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Billet de blog 8 déc. 2021

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Travail social : « le fil ténu d’une humanité qui s’étiole »

Le 7 décembre, c’était journée d’actions dans toute la France dans le secteur du travail social et médico-social. Les mots d’ordre portent sur les conditions salariales, actuellement désastreuses, sur le fonctionnement du secteur qui va à vau-l’eau. Mais aussi sur le sens de l’action menée, alors que l’État et les médias, le plus souvent, ignorent ou méprisent cette activité sociale fondamentale.

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Voir, après les comptes rendus des actions, le témoignage d'une assistante sociale puis celui d'un éducateur spécialisé. 

La Commission de Mobilisation du Travail Social Ile-de-France (un collectif de travailleurs sociaux) a mobilisé en écrivant : «Sortons de l'invisibilité dans laquelle nous sommes assignés. Faisons entendre notre colère et notre détermination à obtenir de réelles augmentations de salaires, des moyens et humains et financier à la hauteur des besoins de la population, des conditions de travail et d'accueil dignes.»

[Photo sur page Facebook de la Commission de Mobilisation du Travail Social en Ile-de-France]

La CGT et Sud des secteurs santé-social appelaient également à agir. Pas FO qui a signé, comme la CFDT, les accords du Ségur et considère que ces accords « continuent à avancer » ! Des rassemblements ont eu lieu aujourd’hui partout en France (comme à Toulouse, avec des centaines de manifestants devant le Conseil départemental).

Comme Didier Dubasque l’a recensé sur son blog Écrire pour et sur le travail social, sur la base de la presse locale, ainsi que la Commission de Mobilisation, les travailleurs sociaux et médico-sociaux étaient dans la rue à Nantes, Alençon (240 manifestants), Marseille, Grenoble (près de 1000), Le Mans (400), Rouen (plus de 600), Le Havre, Rennes (plusieurs centaines), Poitiers (plusieurs centaines), Maine-et-Loire, Lorient (450), Perpignan (350), Laval (200), Orléans (300), Lyon, La Rochelle, Valenciennes (une centaine devant la sous-préfecture), Saint-Etienne (1500 à 2000), Quimper (1500), Pau (750), Guéret (150), Châteauroux (150), Dijon (plus de 300), Chartres (300), Reims (300), Cahors, Besançon (500 le matin, 1300 l’après-midi), Strasbourg (où FO appelait à la grève), Gap, Nîmes, Marseille (plusieurs centaines), Saint-Brieuc (250), Rodez, Decazeville et Millau, Corse, Le Puy, Agen (300), Châteauroux, Montpellier (800), Lille (3000), Nice, Amiens, Blois, Montauban, Poitiers et Toulouse (plusieurs milliers). Au total, la Commission de Mobilisation évalue à 40 000 le nombre de professionnel·les mobilisé·es sur l'ensemble du territoire.  

À Paris, selon la Commission de Mobilisation, 8000 personnes dans les rues de la capitale (voir vidéo sur sa page Facebook : ici). 

Auch [Ph. YF]

À Auch, dans le Gers (Occitanie), plus de 200 personnes se sont rassemblées devant l’Hôtel du Département. S’il y avait des personnels sociaux du Conseil Départemental, et médico-sociaux du secteur hospitalier, une majorité des participant·es relevaient d’associations.

C’est ainsi qu’on avait la présence, entre autres, de salarié·es de l’IME Mathalin, de l’Essor d’Auch (service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés), de l’Essor de Monguilhem (handicap physique), du Foyer Les Thuyas de Monferran-Savès (handicap), du Foyer Louise de Marillac (enfants), du Centre de réadaptation (pour enfants) de Roquetaillade, de l’association de sauvegarde enfants-adultes ADSEA, de l’UDAF, de Regar (association d’aide et de réinsertion). Également du Foyer Castel Saint-Louis (réadaptation enfants et adultes handicapés profonds), personnel massivement présent, ainsi que la direction et certains parents.

Pour ce secteur privé (non lucratif), un des facteurs forts de mobilisation est la négociation en cours entre la CFDT et la CFTC d'une part et les syndicats patronaux d'autre part, qui vise à une seule convention collective avec des salaires au mérite et, conformément à la loi travail, possibilité de signer des accords d’entreprise moins favorables. Un autre aspect, dont on parle moins, sont les exigences diverses de l’État ou des collectivités locales envers ces associations, parfois sur l’obligation d’accueillir des pensionnaires en catastrophe, sans que les moyens financiers suivent.  

Au cours de leur intervention, les délégués de Sud Santé Sociaux ont mis en cause les syndicats employeurs (Fehap et Nexem) qui favorisent l’évolution concurrentielle du social et médico-social, qui ont cassé de nombreux collectifs de travail pour être plus compétitifs et qui participent à la dégradation des conditions de travail, avec risques graves sur la santé physique des salariés. Ils revendiquent un salaire minimum net à 1700 € et un plan massif d’embauches.

