La réalisatrice Justine Triet a sauvé l'honneur du cinéma français en dénonçant hier soir à la tribune du 76e Festival de Cannes, le déni démocratique d'un pouvoir qui a délibérément ignoré le refus massif de la population de l'inique projet de la réforme des retraites...
On peut admettre qu'il y ait un protocole festif pour un festival, mais dans le cas du 76e Festival international du film à Cannes, l'exhibitionnisme institutionnel a largement dépassé les limites du bon sens...
A force de voir et d'entendre toujours les mêmes personnes sur les étranges lucarnes ou de les écouter dans le poste, l'air du temps est de plus en plus saturé par des banalités, des lieux communs ou bien par des mensonges voire des inepties...
Après avoir été reconnue comme "le meilleur espoir féminin" puis comme "la meilleure actrice", cette comédienne superbe et talentueuse a décidé de quitter le monde du cinéma qu'elle juge glauque et réactionnaire...
Nous vivons dans une curieuse époque où tout est en trompe-l'oeil car on déteste tout ce qui est présent : on se limite à explorer les riches heures du passé, de Jean Moulin à Brigitte Bardot, tandis que notre Président fait son job tout seul, coupé du peuple, protégé par la police...
Cette célèbre chanson de Claude Nougaro, écrite en 1968 après la répression de la Commune étudiante, me semble opportune aujourd'hui pour poétiser les innombrables cortèges de ce premier mai 2023 où le refus de la réforme des retraites va sans doute trouver son acmée...
Le talk-show "C'est à vous", proposé chaque jour par France V, devrait en réalité s'intituler "C'est à nous" tant la connivence de son équipe d'animation avec les pouvoirs publics est évidente ainsi que la bonne humeur qu'on lui a demandé de distiller...
J'ai choisi le slogan du situationniste Khayati pour intituler la fin de la publication du texte de Raoul Vaneigem que l'on pourra retrouver dans mes billets précédents...
Voici donc l'avant-dernier extrait du long texte que mon ami Raoul Vaneigem a écrit début avril et qu'il a intitulé "Y en a marre ! Libérons la vie ! Libérons la terre !"
Quelle que soit la nature de l'allocution présidentielle qui va nous être assénée ce soir sur les étranges lucarnes, il n'est pas question de baisser la tête et de se retrancher dans le mol confort de la résignation. C'est ainsi que le philosophe belge Raoul Vaneigem envisage l'avenir...