Modernistes, réveillez-vous ? À la façon de « La Rose et le Réséda » de Louis Aragon

À l’occasion du dixième anniversaire de notre Révolution.

L’image contient peut-être : plante et fleur

Puisse comprendre qui voudra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat [1]
Combat pour que vive Elle
Menacée par Ennahdha
Notre Tunisie éternelle
Qui, avec courage, se bat
Pour rester civile et plurielle
Comme elle l’est depuis Bourguiba
Contre un islamiste cartel
Voulant remettre en cause cet état
Ainsi que tout le panel
De lois qui, la femme, libéra
Un islamiste cartel
Guidé par un certain Émirat [2]
Passé de la tente au Novotel
Du chameau à la Regera
Grâce à une manne providentielle
Qui, du ventre de la terre, éclata
Financier obédientiel
Centre d’un Califat, il se voit
Par la volonté de ses riyals
Cartel guidé, à la fois
Sur le plan doctrinal
Par un certain grand magnat
Du côté des Dardanelles [3]
Qui se voit Calife déjà
Sa Confrérie fraternelle
Fondée par Hassan Al Banna
Dans une ambiance cérémonielle
S’est installée à Ankara
Devenue la vraie citadelle
De l’islamiste agglomérat
Dont l’un des composants fidèles
Est le parti Ennahdha
Et l’un des tireurs de ficelles
Est K.R.G. celui qui la fonda
Un authentique Machiavel
Un de leurs éminents prélats
Contre qui j’ai gagné un procès sans appel
Dans une plainte qu’il a portée contre moi [4]
Considéré terroriste, rebelle
Par le gouvernement du Canada [5]

Notre Tunisie éternelle
Qui ne s’en sortira pas
De cet enfer démentiel
Tant qu’Ennahdha sera là
Et notre union se fera la belle
Lors des élections, chaque fois
Pour des narcissismes auxquels
Nos ténors s’en donnent à cœur joie [6]
Face à des sentinelles
Vendeurs de religion et de foi
Nourris par l’islamisme fiel
Qui guettent nos gestes et faux pas
Pour, de façon perpétuelle
Mettre le pays à bas
En l’engouffrant dans leur tunnel
Dès que l’ARP portera
Leur couleur et leur label
C’est écrit sur leur agenda
C’est prévu dans leur logiciel
Leur gourou ne sait dire que ça
Quand ses ouailles l’interpellent [7]
Pas de doute pour cela
Secret de Polichinelle
Dissimulé sous leur Taqiya [8]
Si, victorieux, ils se révèlent
C’est, surtout la femme qui pâtira
Quant aux libertés individuelles
Pour elles, sonnera le glas

Notre Tunisie éternelle
Voilà bien longtemps qu’elle louvoie
Entre divers pouvoirs personnels
Et ce dangereux régime sournois
Loin de son vivre-ensemble traditionnel
Et sa tolérance, millénaires, trois fois
Mais, écoutez ses appels
Appels d’un pays en proie
À être conduit au scalpel
Pour emprunter une autre voie
Prétendue descendant du ciel
On dirait que vous ne l’entendez pas
Il ne veut pas de leur modèle
Il ne veut pas de leur diktat
De leur sinistre rituel
Qui font dire à Allah
Des mensonges à la pelle
En lui attribuant n’importe quoi
À travers un prisme confessionnel 
Faisant l’apologie du califat
Et décrivant avec zèle
Les bienfaits de la Sharia [7]

Notre Tunisie éternelle
Qui, encore, se débat
Face aux diverses séquelles
Du pouvoir de la Troïka :
L’insécurité exceptionnelle
Et les caisses vides de l’État
Une économie pas nickel
Sans compter les autres dégâts
Avec des reculs sempiternels
Dans le domaine de l’emploi
Et des libertés individuelles
Qui ont connu un sérieux décroît
Bilan, sur le plan réel
Qui est celui d’Ennahdha
Car, ses alliés étaient formels
C’est elle seule qui gouverna [9]
En se servant à la gamelle
Dans les caisses de l’État [10]
Ce n’est pas quelques rondelles
Mais, son budget, elle l’ébranla 
Vidant les caisses jusqu’à la moelle
Nous plongeant dans le désarroi
Ce qui nous a coûté la bagatelle
De centaines de milliers d’emplois [11]
Réservés à la parentèle
Nahdhaouie, entourés d’omerta
Violant les règles habituelles
Abus qui vous laisse pantois
Copieux butin qui s’entremêle
Avec l’argent sale qu’elle amassa [14]
Et les indemnisations substantielles
Que, à ses activistes, elle distribua [11]
Et, en véritable Gargamel
Par la suite, elle se confirma
Quant aux aspirations naturelles
Du citoyen, elle s’en détourna
Exceptées, évidemment, celles
De ses acolytes et ses substrats
C’est son bilan déca-annuel
Depuis que la Révolution triompha
À ajouter à sa présumée tutelle
Sur certains politiques assassinats [15]

