Par Faris Lounis
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Dans son Histoire algérienne de la France (P.U.F, 2022), l’historien Nedjib Sidi Moussa rappelle que la dénégation de l’inhumanité du passé colonial français et sa séparation des politiques menées en Métropole est inséparable de la radicalisation extrême-droitière d’une grande partie de l’élite politique, journalistique et intellectuelle.
Dans « Les espaces sont fragiles. Carnet de Cisjordanie, Palestine 1998-2019 »,Stéphanie Dujols, traductrice de nombre de chefs-d’œuvre des lettres arabes chez Sindbad/Actes Sud, livre, dans une langue aussi limpide que flamboyante, un témoignage sans concession de deux décennies de colonisation inhumaine en Palestine.
Tout est clair. Pourtant, peu de politiques veulent voir. Le soutien inconditionnel à une quelconque entreprise coloniale ne peut que mener au pire et les Jours tranquilles en Palestine nous l’enseigne clairement : nulle paix ne serait envisageable sans l’égalité totale et inconditionnelle des droits entre les personnes qui vivent en Palestine-Israël.