Voici un troisième extrait du pamphlet de Raoul Vaneigem, écrit le 5 avril 2023, mais qui fait écho à l'actualité d'aujourd'hui après la promulgation au Journal Officiel de l'inique loi sur la réforme des retraites, qui va laisser le champ libre à la matraque et aux flash-balls...
En 1851 paraissait "L'almanach de la vile multitude", un ouvrage de plus de cent pages, probablement fruit de la plume d'Anselme Bellegarrigue, qui justifiait le titre de ce pamphlet en posant cette question : "Qui traite le peuple de multitude...de vile multitude ?"...
Pour présenter la suite du pamphlet de Raoul Vaneigem, j'ai repris pour mon intitulé, la formule consacrée que cite mon ami Max Angel dans son commentaire à propos de mon billet précédent...
Je viens de recevoir de mon ami Raoul Vaneigem, un long texte intitulé "Y en a marre ! Libérons la vie ! Libérons la terre"...Etant à l'unisson de ce pamphlet bienvenu, je vais en publier de larges extraits...
Ecouter pérorer cet homme qui fut premier ministre au cours du calamiteux quinquennat de François Hollande est déjà insupportable mais lire son éloge des blocs-notes de Mauriac est stupéfiant...
Dans la profonde et grave confusion actuelle qui oppose, divise et fragmente dangereusement notre société, un seul combat me semble véritablement urgent et impératif : l'union sacrée de toutes et de tous, origines et classes sociales confondues, contre ce qui parait être l'inéluctable anéantissement de la planète...
En ce moment où l'autocratie dite républicaine se maintient au pouvoir par le truchement de la matraque et des gaz lacrymogènes, il serait sans doute utile de consulter les réflexions de nos ancêtres du XIXe siècle avant que la pensée révolutionnaire n'ait été confisquée par le bolchevisme...
En ce jour anniversaire du 1er Germinal An 79 où la Garde nationale installée à l'hôtel de ville de Paris, préparait l'accession au pouvoir du Conseil de la Commune, le peuple laborieux de la capitale respirait et faisait la fête car il venait de se débarrasser des écornifleurs incompétents de la bourgeoisie...
Cette antonymie que nous devons à l'ignoble Maurras me semble bien convenir à l' imbroglio que nous vivons aujourd'hui avec l'exécrable réforme des retraites, qui va induire un profond et durable ressentiment...
L'atroce responsabilité des nonagénaires est de rendre hommage à celles et à ceux qui disparaissent avant eux, en les saluant affectueusement : c'est aujourd'hui le cas de Claire Etcherelli que j'avais rencontrée grâce à Henri Guillemin...