La campagne de Barack Obama s'est faite autour du thème du changement « Change we can believe ». Il a promis de se démarquer du mode de fonctionnement traditionnel de Washington.
On l'avait donné pour mort. Obsolète. Inadapté et inefficient face aux nouvelles réalités crées par la mondialisation. Les thuriféraires du monde globalisé en faisaient une structure dépassée, à reléguer dans le grand musée de l'histoire. Certains spécialistes des relations internationales et autres observateurs ont cru identifier les prémisses de cette transformation dans un certain nombre de phénomènes qui ont pris de plus en plus d'importance ces cinquante dernières années.
Le capitalisme est en train de vivre ce que tous les spécialistes s'accordent à considérer comme sa plus grave crise depuis la grande dépression de 1929. Les folies du secteur financier ont déclenché une onde de choc qui a atteint l'économie réelle, avec des répercussions dont l'étendue et l'ampleur ne peuvent encore être totalement déterminées avec certitude.