Des criminels, profitant de l'incompétence du gouvernement, ont commis des assassinats à Paris dont le pouvoir s'est emparé pour, paradoxalement, faire un triomphe médiatique d'un carnage et d'un fiasco.
Savoir quand Julian Assange sortira de son ambassade à Londres passe par s'interroger d'abord sur ce que peut bien savoir la NSA sur le personnel politique suédois, par ses écoutes (il n'y a pas que le portable d'Angela Merkel, la présidente Dilma Roussef ou des diplomates français qui sont sur écoutes).
Un intellectuel qui n'expose pas une analyse critique de l'objet qu'il étudie est un flagorneur. Il est un parasite qui vit au crochet de l'objet ou de celui qu'il flatte et promeut, en mentant à tous les autres.
Les économistes se succèdent pour affirmer, les uns après les autres, que le contribuable sera in fine celui qui supportera le coût de la renégociation de la dette grecque. Cette unanimité pose question d'autant que plusieurs éléments ne sont pas pris en compte.
Un titre de l'actualité d'aujourd'hui porte sur les soucis de l'imprimeur dont les locaux ont été dévastés par l'occupation des frères Kouachi et l'intervention policière. Il est obligé de faire appel à la solidarité de ses voisins, pour faire face à ses échéances, alors qu'il est assuré. Etonnant. Voilà un assureur qui ne sert à rien. Peut-on connaître cette société d'assurance pour éviter de lui souscrire un contrat ?
Bernard Cazneuve affirme que «la consultation habituelle des sites Internet qui font l’apologie et la provocation au terrorisme constitue l’un des éléments permettant de caractériser le délit d’entreprise individuelle à caractère terroriste » (Terrorisme: la lettre de Cazeneuve à Sarkozy)
L'antisémitisme est un échec. L'échec de l'Etat et l'échec du politique. L'histoire le montre et le répète. L'antisémitisme est l'injustice ultime qu'inflige un Etat en affligeant une communauté des conséquences de la médiocrité de son personnel politique incapable à maintenir la cohésion sociale, non pas contrainte par une force publique qui s'exerce aux mépris des libertés fondamentales, mais consentie, par l'adhésion de chacun dictée par son sentiment d'appartenir à une communauté qui le respecte.
Vous me demandez dans votre commentaire à mon billet " Attentat de Charlie Hebdo : la corruption dans la police une des causes du fiasco ? " : " Avant l'attentat Coulibaly n'était qu'un terroriste potentiel, comme des milliers d'autres signalés. Je répète ma question : comment fait-on pour déterminer lequel qui va passer à l'acte ? ". Si la police "signale" Coulibaly, c'est qu'il était déjà considéré comme un terroriste. Le simple fait de participer à une organisation le permet (Art. 421-2-1 du Code pénal), ce qui impliquait l'obligation d'ouvrir une procédure et donnait ainsi à la police des moyens pour le surveiller, le convoquer, contrôler ses déplacements, voire les lui interdire. L'adoption du délit d'«entreprise individuelle terroriste» est venu faciliter cela. Il ne sert donc à rien de légiférer à nouveau si le droit existant n'est pas respecté ou mis en oeuvre. La contradiction à signaler Coulibaly et ne pas ouvrir de procédure judiciaire laisse présumer une faute et que le gouvernement raconte n'importe quoi en considérant que :
Le Canard titre : " Après les attentats et les manifs, il s'envole dans les sondages. Hollande un président Charlimastique ". La Nouvelle République n'hésite pas à la surenchère dans le calembour : " L'exécutif tiré vers le haut après les attentats "