Modernistes, soyez fidèles
À votre progressiste foi
Laissez vos combats de chapelles
Y en a marre de vos fracas
De vos égos obsessionnels
Que j’ai criés sur tous les toits
De façon continuelle
Jusqu’à y perdre la voix
De vos manèges criminels
Causes de notre actuel trauma [6]
Depuis dix ans, qu’on se le rappelle
Par la faute de nos magnats
À chaque élection, on chancelle
Les dernières, c’est fiasco méga
Jusqu’à faire la courte échelle
Aux terroristes d’Al Karama
Élus grâce à vos querelles  
Dans ma circonscription de l’Ariana

Voilà dix ans qu’Elle vous appelle
Sans susciter votre émoi
Vous suffisant d’un idéel
Soutien qui, d’ailleurs, marque le pas
Alors qu’il devrait être actuel
Accompagné d’un réel don de soi
Tandis qu’elle en voit vraiment de cruelles
Qui risquent de la mettre sur le grabat 
Si vous ne prenez pas soin d’elle
Comme vous l’avez fait jusque-là
Vous limitant à des kyrielles
De politiques bla-bla-bla
Sans engagement réel
Vous limitant à vos auras
À vos ambitions personnelles
Ne lui ouvrant pas grand les bras
Comme maintenus par des attelles
Elle va tout droit au trépas

Mais, si on la prend sous nos ailes
En s’oubliant, toi et moi
Mettant nos égos aux poubelles
Avec nos bisbilles d’autrefois
En remettant l’union en selle
Aussi précieuse, elle sera
Que nos oculaires prunelles
Tous ensemble, on la défendra
En se concentrant sur l’essentiel
Et son bien-être primera
Sur nos différends résiduels
Et l’islamisme disparaîtra
Avec son projet pestilentiel
Avec ce qui reste de Zaba [16] 
Chez ses corrompus professionnels
Qui poursuivent leur travail de malfrats
En étant encore opérationnels
Continuant à provoquer des dégâts
Via la société civile comme passerelle [17]
Ou bien via l’administration, au cas
Où ils y occupent un poste officiel
J’en connais un tout près de chez moi
Qui est en plus caractériel
Et, je suis sûr qu’il se reconnaîtra
Si je lui dis « terrains et hôtels
Et un groupe qui se termine par KK
Et une disgrâce présidentielle
Pour avoir tiré trop vers lui le plat »
Je disais, avec son projet pestilentiel
Et avec les trafiquants « contras » [18]
Barons du marché parallèle
Lorsque cela se réalisera
Les mauvais jours seront derrière elle
L’économie se remettra
De sa récession inhabituelle
Le marché de l’emploi retrouvera
Enfin des couleurs gaies pastels
La joie de vivre rejaillira
Annonciateur d’une ère nouvelle
Et le Jasmin refleurira

Salah HORCHANI

[1] Les vers 2 à 6 sont extraits du poème La Rose et le Réséda de Louis Aragon.

Louis Aragon, co-fondateur avec André Breton du mouvement surréaliste, poète engagé - qui, auparavant, avait participé au front des Ardennes en 1918 - rejoint, en mai 1940, lors de la déroute de la France devant l’envahisseur nazi, la Résistance qui, à ses débuts, était éparse et constituée de mouvements divers, souvent antagonistes, englobant des catholiques, des communistes, des nationalistes, des socialistes…Dans ce poème, véritable hymne à la Résistance, publié dans la clandestinité en 1943, qui se veut un chant d’union sacrée et où la rose symbolise les communistes et les socialistes,  et le réséda blanc, les catholiques et les nationalistes,  tout en faisant l’éloge des hauts faits de la Résistance et de son combat, le poète appelle les résistants à dépasser leurs antagonismes politiques et spirituels pour une véritable union nationale indéfectible, dans un destin commun, contre l’ennemi.

