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Billet de blog 28 janv. 2022

Orpea ou les chasseurs d’or de la silver-économie

Le livre de Victor Castanet va peut-être contribuer à ce que cesse la prise en charge lucrative des personnes âgées dépendantes. Pourtant, les critiques et enquêtes, ces dernières années, n’ont pas manqué. Autres chroniques : quelque chose de pourri au Royaume du Danemark, la violence inouïe des discours Zemmour/Le Pen sur la suppression des allocations familiales aux familles immigrées.

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Les médias assurent une bonne couverture du livre de Victor Castanet Les Fossoyeurs, révélations sur le système qui maltraite nos aînés. D’emblée, ce titre pouvait inciter à la prudence, car il ressemble à d’autres qui cherchent à faire le buzz comme Les Dépossédés, enquête sur la mafia des tutelles. Le Monde prévient : malgré ce titre, il ne s’agit pas d’« un brûlot sans profondeur » mais bien d’une enquête d’un journaliste indépendant sérieux. Le quotidien a publié le 25/01 deux pages d’extraits. L’auteur montre non seulement comment sont traitées des personnes âgées dépendantes dans les établissements luxueux d’Orpea (et chers : 4 à 6000 euros mensuels, et même quelques chambres à 12 000 selon la journaliste Sophie Aurenche) mais aussi met en cause Xavier Bertrand, ancien ministre, qui aurait favorisé le groupe privé. Orpea possède 1100 Ehpad dont 220 en France (sur près de 7500). On le sait, le cours en bourse de cette société qui fait dans notre pays un chiffre d’affaire de près de 4 milliards, a chuté après la parution du livre. On a beaucoup parlé du taux d’encadrement (rapport personnel soignant/pensionnaires), mais cela dépend de nombreux paramètres, entre autres le degré de dépendance des personnes âgées accueillies. Manifestement, même dans ces établissements très coûteux, il est parfois inférieur à la moyenne.

[Photo DR pour Social en question]

Je rappelle l’article de Florence Aubenas dans Le Monde (2017 : On ne les met pas au lit, on les jette) qui fit grand bruit (Les Opalines, dans le Jura) ; je signale celui que Mathilde Goanec a publié dans Mediapart le 29 janvier 2018 qui évoquait le même établissement : Chez Orpea, la fin de vie se paye au prix fort. Moi-même, j’ai décrit une Maison de retraite en lutte à Rouffiac, près de Toulouse, en 2017 : je citais alors les grosses sociétés lucratives, Opalines, Orpea, Domus-Vi, Omega, et Korian (qui appartient à des banques et à Médéric). 

Hier matin, sur France Inter, Richard Ferrand, président de l’Assemblée Nationale, s’est dit offusqué que de telles sociétés gèrent des établissements pour personnes âgées, alors que seul le secteur non lucratif devrait être habilité à assurer « une gestion désintéressée ». Ah bon ? Et la santé en général, qu’en est-il ? Elle devrait relever du non lucratif ? Cherche-t-il à faire oublier que sans vergogne il se faisait du fric sur le dos des Mutuelles de Bretagne ?

Grève à l'Ehpad La Chenaie [Ph. pour Social en question]

Enfin, le 26 au soir, l’émission C dans l’air sur France 5 a traité du sujet. Il a été rappelé la façon dont les pouvoirs procrastinent sur la loi dépendance, toujours annoncée jamais sérieusement élaborée (jusqu’à Emmanuel Macron qui n’a cessé d’en parler, promettant encore en juillet 2021 qu’il ferait en sorte qu’il y ait un accompagnement renforcé pour le maintien à domicile).

