espagne, d’Italie, de Grèce, de Malte ... « Valeur sûre » elle fut investie dans toutes les dynamiques visant à tordre le bras de la France afin de l’amener aux vues du lobby colonial.

Elle est encore de service, en 2022. Avec force sondages biaisés, elle aide à créditer la thèse selon laquelle « les musulmans de France donneraient dans le séparatisme et estimeraient que « la sharia » est supérieure aux lois de la République ».  Ces affirmations relèvent de l’incitation à la haine raciale. En outre ces thèses sont fallacieuses : elles tiennent de la fumisterie. Montrons cela.

De quoi parle-t-on ? De la justice.  Et, la justice repose sur le Droit, ses codes, ses codes de procédures (civiles, pénales, etc…) et sur une jurisprudence patiemment rassemblée à travers les âges.

Or, les pays musulmans utilisent encore aujourd’hui les lois héritées du colonialisme   ou empruntées (comme c’est le cas de la Turquie depuis le 19ième siècle) à des puissances occidentales concurrentes afin de moderniser leur justice.

L’Algérie, par exemple, utilise encore le code français dit code Napoléon dont elle a hérité en 1962. Le statut personnel du musulman, tel qu’il découle du fiqh de rite Malékite, est annexé à son code civil. Dès lors, comment croire à cette soi-disant balance entre les lois de la République et la Sharia : le statut personnel musulman ne peut être – dans le pire des cas - qu’une partie d’un tout. Cette soi-disant sharia n’est donc qu’un éclairage « d’ambiance » du code civil - et du code civil seulement. Les bretteurs de la rhétorique font de cette synecdoque (prendre la partie pour le tout) un casus belli : nos valeurs sont en danger, au armes citoyens !

Ne soyons pas les dupes de service encore et toujours. Nos valeurs sont consignées dans le préambule de la Constitution ; elles ne sont pas même égratignées, dans cette affaire.  Qu’elles nous servent au moins de référentiel au moment de nos prises de position : elles nous épargneraient les manipulations des uns et des autres.  

En France, le statut personnel du citoyen couvre celui du chrétien, du juif, du musulman, de l’athée, de la femme, de l’homosexuel etc… ils s’inscrivent, tous, dans la jurisprudence et dans les dispositions du Droit Positif et partant, sont sous la protection de la Constitution. Dès lors que les lois de la République (qui sont d’interprétation stricte !) sont respectées, il ne reste donc sur la table, pour l’observateur citoyen, que des griefs étayés par le seul chauvinisme ethnocentrique, des histoires de cloche-merle expansées.

 L’ostracisme des musulmans, sous-tendu par de telles considérations mesquines, contrevient donc aux prescriptions de notre Constitution quant à l’égalité des citoyens devant la loi et au respect des libertés de conscience et d’opinion, entre autres.

Quant à l’Islamisme, qui demeure de la politique, la quasi-totalité de ses victimes sont musulmanes. Notre intérêt n’est pas de nous aliéner les Français musulmans mais au contraire de faciliter leur expression : ils seront plus utiles à l’intérieur de notre agora qu’à l’extérieur.

Ceux qui veulent, avec équité, instruire le présent (ce qui revient à dire : ceux qui veulent éviter les manipulations, aussi bien des islamistes que des laïcistes) doivent, impérativement, se reporter aux exégèses d’avant 1979 ; mieux ! il faut aller directement aux exégèses du 19ième siècle. Après tout, l’islam était déjà l’islam à cette époque : nous avons ainsi l’assurance qu’il n’était pas frelaté par les poussées politiques contemporaines. À bon entendeur… 

Rappel :  il existe de remarquables exégèses, en français - la France était également, de par le nombre de ses sujets, une puissance musulmane.

[1] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/281216/moyen-orient-genese-du-chaos-et-si-y-regardait-de-plus-pres

[2]https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/130617/b-4-le-salafisme-wahhabite 

[4] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/210221/est-ce-un-tocsin-ou-bien-le-glas-de-notre-democratie-2ieme-partie 

[5] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/111016/1906-laborieuse-mise-en-application-de-la-loi-de-decembre-1905-les-inventaires 

[6] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011017/comment-val-et-malka-ont-amene-au-casse-pipe-l-equipe-de-charlie-hebdo 

[7] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/270916/de-la-soi-disant-unicite-de-la-sharia-et-du-pseudo-monolithique-islam  

[8] https://blogs.mediapart.fr/belab/blog/200219/de-l-antisemitisme

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