Blog suivi par 56 abonnés

Hellas! Hélas...


Athènes - Grèce / Hellas
  • Pourquoi Syriza peut gagner les élections ?

    Par | 1 commentaire
    J’espère que Syriza pourra impulser quelques changements... Panagiotis, 30 ans, veut encore y croire. C’est le seul parti à pouvoir faire quelque chose poursuit ce professeur titulaire de 30 ans qui, plein de doutes votera de nouveau en faveur du parti de la gauche radicale. Ce dimanche 20 septembre, il est appelé aux urnes pour la troisième fois de l'année, la 10e fois depuis 2009. Le 20 août, après sept mois de pouvoir, le Premier ministre Alexis Tsipras a en effet rendu au peuple un mandat arrivé à son terme : il avait dû entre temps signer un nouveau mémorandum, tournant le dos à l'une de ses promesses électorales qui l'ont propulsé à Maximou, siège du gouvernement, le 25 janvier. La Grèce souscrit donc un prêt de 86 milliards et, une fois de plus, s'engage à appliquer de nouvelles mesures d’austérité, critiquées par ses opposants internes, son opposition de droite et une part de la population. Et si malgré tout, Syriza sortait grand vainqueur de ces élections ? Le Parti de la Gauche radicale est donné au coude-à-coude avec son rival de droite, Nouvelle Démocratie (ND) dans les sondages.
  • Alexis Tsipras : "social-traitre" ou "saint sauveur"?

    Par | 11 commentaires | 5 recommandés
    «  Une mise en œuvre rapide et juste de l'accord nous permettra de sortir de la crise  ». Le 7 septembre, lors de la traditionnelle rentrée politique à la foire internationale de Thessalonique, celui qui promettait la fin de l'austérité et l'annulation des mémorandums, s'est mué en ardent défenseur du troisième mémorandum. Ce nouvel accord de prêts à la Grèce en échange de réformes à appliquer dans le pays, c'est lui-même, Alexis Tsipras, qui l'a signé le 13 juillet. Contre ses engagements de campagne, et des dires de certains députés, contre son parti. Le Premier ministre grec lui-même affirmait pourtant «  ne pas croire  » à cet accord qui aggraverait la « récession » dès la sortie du conseil européen. La «  parenthèse de gauche  » qui avait commencé le 25 janvier 2015 se referme-t-elle ?
  • Alexis Tsipras : la force du symbolique

    Par | 8 commentaires | 6 recommandés
    C’est fait. Après une campagne brillamment menée par Alexis Tsipras, Syriza a remporté les élections législatives et ouvre une nouvelle page de la Grèce contemporaine. Si l’application concrète d’un programme qui ne fait pas l’unanimité reste encore incertaine, c’est sur un autre registre que s’inscrit le nouveau Premier ministre : le symbolique.
  • Syriza : le risque du pouvoir

    Par | 3 commentaires | 5 recommandés
    Le parti de la gauche radicale pourrait remporter les élections législatives qui se tiennent aujourd’hui en Grèce. Mais le Syriza qui se présente face aux grecs diffère à de nombreux égards de celui qui avait été la surprise des élections de 2012. Le processus de professionnalisation impulsé par Alexis Tsipras a surtout visé à marginaliser ses éléments les plus radicaux et à revoir au rabais certaines des positions de son parti. Mais la stratégie est à double tranchant. En cherchant à intégrer le principe de réalité, Syriza risque de mécontenter sa base militante et la frange la plus radicale du parti, qui pourraient bien finir par lâcher le leader, symbole européen de l'autre gauche.
  • « Vous obligez mes amis à partir »

    Par | 6 commentaires | 6 recommandés
    On observe depuis le début de la crise grecque le départ massif à l'étranger de nombreux jeunes s'estimant désormais incapables de rester dans leur pays d'origine. Ce phénomène, encore peu étudié, constitue un enjeu considérable pour la Grèce qui se trouve aujourd'hui dépourvue de la jeunesse prometteuse qui pourrait contribuer à ce que s'améliore la situation. Le témoignage traduit ici permet d'entrevoir les ressorts de ce phénomène.
  • Zoe Constantopoulou (Syriza): « L’austérité assassine le peuple grec »

    Par | 34 commentaires | 22 recommandés
    Le 27 octobre, à l’occasion de la journée parlementaire du Parti de la gauche européenne, des députés de 14 pays ont fait le déplacement à Paris. Parmi eux, une délégation de Syriza, le parti grec de gauche radicale. Zoe Constantopoulou est avocate et députée d’Athènes. Au siège du Parti communiste, place du Colonel-Fabien, elle est revenue pour le Labo grec sur l’action politique de Syriza.
  • En Grèce, le chant de la crise

    Par | 6 commentaires | 13 recommandés
    Reprise de l'EXCELLENT article d'Alexandra Delcamp paru sur le site du Monde Diplomatique.
  • Des militants anti-fascistes « torturés par la police » après des affrontements avec l’Aube Dorée

    Par | 19 commentaires | 11 recommandés
    Je traduis ici un article paru le 9 octobre dans le Guardian. Quinze personnes arrêtées à Athènes ont dit avoir été sujet à ce que leur avocat décrit comme une humiliation du type "Abu Ghraib".
  • Grèce : Le jeu dangereux de la troïka

    Par | 31 commentaires | 15 recommandés
    Plus de 50 000 personnes défilaient hier dans toute la Grèce pour protester contre le nouveau paquet de mesures d'austérité qui sera voté dans les jours à venir au parlement hellénique. Même si les « traditionnels » affronts ont eu lieu à Syntagma, laissant se déchainer la « traditionnelle » violence des policiers, on retient surtout de cette manifestation l'affluence assez faible comparée aux mobilisations précédentes. Certains disent que c'est à cause de la chaleur, d'autres que ce sont les lacrymogènes qui ont fait fuir ceux qui étaient initialement venus, mais il importe surtout de se demander si la résignation n'aurait pas pris le pas sur la protestation.
  • Tsipras: «Syriza gouvernera pour que revienne la justice sociale»

    Par | 42 commentaires | 24 recommandés
    A.Tsipras au soir des élections du 17 juin © U.Mathieu A.Tsipras au soir des élections du 17 juin © U.Mathieu
    Le journal grec To Vima a publié dimanche une interview du leader du parti de gauche radicale Syriza, Alexis Tsipras. Plus de deux mois après les élections qui ont permis à Syriza de devenir la deuxième force politique du pays, c'est l'occasion pour le chef de l'opposition de faire part de ses positions, en vue de la rentrée politique qui s'annonce agitée.