Était présent sur ce plateau, Philippe Dessertine qui depuis des années vient déverser sa doxa ultra-libérale (il annonce la catastrophe depuis une éternité, la dette publique, les taux d’intérêt, le tout pour faire avaler les lois restrictives des droits sociaux). Là, on ne sait pas exactement ce qu’il faisait dans cette émission, pour causer des Ehpad. Mais on lui demande d’expliquer le financement (normal pour un économiste) : alors il part dans une explication : l’hébergement c’est le résident qui paye, la santé c’est la Sécu (jusque-là, très bien). Et pour le reste ? Il ne sait pas trop : il ne dit rien sur l’Aide Personnalisée au Logement (APL) et l’Allocation de Logement Social (ALS) versées par la CAF sous condition de ressources. Il se contente de dire que le Département paye une partie non négligeable, mais manifestement il ne sait pas bien pourquoi ni comment. Il donne le sentiment de surfer sur le thème de l’autonomie, sans rien dire de bien construit, juste pour occuper le terrain et ne semble pas connaître en quoi consiste la compétence spécifique du Département, prévue par les textes, en matière de personnes âgées, assure deux prises en charge distinctes : l’aide sociale à l’hébergement (ASH, récupérable sur succession, pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens de payer la totalité de l’hébergement) et l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour les personnes dépendantes en établissement (surcroît de dépenses, au-delà du prix de l’hébergement). Seuls les personnes en Ehpad habilités peuvent être aidées pour la prise en charge de leur hébergement (ASH) : de ce fait, ces Ehpad font l’objet de contrôles, peut-être insuffisants, mais les services du Département sont en lien avec l’Ehpad (budget, personnels, organisation). Ce qui n’est pas le cas avec les Ehpad privés, aux tarifs élevés, qui ne sont pas habilités aide sociale.

. voir article de Mediapart de Mathilde Goanec : Les mauvaises manières des maisons de retraite, 24 septembre 2016.

. Mathilde Goanec et Leïla Miñano, Maltraitance en Ehpad : une indignation feinte et insuffisante, le 26 janvier.

Quelque chose de pourri pas seulement au Royaume du Danemark

Photo Charlotte de la Fuente, pour Le Monde : Manifestation devant le Parlement danois contre la décision du gouvernement danois de révoquer les visas des Syriens au Danemark, à Copenhague le 21 avril 2021.

Dans Hamlet de Shakespeare, est prononcée cette phrase célèbre : « Something is rotten in the state of Denmark ». Pourtant, en 1980, j’ai effectué un voyage d’étude dans ce pays et j’ai pu constater ses avancées dans le secteur social, ainsi que dans la santé et l’éducation. Mais aussi sur la réinsertion des anciens détenus : Sandra Vinding, assistante sociale des prisons, nous avait expliqué dans un français impeccable son travail pour favoriser des sorties dans de bonnes conditions, précisant qu’il n’y avait ni peine de mort, ni prisonniers politiques, ni mitard, ni QHS, ni tribunaux militaires. Pour désengorger les prisons (qui comptaient alors… 3600 places), il existait des peines de travail bénévole : 4 heures par semaine dans une institution sociale, peine appelée « service communautaire par ordre ». Les conditions de détention étaient bonnes, sachant que la peine consiste (seulement) à la « privation de liberté ».

Aujourd’hui, le Danemark socio-démocrate décide d’envoyer 300 détenus faire leur temps de détention au Kosovo. Les autorités de ce pays, pour toucher 210 millions d’euros, acceptent d’ouvrir ainsi des prisons dirigées par des Danois avec du personnel kosovar (selon des méthodes d’exercice de la force qui ne seront pas forcément danoises). A la fin de leur peine, les prisonniers seront expulsés vers leur pays d’origine (l’accord prévoit que si le détenu refuse alors il sera rapatrié au Danemark pour être placé en centre de rétention, ce qui reste à prouver). C’est à ce genre de décision qui passe plus ou moins inaperçue en Europe que l’on mesure les dérives d’une démocratie sacrifiant à des comportements de pays totalitaires. Déjà, il y a quelques mois, le Danemark avait décidé de sous-traiter l’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés à un pays tiers.

Réfugiés : le Danemark sous-traite

Le Danemark envisagerait de passer accord avec un ou des pays d’Afrique pour qu’ils traitent les demandeurs d’asile. Ces derniers, arrivant au Danemark, seraient contrôlés pour vérifier qu’ils n’ont pas demandé l’asile ailleurs en Europe, puis envoyés par avion en Afrique. Sauf si le pays africain d’accueil est susceptible de les condamner à mort ou de les soumettre à la torture (on a sa pudeur). La demande d’asile sera effectuée dans le pays tiers, en cas de refus, c’est ce pays qui devra se charger de l’expulser. La justification officielle de ce système se fonde sur les risques encourus par les réfugiés et migrants qui meurent en Méditerranée. Le Rwanda est pressenti pour jouer ce rôle (déjà il a passé un accord secret avec l’Israël de Netanyahu pour récupérer les demandeurs d’asile moyennant 5000 euros par individu).