[2] Voir, à ce sujet, mon poème intitulé «Dis-moi, c’est quoi le Qatar ?», paru sous le lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/dis-moi-c-est-quoi-le-qatar.html

[3] Voir, à ce sujet, par exemple, mon poème intitulé «À propos du passage de sa Hautesse Recep Tayyip Erdoğan à Carthage »paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/271219/propos-du-passage-de-sa-hautesse-recep-tayyip-erdogan-carthage

[4] Voir mon article-poème intitulé «TGI de Paris – Non-lieu dans le procès intenté par GHANNOUCHI Rached à mon encontre», paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/111117/tgi-de-paris-non-lieu-dans-le-proces-intente-par-ghannouchi-rached-mon-encontre

[5] Il s’agit évidemment de KHERIGI dit Rached GHANNOUCHI, à propos duquel il est écrit :

«M. Rached Ghannouchi, terroriste faisant partie intégrante de l'internationale islamiste, est considéré par certaines sources comme étant l'un des maîtres à penser du terrorisme»,

et cela dans le point [20] du document suivant émanant du ministère canadien de la Citoyenneté et de l'Immigration :

http://www.refworld.org/cgi-bin/texis/vtx/rwmain?docid=47161475d 

Voir, aussi, à ce sujet la note [11)] de la référence suivante qui a pour en tête « S E C R E T // NOFORN // 20320606 DEPARTMENT OF DEFENSE »:

https://wikileaks.org/gitmo/pdf/ts/us9ts-000038dp.pdf

[6] Voir, à ce sujet, mon poème intitulé « Élections tunisiennes - Voilà où nous a conduit la désunion des forces modernistes », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/131019/elections-tunisiennes-voila-ou-nous-conduit-la-desunion-des-forces-modernistes

[7] Voir, à ce sujet, ma vidéo-poème intitulée « Pour Ennahdha, l’instauration de la Sharia n’est que partie remise ! » (et l’article-poème qui y est cité), parue sous le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=4jY7N9g3D7I&list=UUTpPtJ7eY72JoyjzeIh6fhg&index=31

Voir, aussi, mon article intitulé « Pour le Parti Islamiste Tunisien Ennahdha, la Sharia n’est qu’une partie remise ! », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/290412/pour-le-parti-islamiste-tunisien-ennahdha-la-sharia-n-est-qu-une-partie-remise

[8] Pour la signification du terme «Taqiya », voir la note [2)] de mon poème intitulé « Dis-moi ! Les islamistes, comment les reconnaît-on? », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/271015/dis-moi-les-islamistes-comment-les-reconnait

[9] Au sujet de la Troïka, voir la remarque 1.b.  intitulée « La Troïka pour les nuls» de mon article dont le titre est « Tunisie : La Dictature Théocratique Brun-Vert était planifiée », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/120612/tunisie-la-dictature-theocratique-brun-vert-etait-planifiee

[10] Voir à ce sujet, par exemple, le paragraphe 6. intitulé « Main basse sur les mosquées, les médias et les rouages de l'État (principalement, l'administration, la justice et les services de sécurité) » de mon article dont le titre est « Tunisie : Sacrée Sharia ! Chaque fois qu’on la pousse par la porte, les islamistes la font revenir par la fenêtre ! (2/4) », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/020114/tunisie-sacree-sharia-chaque-fois-qu-la-pousse-par-la-porte-les-islamistes-la-font-revenir-par-l

Voir aussi, dans ce contexte, le lien suivant :

https://nawaat.org/2013/03/22/93-des-nominations-dans-le-secteur-public-ont-beneficie-a-des-partisans-dennahdha/