[Ph. YF]

Les propos du représentant de la CGT Santé Action sociale vont dans le même sens, refusant une individualisation des salaires, destinée à diviser les personnels, et la marchandisation du secteur du travail social. Les professionnels de l’action sociale sont les garants d’une « réelle effectivité des droits des personnes en situation de handicap, et/ou en difficulté sociale, à savoir : éduquer, nourrir, loger, travailler, accéder aux soins… » Cela nécessite qu’ils soient reconnus, avec des salaires décents, d'où une exigence : augmentation générale immédiate des salaires de 300 €.

À noter que, comme Sud l’a écrit dans une lettre adressée à la ministre de la transformation et de la fonction publique, au ministre des Solidarités et de la Santé et au secrétaire d’État en charge de la protection de l’enfance, les personnel·les du soin en Protection Maternelle et Infantile (PMI), à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), dans les services sociaux, alors qu’ils et elles étaient restées en première ligne durant toute la crise sanitaire, ont été écarté·es des mesures du Ségur. Il va de soi que ce comportement du gouvernement, de pair avec celui des médias mainstream qui ignore au plus haut point ce secteur sinon pour accuser ses agents de tous les maux, relève d’un mépris souverain.

Une délégation était reçue par deux élues, en présence du directeur de la Solidarité, qui ont annoncé que le Président du CD allait adresser un courrier au premier ministre pour accroître le financement du secteur social et médico-social (sachant qu’une grande partie des compétences sont d’État). Les élues ont relevé la difficulté de recrutement dans le public, les salariés partant vers le privé où ils sont mieux payés, et beaucoup de salariés du privé, qui en ont ras-le-bol de l’ambiance générale dans le social, s’en vont exercer d’autres métiers dans d’autres secteurs. Les élues de l’autorité départementale ont affirmé à la délégation que « leur soutien était acquis », ce qui a conduit un commentaire désabusée de la délégation : « nous voilà rassurés ».

Une nouvelle action est prévue le 11 janvier.

Au-delà des revendications salariales, il existe un important malaise chez les travailleurs sociaux (Le Monde titrait aujourd’hui un article sur le fait qu’ils sont « en plein désarroi »). De façon général, les médias ont assez peu couvert cet événement ce qui ne fait qu’accroître le désarroi et le sentiment que cette activité sociale fondamentale est quasiment ignorée dans le débat public.

Une assistante sociale de secteur (Conseil Départemental), en collaboration avec ses collègues, a écrit ce texte qui a été publié dans le Mougeon, le canard du syndicat Sud du CD du Gers, et que je reproduis ici avec leur accord. Il est à mon sens très représentatif de ce que ressentent les travailleurs sociaux partout en France, dans quelque secteur qu’ils et elles interviennent. Un malaise qui se fonde moins sur les drames auxquels ils sont confrontés qu'à l’insuffisance, parfois l'incompétence, de l'encadrement et aux moyens manquants.

A Toulouse devant le Conseil Départemental [Ph. Jean-François Mignard]

Le travail social mis à mal, le travail social qui va mal !

 « - Et toi, tu fais quoi comme boulot ?

Assistante sociale au Conseil Départemental (CD)

Ouh là là, c’est dur ça ! »

Il y a quelques année, j’aurais répondu : « non, ça va ». J’aurais défendu les valeurs du service social et les valeurs d’un service public dans lequel je croyais encore.

Mais aujourd’hui ? Aujourd’hui, je me questionne. Qu’est-ce qu’être travailleur social ? Et qu’est-ce qu’être travailleur social au CD du Gers? Cette notion a-t-elle encore un sens alors que nombreux sont ceux qui se prévalent de « faire du social » ?

Pourtant, ce titre de travailleur social s’obtient par la délivrance d’un diplôme d’État, à l’issue d’une formation de plusieurs années. Une formation, pendant laquelle s’acquièrent des compétences techniques spécifiques, des méthodes de travail, des outils d’analyse, d’élaboration de projets, d’entretien d’aide à la personne, d’évaluation multidimensionnelle... Des termes peut-être un peu pompeux pour des néophytes, mais qui englobent un maillage de savoirs : des savoir-faire et savoir-être, en droit, en psychologie, en sociologie, en santé… L’apprentissage de ces technicités ne s’invente pas, il s’apprend. Mener un entretien en service social ne s’apparente pas à avoir une discussion, un échange mais exige l’utilisation de ces techniques particulières qui permettront de décoder une demande, la demande…

Certes, nous ne sommes ni juristes, ni psychologues, ni soignants, mais nous sommes là, à la lisière de ces disciplines ; présents aux côtés des plus fragiles, des « invisibles ».

