Ce vendredi, en fin d'après-midi, à la veille d'une manifestation annoncée et déposée depuis un mois, le préfet de Paris a décidé de prendre un arrêté pour interdire à la manifestation appelée par 14 collectifs de sans-papiers et près de 90 organisations, la partie du parcours comprise entre Bastille et le Sénat. Mais nous manifesterons. Comme prévu. Communiqué ci-dessous.
Déclarations de Collomb, évacuation des campements parisiens, nouveaux morts, la logique de la loi asile-immigration montre déjà ses conséquences tragiques avant toute mise en oeuvre. Cela rend d'autant plus nécessaire et cruciale la réussite de la manifestation de ce samedi. Car c'est la nuit qui tombe sur la France. Ecoutez ci-dessous le texte lu par Catherine Deneuve.
Ci-dessous le texte du Comité pour Clément. Le 2 juin, c'est un même combat, une manifestation en deux temps. Un cortège de la Marche des Solidarités participera à la manifestation d'hommage à Clément avant la jonction et une banderole pour Clément ouvrira la manifestation contre la loi asile-immigration aux côtés de celle pour le retrait de la loi et d'une banderole à la mémoire d'Ismaïl Deh.
A l'appel des collectifs de sans-papiers et migrantEs, plus de 80 collectifs et comités de solidarité, de collectifs de familles victimes des violences policières, d'associations, de syndicats et d'organisations appellent à manifester le 2 juin pour imposer le retrait de cette loi raciste et liberticide avant son passage au Sénat.
Le vendredi 18 mai les collectifs de sans-papiers se sont rendus devant le consulat du Sénégal pour continuer de réclamer vérité et justice pour Ismaïl Deh, sans-papier sénégalais mort suite à une intervention policière.
Témoignage de chibanis sur les conditions de vie dans leur foyer : «On travaillait dur, partout. On a fait un travail dur et maintenant l’Etat français nous condamne, nous emprisonne ! Pourquoi ?»
Les collectifs de sans-papiers appellent à un nouveau rassemblement pour exiger vérité et justice pour Ismaïl Deh, sans-papier tué par la police. Le rassemblement aura lieu vendredi 18 mai, devant le consulat du Sénégal.
Interventions d'Anzoumane Sissoko de la CSP75 : "Ce n'est pas une manifestation silencieuse, nous somme révoltés, Collomb doit démissionner !", d'Abdoulaye Cissoko du CSP Paris 20 : "nous on vous respecte, mais ici on n'a pas nos droits", de Diallo du CTSP Vitry : "l'Etat ne répond que par la répression".
Intervention d'Alioune Traoré au rassemblement du 11 mai : "Il faut que ça cesse, ce n'est pas un accident, il a été poursuivi et frappé jusqu'à la mort". "Nous avons rencontré la veuve de monsieur Deh alors qu'il est dit qu'il n'était pas marié".