En somme, le Danemark se débarrassera de ses réfugiés en payant le Rwanda. Ce qui n’évitera les drames en mer : en effet, dans un premier temps ce sont bien les réfugiés arrivés au Danemark qui seront ainsi déportés, ils auront auparavant connu la traversée de tous les risques. Le Danemark espère surtout dissuader leur venue.

Ce projet dépasse l’entendement. On ose espérer que les instances internationales (dont le HCR) lui feront obstacles. Faut-il préciser que le ministre danois qui a eu cette idée folle, Mattias Tesfaye est fils d’un migrant éthiopien ?  

. RFI : Le Danemark veut expédier 300 prisonniers étrangers au Kosovo

Violence inouïe

On le sait, c’est ce que proclame Éric Zemmour : les immigrés n’auront plus droit aux allocations familiales, à l’allocation logement et au RSA, répétant jusqu’à plus soif qu’ils ne doivent plus percevoir les allocations « non contributives ». Le RSA est ce type d’allocation (c’est une aide sociale, c’est pourquoi elle est le plus souvent accordée aux étrangers qu’après 5 ans de présence sur le territoire). Mais les allocations familiales et l’allocation logement, budget abondé par les cotisations sociales (patronales), ne sont pas considérées comme non-contributives. Est-ce que le pékin moyen considère qu’il perçoit un secours quand il touche les AF ou l’AL ? Non, c’est un droit, lié au travail produit par l’ensemble des salariés, y compris des immigrés, même s’ils n’ont pas la nationalité française.

Marine Le Pen sur France Inter le 19/01

Marine Le Pen partage le même objectif, qu’elle a une nouvelle fois asséné sur France Inter le 19 janvier. Ces positions des deux candidats de l’extrême-droite sont gravissimes, pas seulement parce qu'ils envisagent de le faire, mais parce qu'ils le colportent aujourd’hui en toute irresponsabilité. C’est d’une violence inouïe pour celles et ceux qui sont concernés et qui écoutent ces diatribes de rejet et de condamnation à la misère. Et le tout dans un silence assourdissant. Il est possible que la logorrhée zemmourienne soit assez peu écoutée par les populations immigrées, mais il n’empêche : les gens de gauche, les défenseurs des libertés, des droits humains, devraient descendre dans la rue pour cette seule raison. Il importe de faire savoir à ces politiciens haineux que cela ne porte pas seulement atteinte aux migrants mais aux valeurs de la République. Et que les migrants ne seront pas seuls à se défendre.  

Le passeur de haine qu’est Zemmour milite, comme tout bon apprenti-dictateur, pour qu’aucune instance ne puisse entraver les décisions majoritaires du peuple : ni Conseil constitutionnel, ni Conseil d’État (pour lui, aucune instance ne doit dire le droit afin de protéger des minorités). Pour faire d’une pierre deux coups, il accuse le Conseil constitutionnel d’avoir empêché la condamnation d’un passeur, au nom de la devise républicaine : « liberté, égalité, fraternité ». Je sais bien que le thème des passeurs, même si leur trafic est bien réel, est largement exploité par les propagandistes anti-migrants, mais là tout de même : le CC aurait protégé un passeur ? Damned !

Vérification faite : il s’agit du délit de solidarité qui menaçait Cédric Herrou, ce paysan activiste de la vallée de la Roya, qui est solidaire des migrants, pour lequel la haute juridiction a pris une décision favorable en expliquant : « la fraternité est un principe à valeur constitutionnelle ». « Il découle du principe de fraternité la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

Ainsi, il existe une nouvelle doxa qui sévit pas seulement chez Zemmour, mais aussi chez une pléthore d’extrémistes dans la droite dure et l’extrême droite, et selon laquelle l’antiracisme, la solidarité, la générosité, la fraternité, le féminisme, la justice, c’est condamnable. Combat honteux qui tente sans cesse de créer des confusion : en taxant les antiracistes de "racialistes", la solidarité ou le féminisme de manquer d’"universalisme". Pire : Zemmour n’a même pas le courage de dire qui est ce ‘passeur’ et cherche à induire en erreur l’auditeur.

Par ailleurs, Valérie Pécresse, candidate de la droite extrême, s’inspire de l’extrême-droite : sur l’île grecque de Samos et le camp de Zervou, elle a réclamé des barbelés pour bloquer les réfugiés qui, risquant leur vie, cherchent à solliciter du secours en Europe. Des murs, des barbelés à la place d’un peu d’humanité, cette fascisation du discours politique est effrayante.