Nous faisons face quotidiennement à la misère humaine, à la pauvreté, à la souffrance et la solitude.

Auch [Ph. YF]

Des grands mots pour décrire le regard déchirant de douleur de cette dame âgée, sous oxygène, incapable de préparer ses repas, à qui il a fallu dire que non, personne ne pourrait venir l’aider car il n’y a plus personne…

… ou cet homme de 48 ans, en fin de vie, seul, incapable de manger ; tellement seul que la collègue est allée lui acheter une bouteille de jus de fruit pour qu’il ne reste pas « sans rien dans le ventre » !

… ou cette dame, atteinte du syndrome de Diogène, un autre « grand mot », chez qui nous sommes allées malgré notre phobie des rongeurs, alors que nous savions que l’appartement en était rempli et que l’odeur était insoutenable.

… ou cette autre dame, à la rue depuis des années, loin de tout et de tous que nous avons accompagnée suite à un diagnostic de « grave maladie » pour faire ses examens médicaux, et auprès de qui on passera des heures à argumenter, avec bienveillance, sur la nécessité de se faire soigner.

… ou tant d’autres encore !

Mais à part nous, qui pour tenter de maintenir le fil ténu d’une humanité qui s’est étiolée au fil des années de galère ? Qui pour tenter de sauver le lien avec une société de plus en plus excluante ? Qui pour servir de passerelle entre des mondes qui ne se comprennent plus, qui ne se voient plus ?

Besançon [Photo page Facebook Commission de Mobilisation]

Et face à cette souffrance, que fait « notre » service public ? Que voit notre encadrement ? Que sait-il de ces situations ? Que sait-il de notre désarroi, de notre sentiment d’inconfort face à la solitude des gens, à ces situations où nous n’avons plus de solution et où nous nous retrouvons nous aussi seules, sans réponse de notre propre institution ? Que sait-il de cette agressivité qui nous revient en plein face quand on doit expliquer les délais interminables ou les erreurs de telle ou telle institution sans parler de l’impossibilité de joindre ces mêmes institutions ?

Le constat d’un fossé qui se creuse entre les travailleurs de terrain et l’encadrement de notre institution est sans appel. Il y a quelques temps, lors de l’assassinat d’une assistante sociale par une personne accompagnée, sa collègue avait déclaré sur les ondes de France Inter : «  Nous sommes devenus aussi invisibles que les personnes que nous accompagnons ». Invisibles…

Le fossé est désormais tel dans notre institution que les échanges n’existent plus ; la parole ne circule pas. Tout est fait pour diviser, alors même que le sens de nos métiers est de faire du lien. Pourquoi ? Est-ce une peur de se confronter au sordide de la réalité ? Une volonté de mater des professionnels souvent décrits comme incontrôlables ? Une impossibilité de parler le même langage ? Et si c’était une incapacité à impulser une politique cohérente, s’appuyant sur des directions fonctionnelles interdépendantes et en prise avec la réalité du terrain, ou pire : une incapacité à mettre en pensée les grands enjeux du travail social départemental d’aujourd’hui ?

Alors, je m’interroge. Je m’interroge et je constate.

… Je vois des collègues qui reconnaissent trouver encore de l’énergie auprès des personnes qu’ils accompagnent, mais qui n’ont plus confiance dans leur encadrement institutionnel. Un encadrement absent, qui, dans certains cas, ne daigne même pas répondre aux sollicitations des travailleurs sociaux sur des questions engageant l’institution, laissant ces derniers dans un malaise profond. Un encadrement très loin de la réalité sociale de la population ; aussi loin qu’il l’est de ses agents ! Une institution qui ne se positionne pas vis-à-vis de ses partenaires (et parfois même de ses prestataires), qui, de fait, renvoient systématiquement vers les travailleurs sociaux du CD pour traiter toute et n’importe quelle question, et qui souvent utilisent les dispositifs à leur guise, sans respect des cadres définis.

… Je vois de plus en en plus de travailleurs sociaux épuisés, déprimés, découragés qui s’interrogent sur leur avenir, sur les possibilités de quitter ce métier.

Jusqu’où ira-t-on dans ce laisser-aller ?

Bien sûr, on nous répondra que dernièrement, des primes supplémentaires ont été octroyées, et tant mieux. Mais là encore, quelle pensée, autre que comptable, de ce dispositif ? Peut-on à ce point classifier les missions par ordre de pénibilité ? Existe-t-il des travailleurs sociaux plus méritants que d’autres ? Existe-t-il des accompagnements sociaux plus faciles et d’autres moins ? Peut-on hiérarchiser la misère ? Sans parler de ces bruits de couloir qui diffusent l’idée de diminuer les congés à certains dont le travail et les problématiques rencontrées seraient psychiquement et émotionnellement moins lourds à porter…

Les travailleurs sociaux de terrain et les agents administratifs qui œuvrent à leurs côtés auprès de la population vont mal.

