La dictature de Brazzaville, installée par la France en 1997 avec la bénédiction des feux président Jacques Chirac et Jacques Foccart, vient d’autoriser le Général Norbert Dabira à se rendre aux obsèques de sa sœur décédée il y a peu. Les images qui circulent à cet effet sur les réseaux sociaux en témoignent. Faut-il le reprocher au général Dabira ? Non, surtout pas.
Les autorités de la République du Congo ont mené une alarmante répression contre les défenseurs des droits humains et les militants qui ont dénoncé les conséquences de la crise économique et de son impact sur le quotidien des populations, et notamment sur l’accès à la santé, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié lundi 19 avril 2021.
C’est un couronnement à la Bokassa, le couronnement de la fin de règne, de toute une sacrée œuvre politique et économique au service de la Françafrique... Brazzaville est devenue la capitale de la Françafrique après avoir été celle de la France libre. Au total au moins 700 invités ont assisté à la fête. Pour les mesures barrières contre la Covid-19, on repassera plus tard.
Quelle indécence ! Sassou Nguesso ose prêter serment aujourd’hui, 16 avril 2021, alors même que Guy-Brice Parfait Kolélas, celui qui a gagné l’élection et qui est décédé avant le vote – en vérité empoisonné – n’a pas encore été enterré et dont la dépouille mortelle est encore en France.
Après le décès de Guy-Brice Parfait Kolélas, président élu à l’élection présidentielle du 21 mars 2021, le peuple congolais ne reconnaît à M. Sassou Nguesso ni la légalité permettant de gouverner le Congo-Brazzaville, ni la légitimité constitutionnelle d’être président.
De drame en drame notre pays se dirige tout droit vers un trou noir d’une immensité effrayante. Il est temps que retentisse la sonnette d’alarme avant que nous soyons tous engloutis dans un gouffre très profond. Même dans ces périodes de difficultés restons vigilants pour ne pas léguer aux générations futures, si cela n’est déjà fait, un pays complètement délabré.