. Dans la constellation raciste, on a Causeur qui dans un n° récent assimile les ONG (de défense des migrants) aux passeurs, les qualifiant tous d’« immigrationnistes ».

. voir par ailleurs mon article Zemmour et les droits sociaux, 8 novembre 2021.

Messiha, identitaire & plagiaire

Jean Messiha, né Hossam Botros Messiha en Egypte, naturalisé français, a été un cadre dirigeant du Rassemblement National. Il a eu tout loisir de dérouler sa doxa sur le « peuple historique de Français de souche ». Puis le RN l’a viré, pour une soi-disant divergence de ligne : Messiha prétendait que Marine Le Pen était trop timorée. Que nenni, ce n’est pas la raison : Le Monde des 1-2-3 janvier a publié un article qui met en évidence que Messiha, lors de la campagne des européennes, a facturé au RN [16.200 €] des notes qui étaient des plagiats (il copiait sans vergogne divers auteurs y compris des passages entiers de Wikipedia). C’est ainsi qu’il a reproduit dans le canard de droite extrême d’Elisabeth Levy Causeur un texte qui était une reprise mot à mot d’une tribune publiée dans Les Échos (on ignore si E. Levy s’est excusée). Le RN dit ne s’être aperçu de rien. Un de ses anciens collègues dit à son sujet : « ce garçon a un problème avec l’argent. Il n’a pas de code d’honneur » (cité par Le Monde).

En réalité, on s’en était déjà aperçu (je reprends mes notes) lors de ses prestations dans CNews, la télé d’extrême droite de Bolloré, où il officie au titre d’un hypothétique institut Apollon ( ?) et parce que pote à Zemmour, lui-même poulain de Bolloré : dans le passé, il a parlé de « transferts ethniques » pour évoquer les prestations sociales versées aux immigrés qui ne sont dans le pays que pour « l’État providence », allant jusqu’à sous-entendre que cela sert à financer le terrorisme ; le 3/09, il plaisantait sur le fait que les enseignants n’étaient pas payés pour enseigner aux Comores ou en Afrique (pour parler de ceux qui enseignent à Marseille). Il déblatère ce jour-là sur « les fraudes sociales immenses », les « détournements d’allocations familiales ». Il n’a que « ensauvagement » et « racaillisation » à la bouche. Le 15/10, il se fait rentrer dedans par les autres invités, tous bien à droite, mais là il en fait trop, justifiant à tout crin, avec une sombre mauvaise foi, la colonisation en Algérie, du coup Fatiha Agag-Boudjahlat lui lâche : « je suis méprisante avec vous parce que vous êtes méprisable » et le traite même de malade psy. Il n’hésite pas à faire régulièrement des blagues douteuses, comme lorsque, pour dire qu’il ne faut pas s’aplatir devant les Algériens de France et devant le gouvernement d’Algérie, mais au contraire résister virilement, il lâche : « il ne faut pas avoir ses boules sur le sapin de Noël » ! Les animateurs, fidèles exécutants de la ligne éditoriale de Bolloré, bottent le plus souvent en touche (« vous prenez la responsabilité de ce que vous dites », enlevé, c’est pesé). Va-t-on le poursuivre pour ses plagiats faute de l’avoir fait pour sa violence verbale habituelle déversée jusqu’à plus soif, en toute impunité, à l’encontre des migrants ?

« Fasciste, homophobe, antisémite »

Jérôme Pardes, maire de Salaunes dans le Médoc, veut donner son soutien à Eric Zemmour. Ce qui provoque un tollé parmi les conseillers municipaux qui le désavouent. Et lui de déclarer : « Ceux qui me connaissent savent bien que je ne suis pas un extrémiste de droite, encore moins un fasciste, un homophobe, un antisémite, un misogyne, ou encore un intégriste (…) Simplement j’aime mon pays, et je n’accepte pas de le voir se dissoudre dans une mondialisation délirante. » (sur le site du Monde dans la journée). Pour un peu, il ajoutait : c’est pas parce que Zemmour est tout cela, qu’il faut croire que je suis comme lui. Zemmour devrait réfléchir à deux fois avant d’accepter son parrainage.

. Certaines de ces chroniques sont parues sous une forme identique ou quelque peu différente sur mon compte Facebook. 

Billet n° 657

Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Parcours et démarche : ici et "Chroniqueur militant". Et bilan au n° 600.

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr ; Lien avec ma page Facebook ; Tweeter : @YvesFaucoup

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