[11] Selon , Abid Briki, ancien ministre de la Fonction publique, les « Recrutements anarchiques » dont il est question dans ledit paragraphe 6. ont fait plus que doublé les effectifs de la fonction publique en les faisant passer de 300 à 630 mille fonctionnaires. La quasi-totalité des bénéficiaires de ces « Recrutements anarchiques » est constituée de militants, de supporters et de sympathisants d’Ennahdha qui ont intégré la fonction publique, sans se plier aux conditions et voie réglementaires de diplômes et de concours, dont un grand nombre  d’activistes vétérans amnistiés qui l’ont réintégrée, après des interruptions d’activité ayant duré plus de trente ans, parfois, avec régularisation de leur situation, comme s’ils ne l’avaient jamais quittée, et cela,  afin de leur permettre de toucher une retraite complète, ce qui a coûté près de 5% au budget de l’État, et cela, en sus des indemnisations et dédommagements dont ils avaient bénéficiés. Et ce détournement de fonds publics, au profit de ces activistes vétérans n’est pas prêt de s’arrêter, puisque - comme l’a rappelé Abderrazak Kilani, président de l’Instance générale des résistants, des martyrs et blessés de la révolution et des opérations terroristes, le 14 courant, dans l’émission   #تونس_هذا_المساء  ( = Tunisie-ce-soir) de la chaîne Wataniya 1 - le montant des indemnisations et dédommagements qui va être versé aux victimes des régimes déchus retenus par l’Instance vérité et dignité – dont la quasi-totalité est encore constituée de militants d’Ennahdha - s’élève à environ 10% du budget de l’État. Les conséquences désastreuses de tout cela sont résumées dans un communiqué de presse publié en fin de mission par les services du Fonds Monétaire International (FMI), au mois de février 2017, où il est écrit « De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016 (...) La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable. L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques (...) Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont (...) , la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics (...) L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs» [12]. Il est à noter qu’Abid Briki, dont il est question dans l’ouverture de cette référence, fut parmi les interlocuteurs des missionnaires du FMI et que parler de la « la rationalisation de la masse salariale du secteur public» semble une mission impossible, après le hold-up, exposé ci-dessus, opéré par Ennahdha sur les finances publiques. Dans ce cadre, le célèbre hebdomadaire Jeune Afrique n’a pas hésité à intituler un de ses articles sur ce problème « Tunisie : terroristes, mais retraités » [13].

[12] https://www.imf.org/fr/News/Articles/2017/02/07/pr1739-IMF-Statement-on-Tunisia

[13] https://www.jeuneafrique.com/mag/313613/societe/tunisie-terroristes-retraites/

[14] Voir, à ce sujet, mon article intitulé «L’argent sale d’Ennahdha : d’autres Qatargates, "les valises d’argent étranger" etc.», paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/031019/l-argent-sale-d-ennahdha-d-autres-qatargates-les-valises-d-argent-etranger-etc

dont le sommaire est :

Prologue
1. Introduction
2. Un «Qatargate» qui impliquerait directement Ennahdha et ses alliés
3. Un autre «Qatargate» qui impliquerait directement des avocats nahdhaouis
4. Quand des valises d’argent islamiste étranger viennent renflouer les caisses d’Ennahdha
5. Conclusion

Voir aussi, dans ce contexte, mon autre article intitulé «Tunisie élections 2014 - L’argent illicite du parti islamiste tunisien Ennahdha ou l’inégalité des chances entre les candidats», paru sous le lien suivant :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/231014/tunisie-elections-2014-l-argent-illicite-du-parti-islamiste-tunisien-ennahdha-ou-l-inegalite-des

C’est cet article qui est à l’origine du procès que KHERIGI dit Rached GHANNOUCHI a intenté à mon encontre, dont il est question dans la référence [4] ci-dessus.

[15] Voir, à ce sujet, mon poème intitulé «À propos de la structure sécuritaire secrète de l’islamiste tunisien R.Ghannouchi», paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/171118/propos-de-la-structure-securitaire-secrete-de-l-islamiste-tunisien-r-ghannouchi

[16] Zaba est l’acronyme de Zine Abidine Ben Ali, il fut utilisé par ses opposants pour le désigner et, d’après le lien ci-dessous, le journaliste dissident Taoufik Ben Brik a été l'un des premiers à l’employer.

https://www.cairn.info/revue-esprit-2013-5-page-30.html

[17] Voir, par exemple, à ce sujet, mon poème intitulé «Mairie de l’Ariana : Les inféodés à Ben Ali et l’Équipe d’Al-Afdhal», paru sous le lien suivant :

 https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/070620/tunisie-mairie-de-l-ariana-les-infeodes-ben-ali-et-l-equipe-d-al-afdhal

[18] « contra », terme populaire employé pour désigner un contrebandier.

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