De 2018 à 2022, treize présidents « progressistes » sont demeurés ou ont accédé au pouvoir en Amérique latine, dont les derniers en date Gustavo Petro en Colombie et « Lula » au Brésil. Dans le même temps, symbolisée par Jair Bolsonaro, l’extrême droite, bien que battue, monte en puissance.
Aucun pays, Chine incluse, ne peut construire une chaîne d’approvisionnement complète exclusive. La coopération et les échanges sont indispensables et profitables à tous.
Le patronat allemand ne pouvant plus disposer d’énergie abondante et bon marché, n’a pas l’intention de s’autosanctionner une deuxième fois en se privant des échanges considérables de l’Allemagne avec son premier partenaire commercial.
Jérôme Powell, le président de la Fed a déclaré : « Nous avons besoin d'une augmentation du chômage » pour lutter contre l'inflation[2].
L’objectif est de préserver la rente financière – le taux de profit du capital financier - de ne pas laisser l’inflation la dévorer. Donc réduire l’inflation quoi qu’il en coûte.
Casser la chaîne mondiale d’approvisionnement et de coopération entraîne inévitablement des conséquences. S’il s’agit d’une fracture importante, et c’est le cas avec les sanctions contre la Russie, alors les conséquences le sont tout autant y compris au niveau mondial.
La guerre économique a des conséquences considérables et durables, la fracture du monde et l’apparition de nouvelles puissances ou regroupements économiques renforcés, tels les BRICS, n’étant pas des moindres.
https://www.pcf.fr/une_mondialisation_definitivement_fracturee
Les BRICS : sur le plan mondial ils représentent 40 % de la population, 25 % du PIB, 18 % du commerce, et 50 % de la croissance économique, le coeur du développement mondial.
Article diffusé dans la newsletter du secteur international du PCF du 15 juillet 2022
https://www.pcf.fr/brics_le_droit_au_developpement