Mais que faire ? Quelles propositions de changement, quels projets institutionnels (hormis quelques saupoudrages exceptionnels pour endormir les troupes déjà bien ensommeillées !), quelles réflexions mettre en œuvre. Qui peut juger d’une pénibilité de la misère humaine, quels en sont les critères ?

La balle est dans le camp de notre institution… Va-t-elle la saisir ?

[La question des primes octroyées en fonction de la pénibilité est une allusion à une lutte menée en juin dernier, à la suite de laquelle une prime générale pour tout le personnel a été accordée, ainsi que des primes de façon variable selon des critères de pénibilité, créant ainsi des différences discutables : voir Travail social en lutte]

Besançon [Ph. Est Républicain, Franck Lallemand]

Point de rupture, avant le point de non-retour

Sur le groupe Facebook de l’Organisation Nationale des Éducateurs Spécialisés (ONES), Jérémy Duval a publié un texte que je reproduis ici avec son accord.

Je suis éducateur spécialisé.

Aujourd'hui avait lieu un mouvement social d'une ampleur inégalée dans notre secteur d'activité. Quel est notre secteur d'activité ?

Réparer, accompagner et optimiser le présent et l'avenir des enfants maltraités.

S'occuper d'enfants autistes si difficiles à aider mais si touchants dans leurs difficultés et si enthousiasmants dans leur possibilité

Aider et gérer le présent et l'avenir d'enfants et d'adultes déficients

Être à l'écoute des femmes battues et proposer de l'aide et des solutions

Tenter de loger, reloger sauver des SDF

Permettre à des jeunes isolés, perdus de se construire une vie sociale

Permettre d'intégrer, d'insérer des mineurs ou jeunes adultes venus de pays étrangers en guerre ou en misère économique

Faire comprendre à de jeunes délinquants l'intérêt d'une vie sociale dans la légalité et l'épanouissement de soi par les efforts

Pourtant ?

Nous appelons à l'aide, nous expliquons que ce que l'on nous donne pas maintenant on le paiera plus tard

Nous sommes capables de démontrer que nous ne sommes plus en capacité d'aider efficacement les publics précités toujours plus nombreux d'années en années....

Vive les acronymes ! Nous sommes AMP, AES, AESH, EJE, ME, ES, AS , Maitresse de maison, et j'en passe et nous avons tous le même ressenti, travailler sans aucune ou rare possibilité de résultats....

Dans le secteur du handicap, nous passons tranquillement grâce aux CPOM (cadre budgétaire pour 3 ou 5 ans) à la tarification à l'acte si néfaste dans les hôpitaux.

Dans la protection de l'enfance, il est de plus en plus difficile de scolariser les enfants sujets à des problématiques tellement diverses et variées.

Et on ne vous parle pas des délais de prise en charge quel que soit la spécificité de la situation.

Montpellier [Ph. Midi Libre E. Catarina]

Pourtant ! Malgré une mobilisation inégalée dans nos cœurs de métier, malgré l'alerte que cela représente pour le futur proche, nous constatons un silence blessant pour nous et le public que nous accompagnons, un silence médiatique et surtout politique meurtrier.

Que devons-nous faire pour être entendu ?

Que devons-nous faire pour que le "pognon de dingue" soit utilisé à bon escient ?

Devons-nous abandonner les personnes accompagnées quelques jours, quelques semaines pour être entendus ?

Devons-nous abandonner le secteur et dire "débrouillez-vous" ?

Nous sommes au cœur de l'humanité, nous sommes l'humanité.

Est-il encore possible qu'elle soit sujet d'élections à venir ?

Comment voulez-vous que l'on s'occupe des publics les plus précaires, les plus difficiles et que l'on espère une société meilleure, plus humaine ?

J'appelle à faire du bruit, j'appelle les médias à réfléchir sur l'intérêt de notre secteur professionnel si peu lucratif pourtant si indispensable à l'apaisement de notre société !

Nous sommes au point de rupture. De quel côté allons-nous basculer ?

Nous, travailleurs sociaux, sommes responsables, ne demandons ni plus ni moins qu'une réflexion sur l'accompagnement de la misère humaine, de la maladie, du handicap et de la délinquance.

Quels budgets de fonctionnement ? Quelles conditions de travail ? Quels salaires ?

Point de rupture écoutez-nous avant le point de non-retour....

Paris le 7 décembre [Ph. Laurent Thévenet]

Billet n° 649

Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Parcours et démarche : ici et "Chroniqueur militant". Et bilan au n° 600.

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr ; Lien avec ma page Facebook ; Tweeter : @YvesFaucoup

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