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L'Ombre du Regard

  • L'infiltré de la Havane, Nikos Maurice

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    Même si l’auteur semble s’être bien documenté sur les derniers mois de Batista et la montée en puissance de Castro, exposant les dissensions existant entre les différents courants politiques, l’ingérence américaine dans le business, le renseignement, avec en filigrane l’avortement et la déstabilisation de la révolution castriste, il y manque un je ne sais quoi, une sensibilité qui colle à la peau.
  • Le cosaque de la rue Garibaldi, Claude Gutman

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    Il y a des auteurs qui se contentent d’écrire. On ne sait pas bien pourquoi, d’ailleurs, pour raconter leur histoire, parce qu’ils en ont l’habitude ou en éprouvent une impérieuse nécessité, parce qu’ils ont déjà publié un livre, alors ils en publient deux, trois et plus, se contentant de raconter encore et encore leur « moi », leur histoire de familles et leurs secrets.
  • Sanguinaires, Denis Parent

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    Nous voilà en Corse. Pas n’importe laquelle, celle d’un « pinzutu » nommé Denis Parent, éternel continental aux yeux des natifs. Elle est l’artefact scénique de Sanguinaires.... Un récit, plus qu'un polar, entre l'errance intérieure d'un père, de son fils et de son petit-fils.
  • Les Petites Filles, Julie Ewa

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    L’histoire, quasi divertissante malgré son tragique, serait selon l’éditeur et quelques enthousiastes commentateurs remarquablement documentée ! Bien documentée pour qui ? Pour ceux qui ne savent rien ou presque de la Chine ? Pour les bobos en mal de sauvetage du monde ? Car c’est bien là où justement cette narration pèche par ambition et par défaut.
  • Une Antigone à Kandahar

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    Ni ouvrage contre le terrorisme, ni récit antimilitariste, Une Antigone à Kandahar souligne néanmoins l’absurdité de notre angélisme qui berce l’arrogance de nos démocraties, nous persuadant que nous avons tous les droits et par-dessus tout, le Droit comme un blanc-seing.
  • Le pot de confiture

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    Je les vois, je les écoute. Palabrer, polémiquer, s’invectiver. Ils se posent tous des questions, la même à vrai dire. Qui est responsable de cette tragédie dont on suit le déroulement, scène après scène, retransmise en direct sur nos écrans de télévision. Une tragédie qui ne connait pas de frontières, qui se fout des conventions, des internationales comme des nationales, des collectives comme des individuelles. Une tragédie qui répète son inlassable scénario toujours autour des mêmes acteurs, des bourreaux et des victimes, des bourreaux en col blanc ou enturbannés, des victimes anonymes, chaque jour par centaines aux quatre coins du monde et la mort qui fait son cinéma.
  • Encore, Hakan Günday

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    La pire chose est quand le crime devient normal, quand tu ne perçois plus chaque meurtre comme le premier commis au monde. Ça veut dire que tu es habitué, c’est une maladie, mais qui te permet de continuer à vivre. » Hakan Günday, Encore
  • Camille, mon envolée - Sophie Daull

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    Écrire la douleur pour ne pas se laisser entraîner dans son cyclone destructeur, pour conjurer cette envie d’anéantissement qui habille chaque cri, chaque sanglot, quand la réalité vous ramène dans cet interstice d’un temps qui semble désormais s’être figé pour l’éternité entre l’avant et l’après. Écrire pour ne plus sentir dans sa chair ce lent écorchement à vif né du sillon de l’indicible.
  • Le cricket club des Talibans, Timeri N. Murari

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    « La place des femmes est dans la maison ou dans la tombe. Il vous faudra une permission pour sortir, et quand vous sortirez, vous devez être accompagnées de votre mahram. », sinon vous serez fouettées ainsi que votre mahram, incapable de se faire obéir. Tel est, sous la loi talibane et autres barbares de Dieu, le rôle rétrograde qui échoit aux femmes sous peine de mort par lynchage, balle de kalach dans la tête, pendaison et décapitation, non sans avoir été souvent auparavant, minutieusement violée. Le ministre de la Promotion de la vertu et de la Répression du vice et ses sbires veillent, comme une peste noire qui s’étend actuellement un peu partout, sur celles qu’ils considèrent comme un cheptel sexuel et reproducteur, entre putes et vice contre nature.Cette place en liberté surveillée, ou plutôt cette négation de la femme dans les sociétés où la charia s’impose comme un couvre feu des corps qui doivent être indiscernables, burqa pour les femmes, barbe, turban et tenue vestimentaire identique pour les hommes, afin d’effacer toute individualité pour ne laisser d’espace qu’à la peur, voire la terreur, est à mon sens le véritable sujet du livre de l’écrivain Indien Timeri N. Murari, Le cricket club des Talibans.
  • 2084 La fin du monde, Boualem Sansal

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    Il y a longtemps, me suis-je dit, à la lecture des premières pages de 2084 la fin du monde, que je n’ai éprouvé ce plaisir jubilatoire et égoïste d’avoir sous les yeux un grand livre. Mais comme nous le scande la publicité : ça, c’était avant… Avant de parachever la lecture de cette fable orwellienne s 2084 de Boualem Sansal n’est pas, loin s’en faut, le clone de 1984 de Georges Orwell.