Des criminels, profitant de l'incompétence du gouvernement, ont commis des assassinats à Paris dont le pouvoir s'est emparé pour, paradoxalement, faire un triomphe médiatique d'un carnage et d'un fiasco.
Instrumentalisant l'émotion, le politique a manipulé l'opinion en invoquant la défense de la liberté d'expression et en y associant un aréopage de personnalités dont l'attachement à cette liberté est démentie par les faits.
Nicolas Sarkozy, qui fait des procès à la presse ou l'espionne, et David Cameron, qui fait pression sur les rédactions et assiéger l'ambassade où s'est réfugié Julian Assange, et enfin François Hollande et Manuel Valls qui veulent faire voter une loi entravant le droit des lanceurs d'alerte et la liberté de la presse. Ce qui confirme la gestion violente des mouvements de protestation contre les conflits d'intérêts (Nantes, Sivens, ...) ou la dénonciation du libéralisme.
Ce même pouvoir lance un campagne de répression disproportionnée contre la population au nom d'une apologie - alors qu'il épargne les canaux de communication qui la porte - jusqu'à poursuivre un enfant de huit ans. Quel est donc cette mentalité politique qui s'accommode de la lâcheté d'un pouvoir qui s'en prend aux enfants plutôt qu'aux " investisseurs ", qui font de l'évasion fiscale un de leurs coeurs de métiers et un centre de profit efficace, diffusant les images et les textes des terroristes ?
François Hollande, dont l'action politique ménage étonnamment la criminalité en col blanc, serait bien inspiré d'introduire la répression criminelle de l'évasion fiscale dans le code pénal comme il le propose pour la liberté d'expression. La régression sociale menace bien plus la cohésion sociale que les propos.
La presse s'émeut aujourd'hui à dénoncer la nature menaçante du pouvoir contre les droits fondamentaux dont il persiste à promouvoir le caractère attentatoire depuis des années, sans que ne s'élève une critique et une action politique à la hauteur de la menace. Il faut aussi dénoncer les sophismes et les simplifications du discours coupable du législateur qui s'accumulent et persistent, en dépit de l'évidence.
Le projet de loi Macron est une insulte à l'intelligence démocratique.
Il est l'aboutissement de ce renoncement. De l'abdication qui explique que le terrorisme n'est pas une fatalité mais seulement une conséquence d'une dérive politique dont le projet de loi Macron est une illustration.
Puisqu'il y a une faillite évidente du débat parlementaire depuis de trop longues années, il revient à la presse de relever ce défi de la médiocrité intelle, ou de la mauvaise foictuelle, de mobiliser l'opinion et motiver les élus décidés à le gagner. Ils en ont le pouvoir. " Dans le domaines judiciaire, on juge les actes par les intentions et dans le domaine politique on juge les intentions pas les actes. " Proudhon.
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